Théo Rochette (à gauche) a publié sur Instagram dimanche une photo de lui et William Dufour plus jeunes dans l’uniforme des Remparts.

Théo Rochette: «L’équipe de ma jeunesse!»

Même s’il avoue qu’être échangé constitue un «gros changement», c’est avec le sourire que le centre Théo Rochette s’amène chez les Remparts. Il avait tellement hâte d’enfiler l’uniforme des Diables rouges qu’il s’est prêté à une séance de photos tout juste avant de prendre l’avion pour s’envoler vers la Suisse, où il passera une dizaine de jours avec sa famille.

«J’en avais parlé avec mon agent et on avait conclu que je ne serais probablement pas échangé. Cependant, Yanick [Jean, entraîneur et directeur général des Saguenéens de Chicoutimi] m’a dit qu’il avait eu une bonne offre pour moi. J’ai décidé d’accepter la transaction», a déclaré Rochette en entrevue téléphonique avec Le Soleil à partir de l’Aéroport Jean-Lesage.

Rochette avoue que le fait de pouvoir enfiler l’uniforme des Remparts l’a amené à voir l’échange d’une façon positive. «Les Remparts, c’est l’équipe de ma jeunesse!» poursuit celui qui est né en Suisse de parents canadiens et qui a vécu au Québec de l’âge de 6 ans à l’âge de 10 ans. «Mes grands-parents habitent toujours à Donnacona et j’ai joué avec les mini-Remparts quand j’étais petit. J’ai toujours rêvé de jouer pour les “vrais” Remparts», confie-t-il. 

Rochette a déjà discuté avec le dg et entraîneur Patrick Roy et apprécie la confiance qu’il lui accorde. «Il m’a dit que j’aurais un rôle important et qu’il voulait construire avec moi pour les deux ans et demi qui restent à mon stage junior. Il veut miser sur moi et [James] Malatesta et aller chercher d’autres jeunes joueurs.»

Né en Suisse de parents canadiens et ayant vécu au Québec de l’âge de 6 ans à l’âge de 10 ans, Théo Rochette sera admissible au repêchage de la grande ligue, cette année.

Repêchage

En cette année où il sera admissible au repêchage de la Ligue nationale de hockey, Rochette apprécie aussi le temps de glace accru dont il disposera avec une équipe jeune en période de reconstruction. «J’aurai de bonnes responsabilités et ça devrait m’aider à être repêché plus haut. Cependant, mon but à moi est d’être repêché, le rang n’a pas vraiment d’importance.»

Le joueur de centre est malgré tout un peu triste de quitter les Saguenéens, où il s’était fait plusieurs amis depuis ses débuts dans la LHJMQ l’an dernier. «J’ai eu beaucoup de plaisir à Chicoutimi, c’est une excellente organisation et je n’ai rien à redire de mon séjour là-bas.»

Théo Rochette vient d’une famille qui trempe dans le hockey depuis plusieurs années. Son père est présentement analyste de hockey en Suisse après une carrière comme arbitre professionnel et quelques années comme joueur et joueur-entraîneur au hockey universitaire et semi-professionnel helvète. Sa mère, une assistante médicale, est présentement au Québec avec fiston, mais retournera bientôt en Suisse.

Chez les Remparts, Rochette retrouvera aussi Cole Cormier, une autre nouvelle acquisition de Patrick Roy qui a joué quelques saisons de hockey mineur en Suisse. «Mon père connaît très bien son père [l’ex-hockeyeur Derek Cormier] et il semblerait que j’aie joué deux saisons contre Cole dans le hockey mineur suisse! Pour tout vous dire cependant, je ne m’en souviens pas du tout!» laisse-t-il tomber.

D’autres acquisitions

De son côté, Cormier a déclaré au Soleil qu’il ne connaissait pas Rochette personnellement. «Cependant, pour l’avoir vu jouer, je sais que c’est un très bon joueur et j’ai bien hâte de faire connaissance avec lui», a déclaré le Néo-Brunswickois né en Allemagne. «Je crois que de passer chez les Remparts sera une bonne chose pour moi. C’est une équipe jeune où il y a beaucoup de talent.»

Quant à l’autre nouvelle acquisition des Remparts, le défenseur Gabriel Belley-Pelletier, il s’attendait à changer de décor. «Je n’étais pas certain, mais je sentais qu’il y avait quelque chose qui se passait. Je n’ai pas eu la première moitié de saison que j’aurais voulu. J’avais été meilleur l’an passé et, en parlant avec mes anciens coachs à Shawinigan, je me suis rendu compte qu’un changement d’air pourrait me faire du bien», a-t-il déclaré.

Le natif de Saint-Pascal de Kamouraska se rapproche de sa région natale en s’installant à Québec. Il croit pouvoir retrouver ses moyens avec une équipe en reconstruction. «Je vais pouvoir évoluer et reprendre confiance. Ce sera un nouveau défi!»