Malgré l’épidémie de coronavirus et ses conséquences, l’entraîneur-chef des Remparts Patrick Roy a indiqué qu’il n’avait pas senti d’inquiétude particulière chez ses joueurs.

Suspension de la saison: dans le meilleur intérêt des joueurs, selon Roy

Le directeur général et entraîneur-chef des Remparts de Québec, Patrick Roy, estime que la décision de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) de suspendre temporairement ses activités a été prise dans l’intérêt supérieur des joueurs.

«Je suis convaincu que la décision a été prise dans le meilleur intérêt des joueurs», a déclaré Roy jeudi en conférence téléphonique. «Moi, je pense que la Ligue n’avait pas le choix», a-t-il ajouté en faisant référence aux craintes liées au coronavirus et à la suspension des activités de plusieurs ligues professionnelles pour freiner la propagation.

Le pilote des Diables rouges indique cependant qu’il n’avait pas senti d’inquiétude particulière chez ses joueurs. «Ça fait drôle à dire, mais on n’est pas “connectés” pareil comme les autres. C’est moins véhiculé ici [que dans d’autres pays], on en entend moins parler.»

Regroupements interdits

Concrètement, les directives édictées par la Ligue signifient non seulement que tous les matchs sont suspendus, mais que les joueurs n’auront pas non plus le droit de se regrouper.

«Nous n’avons plus le droit d’avoir des activités d’équipe. Les gars ont le droit de s’entraîner, de patiner, mais pas en équipe. On n’a pas non plus le droit de tenir des meetings d’équipe. Tout doit être fait de façon individuelle», poursuit Roy, qui n’a pas laissé de directive particulière à ses protégés et refera le point avec eux la semaine prochaine.

«On va les laisser tranquilles en fin de semaine. Ils vont rester chez eux et aller à l’école comme d’habitude et on verra ce qu’on fait au début de la semaine.»

Roy n’a pas voulu non plus s’avancer quant aux différents scénarios qui pourraient être appliqués par la LHJMQ lors de la reprise des activités. «Je n’embarque pas là-dedans, car c’est de la pure spéculation. La Ligue décidera ce qu’il adviendra des séries.»

Pas comme en 1994-1995

Dressant un parallèle avec le lock-out de 1994-1995, qui avait raccourci la saison de la LNH à 48 matchs, Roy a signalé que la situation actuelle était bien différente. 

«Oui, plusieurs matchs n’avaient pu être disputés, la saison avait été interrompue et on n’avait plus accès aux arénas, mais on faisait des tournois, on pouvait s’entraîner ensemble», ajoute-t-il.

Roy précise aussi que le retrait des matchs de la fin de semaine, alors que l’Océanic de Rimouski et le Phoenix de Sherbrooke devaient s’amener au Centre Vidéotron, aurait un impact sur l’équipe.

«C’est certain, tout s’arrête à un moment où le club joue bien et pour des matchs, du moins celui contre Rimouski, où on attendait une grosse foule. Cependant, on ne contrôle pas cette partie-là!», a-t-il conclu.