Patrick Roy

Un 1500e match pour les «nouveaux Remparts»

Les Remparts de Québec disputeront le 1500e match de leur renaissance, vendredi au Centre Vidéotron, à l’occasion de la visite des Tigres de Victoriaville.

L’idée de relancer les Remparts, disparus au terme de la saison 1984-1985, a pris naissance lors d’une ronde de golf entre Patrick Roy, Jacques Tanguay, Julien Gagnon (gouverneur de l’équipe) et un ami du gardien de but dont la carrière professionnelle était toujours active, à l’époque.

«Nous étions au club de golf de Rosemère, on avait eu l’idée de faire revivre les Remparts. Il s’agissait d’un beau projet, on ne savait pas où cela allait mener, mais ce fut une belle aventure», confiait l’entraîneur-chef et directeur général de l’équipe, jeudi, avant une séance d’entraînement en gymnase de ses joueurs.

La deuxième génération des Remparts a connu une progression rapide au niveau de la popularité. À l’instar des Remparts en or, au début des années 1970, ils ont rempli le Colisée Pepsi pendant de nombreuses années après avoir quitté leur premier domicile au PEPS, où ils ont fait leur début en 1997-1998 après le rachat de la franchise des Harfangs de Beauport.

Lors des 13 dernières années, les Remparts ont attiré plus de 300 000 spectateurs par saison, atteignant leur plus haut sommet en 2015-2016 à l’occasion de l’ouverture du Centre Vidéotron avec 470 384 spectateurs.

«Ç’a été un beau succès, et ç’a en est encore un. Nous avons toujours voulu offrir un bon produit sur la glace et les gens de Québec nous le rendent bien. Et j’aime voir qu’il y a un bel avenir devant nous avec notre noyau actuel et tous les choix que nous possédons», notait celui qui dirigera un 585e derrière le banc des Remparts, vendredi, ce qui lui confère le cinquième rang parmi les entraîneurs en ayant dirigé le plus avec la même équipe. Guy Chouinard, Éric Lavigne et Philippe Boucher ont été les autres coachs de la seconde génération. La prochaine victoire de Roy lui permettra de rejoindre André Tourigny au 12e rang de l’histoire, ce dernier en comptant 365. 

Pour cela, les Remparts devront offrir un meilleur rendement que lors de la défaite de 3-2 contre Gatineau, mercredi. «J’étais déçu», avouait-il en ramenant la conversation dans le moment présent.

«On venait de gagner deux grosses victoires à Moncton et Halifax, on avait la chance d’en remporter trois de suite [pour une deuxième fois de la saison]. Ce qui m’a dérangé le plus, c’est qu’ils [les Olympiques] ont travaillé plus fort que nous, et nous, on a pensé qu’on pouvait relâcher un peu la pédale», disait le Diable rouge en chef.

Développement

Les Remparts étant assurés d’affronter l’une des puissances de la LHJMQ en première ronde, et ce, qu’ils terminent en sixième, septième ou huitième position de la conférence de l’Est, Roy veut favoriser le développement de sa troupe et trouver une façon de rendre l’offensive plus productive.

«J’aimerais qu’on soit plus menaçant, on va travailler là-dessus dans le prochain segment. Et si on parvient à maintenir l’adversaire à trois buts et moins, on va remporter notre part de matchs», convenait celui dont la troupe montre un dossier de 17 victoires et 42 points de classement en 40 matchs.