Je trouve ça de valeur pour nos partisans, qui méritent mieux que ce qu’on leur offre. Je trouve leur patience extraordinaire», disait l’entraîneur-chef Patrick Roy après la raclée.

Shawinigan 7/ Québec 1: les Remparts giflés à la maison

Rien ne va plus pour les Remparts de Québec, qui ont été giflés 7-1 devant leurs partisans par les Cataractes de Shawinigan, vendredi. Ils encaissaient ainsi une quatrième défaite de suite au Centre Vidéotron, où ils n’ont gagné qu’une fois à leurs huit derniers matchs.

Une poussée de cinq buts des visiteurs en deuxième période a complètement bousillé leur soirée. Dans la victoire des siens, Jérémy Martin s’est amusé comme un petit fou avec une récolte de quatre buts.

Imaginez, les Remparts tiraient de l’arrière 7-0 quand Anthony Gagnon a profité d’un double avantage numérique en fin de deuxième.

Mine de rien, il s’agissait d’une sixième défaite d’affilée pour les Remparts, qui ont concédé 28 buts à l’adversaire à leurs quatre derniers matchs.

«Je ne suis pas découragé, pas fâché non plus, mais je suis déçu, c’est certain. Je trouve ça de valeur pour nos partisans, qui méritent mieux que ce qu’on leur offre. Je trouve leur patience extraordinaire», disait l’entraîneur-chef Patrick Roy après la raclée.

À part le gardien Émerik Despatie, qui a bien fait en troisième après avoir pris la relève à Anthony Pagliarulo à 4-0, en deuxième, personne ne méritait des éloges dans le coin rouge.

Mauvaise période

«On a des joueurs qui traversent une très mauvaise période. Des gars comme [Darien] Kielb et [Dylan] Schives, ce sont des revirements par-dessus des revirements. Ils sont supposés jouer contre les meilleurs trios en l’absence de Savoie. Quand eux autres embarquent dans le festival des patarafes, on va s’entendre pour dire qu’on aura une soirée difficile», illustrait Roy.

Après la deuxième période, l’entraîneur-chef n’est même pas allé voir ses joueurs dans le vestiaire. Il voulait que la solution vienne de leur côté.

«On a beau avoir tous les X et O de la planète, si on est pas capable de gagner nos batailles, on va avoir des soirées difficiles. C’est la base, et ça ne fait pas partie de l’équation, présentement.»

À la porte du vestiaire, Gagnon mettait le blâme de la défaite sur les revirements. «Ça s’est effondré en deuxième. Il n’y a pas d’excuse, on a fait trop de turnovers, ça nous coûte des buts. Qu’est-ce que tu veux qu’on dise? Il faut arrêter de faire de revirements. On reprend une nouvelle page et on recommence demain [samedi]», indiquait l’ailier droit.

Kirill Nizhnikov, Valentin Nussbaumer et Olivier Nadeau ont aussi marqué pour les Cataractes. «Non, ce qui compte, c’est la victoire. Les quatre buts, je les ai faits pour l’équipe, pas pour moi», disait Martin en refusant de dire s’il venait de connaître un match de rêve.

Bon prince, l’entraîneur-chef Daniel Renaud comprenait le désarroi des Remparts. «J’ai aimé la façon qu’on a compétitionné et travaillé. Autant Québec que nous, on est deux jeunes équipes. Ce sont des choses normales qui arrivent, c’est dur pour une équipe sans expérience de se relever.»

Bonne ou mauvaise nouvelle, les Remparts ont encore deux matchs à disputer, en fin de semaine. Ils visitent les Tigres, à Victoriaville, samedi, et reçoivent Charlottetown, dimanche (15h).

«Il faut aller dans le solage de la maison et s’assurer qu’on fait un meilleur travail au niveau de la compétition, précisait Roy. Je pense que je vais les laisser aller un peu, les gars savent ce qu’ils ont à faire. J’ai confiance que le déclic va se faire à un moment donné, mais on traverse une période excessivement difficile et va falloir trouver une façon de s’en sortir.»

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LES CATARACTES DANS L'ATTENTE DE LA SUSPENSION À ROBIDOUX

Un nuage noir flotte au-dessus de Mikaël Robidoux. Et il ne se dissipera pas tant et aussi longtemps que le vice-président à la sécurité des joueurs de la LHJMQ, Éric Chouinard, ne rendra pas son verdict sur la suspension qui attend l’attaquant des Cataractes de Shawinigan.

Robidoux a d’ailleurs discuté avec le préfet de discipline au cours de la journée de vendredi à la suite de sa mise en échec par derrière à l’endroit d’Antoine Leblanc, de l’Océanic de Rimouski, dimanche, qui lui vaut présentement d’être suspendu indéfiniment.

«Le plus dur dans tout cela, c’est l’attente de connaître la décision finale. À partir de là, on pourra tourner la page», indiquait l’entraîneur-chef des Cataractes Daniel Renaud avant le match contre les Remparts.

L’ancien adjoint de Philippe Boucher ne jouait pas à l’autruche. Il s’attend à une sanction, et parce que le joueur n’en est pas à sa première faute, celle-ci sera assurément plus longue que courte, selon les avis qui circulent. N’en demeure pas moins que Renaud a été affecté par cette neuvième suspension imposée à Robidoux depuis le début de sa carrière dans la LHJMQ.

«Ce ne sera pas deux ou trois matchs, à cause du principe [de récidivité]. Je connais Mikaël depuis qu’il a 16 ans, je l’ai dirigé avec les Remparts. La journée où ça s’est passé, et le lendemain, ça m’a atteint et j’ai 37 ans. Alors pour ses coéquipiers, des gars de 16 à 20 ans, c’est certain que ça les atteint, eux aussi. Pour Mikaël, présentement, il y a aussi le doute de ne pas savoir si ce sera 2 , 3 , 10 , 12 matchs», précisait Renaud.

Il pensait bien que celui qui a écopé d’une suspension de 15 matchs la saison dernière avait réussi à contenir ses ardeurs.

«Il est avec nous depuis Noël, l’an passé, et dans les 11 mois, j’ai vraiment senti que Mikaël avait appris, que le message avait été saisi. Il donne cinq à six mises en échec par soir, il doit être rendu à 300 avec nous, et c’était la première fois qu’il parlait à Éric. Je ne suis pas en train de dire que le geste était correct, mais je sentais qu’il était dans la bonne direction», notait celui qui a souvent répété à Robidoux, entre autres, de ne pas toucher à un rival dont les patins font face à la bande et que l’on voit le numéro. Carl Tardif

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EN VITESSE

Yu Sato (Remparts) et Vasily Ponomarev (Cataractes) étaient des coéquipiers avec le Krylia Sovetov U-16 de Moscou, il y a deux ans. Sato avait terminé premier compteur de l’équipe avec 27 points, trois de plus que Ponomarev. Vendredi, c’était aussi un soir de retrouvailles pour les deux familles, puisque les parents de Sato passaient le match avec Pavel Ponomarev, le père du joueur des Cataractes qui est aussi leur entraîneur des habiletés individuelles… L’absence de Nicolas Savoie s’étirera encore sur une période de 10 à 14 jours, a confié Patrick Roy, avant le match… Du côté des bonnes nouvelles, l’attaquant Gabriel Montreuil reviendra au jeu samedi tandis que le défenseur Édouard Cournoyer enfilera l’uniforme à compter de jeudi… Les Remparts ont rendu hommage à leur thérapeute sportif Steve Bélanger, qui a franchi le cap des 1500 matchs dans la LHJMQ… L’entraîneur-chef des Cataractes Daniel Renaud est satisfait du rendement de William Veillette, un ancien des Chevalier de Lévis. «Il est un guerrier, un compétiteur hors pair. Et je ne serais pas surpris qu’il y ait un déclic offensif dans son cas prochainement», disait-il… Carl Tardif