Patrick Roy en avait long à dire, vendredi soir, à propos des officiels après que ses protégés se soient inclinés 3 à 2 face aux Tigres de Victoriaville au Centre Vidéotron.

Tigres 3/Remparts 2: Roy casse encore du sucre sur le dos des arbitres [VIDÉO]

Pour un deuxième match consécutif, l’entraîneur-chef des Remparts de Québec, Patrick Roy, en avait long à dire vendredi soir à propos des officiels après que ses protégés se soient inclinés 3 à 2 face aux Tigres de Victoriaville au Centre Vidéotron.

Dans un match relativement tranquille, les Remparts ont reçu cinq pénalités et les Tigres deux, mais les visiteurs ont capitalisé à deux reprises en supériorité numérique.

«Le coach de l’autre bord doit être pas mal fatigué. Il a coaché et arbitré en même temps...», a laissé tomber Roy, dépité, après la partie en parlant de son homologue Louis Robitaille. 

«On n’a jamais l’avantage au niveau de l’arbitrage dans notre amphithéâtre. C’est beau, c’est grand... Eux, ils se voient dans la Ligue nationale et ils se disent que c’est le temps de montrer qu’ils ont du caractère, de montrer qu’ils sont capables de donner des pénalités aux Remparts», a-t-il poursuivi.

«Un moment donné, il y avait un officiel qui était en train d’expliquer à mon coach des défenseurs comment jouer... Il y a des choses qui se passent ici et c’est un peu frustrant. On parle souvent de respect, mais quand le coach adverse passe la moitié du match debout sur le banc, c’est quoi le respect qu’il a pour le coach local? Je trouve ça décevant», a repris Roy, qui n’avait par ailleurs pas grand-chose à reprocher à ses joueurs.

«Moi, je trouve qu’on a été la meilleure des deux équipes. On a eu des chances de marquer à la toute fin, on a essayé de revenir dans le match», a-t-il commenté, le nombre de lancers dangereux de chaque côté, 16 contre 11 en faveur des Remparts, lui donnant raison.

Les Tigres en avant

Édouard Ouellet, avec un tir par-dessus l’épaule gauche de son ex-coéquipier Tristan Côté-Cazenave, et Brooklyn Kalmikov ont donné une priorité de deux buts aux visiteurs en première et Alex Degagné, avec un tir de loin, a porté le pointage à 3 à 0 en début de deuxième.

Les Diables rouges n’ont toutefois jamais abdiqué et sont revenus dans le match avec deux buts en moins d’une minute. Anthony Gagnon, qui a complété un beau jeu de passes de James Malatesta, et Jacob Melanson, qui a marqué sur un retour, ont déjoué Fabio Iacobo.

Côté-Cazenave a avoué après le match que ses anciens frères d’armes avaient réussi à le déranger en mettant de la circulation devant son filet. «Félix Paré et Thomas Éthier étaient souvent devant et, dans ce temps-là, il y a beaucoup de rondelles qui dévient. J’aurais aimé pouvoir arrêter le troisième but car, au-delà du match contre mon ancienne équipe, il y avait deux points en jeu et c’est la course aux séries», a déclaré le gardien.

«Il y a eu trop de punitions encore, on ne s’est pas aidés et quand on a eu des avantages numériques en fin de match, on n’a pas réussi à marquer», a-t-il enchaîné.

L’entraîneur des Tigres, Louis Robitaille, avouait après la partie que ses joueurs étaient fébriles à l’idée d’affronter Côté-Cazenave pour la première fois. «Il a passé trois saisons chez nous, on le connaît extrêmement bien, car on l’a vu grandir. On connaît ses forces et ses faiblesses et il fallait mettre des gars devant lui.»

Robitaille a également salué le travail de son attaquant lévisien Félix Paré. «Félix a joué un fort match et il s’est sacrifié pour bloquer un dangereux tir au but.»

NOTES : Édouard Ouellet, des Tigres, adore vraisemblablement jouer contre les Remparts. L’ailier de 20 ans a six buts cette saison et quatre d’entre eux ont été marqués contre les Diables rouges... L’attaquant Pierrick Dubé des Remparts n’était pas de l’alignement vendredi en raison de mortalité dans sa famille. Le Japonais Yu Sato a donc revêtu l’uniforme et obtenu une aide sur le but de Jacob Melanson...

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SÉVIGNY, DEUXIÈME GÉNÉRATION

L’ancien des Canadiens de Montréal et des Citadelles de Québec Pierre Sévigny a deux fils hockeyeurs et, au cours des deux dernières saisons, les deux portaient les couleurs des Tigres de Victoriaville. Cette année, Vincent doit cependant se débrouiller seul alors que son frère aîné Mathieu a traversé l’Atlantique.

«J’ai vraiment aimé jouer avec lui les deux dernières saisons. Présentement, il est en France, il est parti là-bas avec sa blonde et on se parle toutes les semaines», explique le grand défenseur natif de Québec à propos de son frère qui s’aligne cette année avec les Dogs de Cholet en première division française.

Un camp coûte que coûte

Après avoir participé au camp d’entraînement des Kings de Los Angeles, Vincent, qui est âgé de 18 ans, mais n’a pas été repêché, a la ferme intention de prendre part à un autre camp professionnel l’automne prochain.

«Je n’ai pas eu de nouvelles des Kings depuis le camp, mais, de toute manière, je vise un camp, peu importe l’équipe», poursuit celui qui veut faire carrière au hockey comme son père qui a passé 14 saisons chez les pros.

«Je sais que je dois améliorer ma rapidité et ma prise de décisions. Des fois, tu penses que tu es proche, mais tu ne l’es pas encore. C’est une autre dimension. Mon père, jouer au hockey, ça a été sa vie et c’est ça que je veux faire moi aussi», enchaîne-t-il.

De bons mots

L’entraîneur des Tigres, Louis Robitaille, n’a que de bons mots pour les frères Sévigny. «J’ai adoré les diriger, ils ont une éthique de travail irréprochable. Mathieu est plus verbomoteur comme son père alors que Vincent est davantage un leader silencieux», expliquait-il avant la partie.

Ce n’est pas pour rien que Robitaille a nommé Sévigny assistant-capitaine. «Au début de la saison, il voulait en faire un peu trop, mais jamais il ne faisait des erreurs par manque de travail. Il joue de 25 à 27 minutes par match et il se distingue de plus en plus comme un défenseur d’élite. Je ne suis pas inquiet, Vincent sera un joueur de hockey professionnel», termine-t-il. Ian Bussières

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LOUIS ROBITAILLE RECHAUSSE LES PATINS

L’entraîneur-chef des Tigres de Victoriaville Louis Robitaille a rechaussé les patins vendredi après-midi sur la glace du Centre Vidéotron avant de prendre sa place derrière le banc de son équipe quelques heures plus tard. En compagnie d’ex-joueurs des Tigres comme son adjoint Carl Mallette, Matthew Lombardi, Pierre-Luc Sleigher, Sébastien Thinel et Yves Racine, il a disputé un match amical avec un groupe de gens d’affaires des Bois-Francs. Avec deux buts et quatre aides, Robitaille a certes disputé un de ses meilleurs matchs à vie. Toujours humble, celui qui a déjà disputé deux matchs avec les Capitals de Washington a préféré souligner les quatre buts inscrits par Mallette. Ian Bussières

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PATRICK ROY DANS LE TOP 10 POUR LES VICTOIRES

La victoire des Remparts mercredi contre les Sea Dogs de Saint John était la 395e en carrière de Patrick Roy comme entraîneur dans la LHJMQ, ce qui l’amenait à égalité avec l’ex-entraîneur des Cataractes de Shawinigan, du Drakkar de Baie-Comeau et des Mooseheads d’Halifax Éric Veilleux en dixième place dans l’histoire de la ligue. Avec 595 victoires en carrière avec le Laser de Saint-Hyacinthe, les Foreurs de Val-d’Or, le Drakkar de Baie-Comeau et les Saguenéens de Chicoutimi, l’actuel député conservateur de Chicoutimi-Le Fjord, Richard Martel, est toujours l’entraîneur le plus victorieux de l’histoire du circuit. Ian Bussières

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CHARLE TRUCHON, NOMMÉ JOUEUR ÉTUDIANT DU MOIS

Avant la partie, les Remparts ont récompensé le jeune défenseur Charle Truchon à titre de joueur-étudiant du mois de janvier. Élève de cinquième secondaire, l’arrière de 16 ans sélectionné en deuxième ronde par les Remparts lors du repêchage de l’été dernier montre une fiche de 12 aides en 37 matchs, mais est toujours à la recherche de son premier but dans la LHJMQ. Ian Bussières