Le défenseur Nicolas Savoie, qui a été sévèrement projeté dans la bande par Vincent Senez, des Cataractes, vendredi dernier, ratera au moins un mois d'activités.

Savoie ratera au moins un mois, celui qui l'a blessé suspendu un match

Après un trop long voyage d’où ils n’ont rapporté que trois points, les Remparts ajoutent l’absence prolongée de Nicolas Savoie dans la colonne des mauvaises nouvelles. Le défenseur de 16 ans a subi commotion et fracture, vendredi, et ratera de quatre à six semaines.

Ce qui signifie au minimum une dizaine de rencontres, alors que celui qui a expédié Savoie la face première dans la bande écope d’un match de suspension. Une situation qui irrite Patrick Roy.

«Je trouve qu’un match, ce n’est pas assez. C’est la responsabilité de la Ligue de protéger les joueurs. Sur les coups à la tête, la Ligue doit être moins permissive. Et dans cette situation précise, le joueur n’allait pas enlever la rondelle, qui était partie depuis trois secondes, mais il y allait pour faire mal», fait valoir l’entraîneur-chef des Remparts, déçu de la clémence du directeur de la sécurité de la LHJMQ, Éric Chouinard.

La seule victoire du club junior majeur de Québec dans un périple de quatre rencontres a été assombrie par la perte de Savoie, à Shawinigan. En tout début de match, l’ailier Vincent Senez l’a frappé à la ligne bleue des Cataractes, le visage de Savoie donnant contre la rampe.

Ce qui vaut au numéro 14 «une légère commotion et une fracture de l’os de la joue», selon le rapport publié par les Remparts lundi. Savoie a été opéré dimanche et «sera absent du jeu pour une période de quatre à six semaines».

Senez est suspendu un match pour assaut, même si aucune pénalité n’avait été décernée au moment des faits par les arbitres Nicolas Leduc et Jonathan Trudel. À la lumière de la discussion entre Chouinard et Roy, que les officiels n’aient pas pénalisé le geste n’émousse en rien le pouvoir de châtiment de la Ligue.

Il s’agit d’une deuxième partie de suspension cette saison pour le joueur de troisième année des Cataractes, lui qui avait aussi subi les foudres du préfet de discipline à deux reprises l’an dernier pour quatre autres rencontres passées dans les gradins.

«Quand la suspension [de 15 matchs] à Mikaël Robidoux est tombée, on l’a acceptée parce que c’est la responsabilité de la Ligue de protéger les joueurs. On ne veut jamais voir un jeune de 16 ans subir une blessure comme celle-là. Ce n’est pas dans les valeurs de la Ligue», affirme Roy, n’allant toutefois pas jusqu’à demander que le coupable rate systématiquement le même nombre de matchs que l’adversaire qu’il a blessé.

Pour le coup de Robidoux, plus violent et spectaculaire, le jeune Xavier Simoneau, attaquant de 17 ans des Voltigeurs de Drummondville, avait loupé trois rencontres.

Moins longue absence pour Robidoux

À peine revenu de sa suspension, Robidoux est par ailleurs à son tour sur le carreau à cause d’une commotion cérébrale subie mercredi. Son absence doit toutefois se limiter entre 7 et 10 jours. Il en aura le cœur plus net lors d’examens à passer mardi. Ce qui devrait permettre son retour au jeu vendredi, contre Shawinigan, ou sinon dimanche, contre Rimouski. 

Tous des matchs locaux au Centre Vidéotron de Québec, car après un exil de huit jours sur la route, Roy et sa bande s’installent à domicile pour leurs cinq prochaines sorties.

Les Remparts évoluent de plus sans leur gardien de but numéro un, Derek Baribeau (fracture de la main), celui qui occupait le sommet des marqueurs de l’équipe au moment de sa blessure, l’attaquant Louis-Filip Côté (entorse à la cheville), et le défenseur américain Braeden Virtue (dislocation de l’épaule).

Baribeau sera le premier des trois à reprendre le collier d’ici une à deux semaines, Côté à la mi-décembre et Virtue en janvier.