Après avoir refusé un but aux Remparts dans l’engagement médian, l’officiel en a refusé un deuxième en début de troisième période. ce qui a soulevé l’ire de l’entraîneur-chef Patrick Roy, puis un troisième.

Saint John 1/Remparts 4: un superviseur occupé [VIDÉO]

Les Remparts de Québec ont marqué sept buts mercredi soir, mais ils ne l’ont emporté que 4 à 1 sur les Sea Dogs de Saint John dans un match où ils se sont vu refuser trois buts par les officiels.

«Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu le superviseur aussi occupé que ma quatrième ligne», a raillé l’entraîneur des Remparts, Patrick Roy, après la partie. «Moi, j’ai de la misère à gérer ça. Ce sont mes joueurs qui m’ont ramené à l’ordre», a-t-il poursuivi.

Le premier but refusé est survenu huit minutes après le début de la deuxième période alors que la rondelle avait pourtant bel et bien pénétré dans la partie supérieure du filet avant d’en ressortir.

En troisième, le juge de lignes a dit non à ce qui aurait dû être le deuxième du match de Pierrick Dubé, signifiant qu’il y avait hors-jeu sur la séquence. La décision n’a pas fait l’affaire de Patrick Roy, qui a fait signe à l’officiel de venir le voir.

Finalement, à la toute fin du match, c’est Darien Kielb qui croyait avoir marqué avec une habile feinte du revers. Encore une fois, après révision de la séquence, les officiels ont déterminé qu’il y avait hors-jeu.

«J’ai l’impression qu’il y a beaucoup de décisions qui sont contre nous cette saison. Je ne sais pas si les arbitres ont quelque chose contre nous ou si c’est parce que c’est au Centre Vidéotron et qu’ils veulent impressionner», a commenté Roy, qui était tout de même satisfait du travail des siens à l’attaque.

L’avantage numérique a en effet souri aux Remparts en début de match. Anthony Gagnon, avec un puissant lancer frappé, avait ouvert le pointage en fin de première durant une pénalité à Nicholas Deakin-Poot et Dubé a déjoué Noah Patenaude à son tour en fin de deuxième pendant que Brady Burns était au cachot.

Côté-Cazenave brille

Jacob Melanson a ajouté un but d’assurance en début de troisième sur un tir qui a fait mal paraître le gardien des Sea Dogs. Quelques minutes plus tard, Dawson Stairs est venu priver Tristan Côté-Cazenave d’un blanchissage et Nathan Gaucher a complété le pointage dans un filet désert.

Côté-Cazenave, qui a repoussé 26 rondelles et mérité la deuxième étoile, semblait fier de son travail après la partie. «Ce que j’ai voulu faire ce soir, c’est fermer la porte tôt dans le match pour décourager l’adversaire. C’est un long voyage et je savais que les joueurs des Sea Dogs allaient être fatigués», a-t-il commenté.

Un peu fâché d’avoir perdu son blanchissage, le gardien des Remparts était aussi déçu que le but de Kielb ait été refusé. «J’aurais pu avoir une aide sur ce but... et c’est la première fois de ma vie que je vois trois buts refusés. Je ne suis pas d’accord avec ces décisions, mais ça fait partie de la game», a-t-il philosophé.

Du côté des perdants, le jeune attaquant Joshua Roy a avoué que la fatigue avait nui à son équipe. «Nous sommes arrivés tôt, à 2h du matin, mais ce n’est pas une excuse. On aurait pu travailler plus fort», a affirmé celui dont les proches et la famille s’étaient déplacés de la Beauce pour le voir à l’œuvre. «Au début j’étais nerveux un peu, mais j’essayais de rester focus sur la game. Moi aussi, comme les autres, j’ai mal commencé et je suis sorti soft», a-t-il justifié.

Notes: Tristan Côté-Cazenave sera de nouveau devant le filet des Remparts vendredi contre son ancienne équipe, les Tigres de Victoriaville. Patrick Roy réserve sa décision quant au cerbère qui sera en poste samedi contre l’Armada à Blainville-Boisbriand... Blessé au dos, Dylan Schives n’a pas participé au match de mercredi, tout comme Gabriel Belley-Pelletier, qui a subi une commotion cérébrale durant le match de dimanche à Rimouski... Yu Sato et William Champagne ont pour leur part été rayés de l’alignement... Seulement 6491 spectateurs s’étaient déplacés pour le match de mercredi, la troisième foule la moins nombreuse cette saison au Centre Vidéotron...

+

PATRICK ROY NE SERAIT PAS CONTRE UN CALENDRIER RÉDUIT

Le directeur général et entraîneur-chef des Remparts de Québec, Patrick Roy, ne serait pas contre une réduction ou une refonte du calendrier de 68 matchs de la LHJMQ, qui n’a pas été modifié depuis douze ans.

L’assemblée des membres de la LHJMQ abordera la question dans sa rencontre du 20 février. 

«Je ne suis pas contre l’idée de réduire le calendrier, je sais que les matchs en semaine sont durs à vendre. Mais moi, ce que j’aimerais, c’est surtout réduire le “voyagement”. C’est pour ça que j’aime les programmes doubles comme celui qu’on a joué en fin de semaine à Rouyn-Noranda. Ce serait tellement plus facile de faire ça à Rouyn et à Gatineau par exemple», a déclaré Roy avant le match.

«C’est le kilométrage qui tue!» a-t-il ajouté, précisant toutefois qu’il savait que la situation de son équipe n’avait rien à voir avec celle d’équipes comme les Eagles du Cap-Breton ou les Huskies de Rouyn-Noranda. «Je sais que ce n’est pas un cadeau quand le Cap-Breton doit aller jouer à Rouyn ou Val-d’Or», ajoute-t-il à propos de la «promenade» de plus de 2000 km qui équivaut à la distance entre Québec et Atlanta.

«Je n’aurais pas de problème avec ça non plus si on allait à Rouyn seulement une fois aux deux ans et vice-versa. Ce serait une bonne idée», poursuit-il à propos d’une formule qui a fait ses preuves dans la Ligue de l’ouest où les équipes du Manitoba ne se rendent pas systématiquement en Colombie-Britannique chaque année.

«Ce qui est particulier pour nous, c’est que les équipes qui sont le plus près de chez nous, Victoriaville, Drummondville, Shawinigan, Sherbrooke, ne font pas partie de notre division. Chicoutimi et Rimouski sont les équipes les plus proches dans notre division», poursuit Roy, qui n’irait pas jusqu’à demander un réalignement des divisions.

«Il y a quand même des rivalités qui existent depuis plusieurs années avec des équipes comme Chicoutimi et Rimouski. Il pourrait probablement s’en créer d’autres cependant.»

+

JOSHUA ROY VEUT FINIR L'ANNÉE EN FORCE

Après une première moitié de saison qui lui a servi à s’adapter à la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), l’attaquant des Sea Dogs de Saint John Joshua Roy se sent maintenant à l’aise dans le circuit Courteau et espère connaître une bonne fin de saison. 

«Honnêtement, ça va beaucoup mieux depuis le changement de coach», concède l’athlète de Saint-Georges de Beauce en faisant référence au congédiement de Josh Dixon en décembre et à son remplacement par son adjoint Jeff Cowan.

«J’avais commencé la saison au sein du quatrième trio... Maintenant, je sens que Jeff me fait beaucoup plus confiance, qu’il m’utilise davantage dans des situations importantes», poursuit celui qui avait été le premier choix du dernier repêchage après avoir marqué 38 buts et obtenu 50 aides avec les Chevaliers de Lévis au niveau Midget AAA.

Une marche

«À mon arrivée dans la LHJMQ, je voyais qu’il y avait une marche avec le Midget. Le jeu est plus vite et l’exécution est plus rapide aussi. Il y a des gars de 19 et 20 ans, alors le jeu est aussi plus physique. Cependant, je ne suis pas un gars qui a peur, je suis capable de prendre les mises en échec», explique-t-il.

Avec neuf buts et 18 aides en 44 matchs avant la partie de mercredi, Roy commence à reprendre son rythme. «Je sais que je dois travailler ma vitesse. Je suis un bon fabricant de jeux, mais je ne suis pas dominant au niveau vitesse, alors je m’entraîne beaucoup le bas du corps pour rendre mon accélération plus explosive.»

Le hockeyeur de 16 ans assure qu’il ne ressent pas une pression particulière après avoir été le tout premier choix du repêchage. «Il n’y a pas tant de pression. Je me considère comme un joueur normal dans la ligue. Il y a de bons joueurs partout.»

Vers la LNH

Alors qu’il parlait très peu anglais au début de la saison, Roy ajoute qu’il s’est très bien adapté aux Maritimes. «Après un mois, je dirais que j’étais à l’aise. Je n’avais pas le choix, tout se passe en anglais dans l’équipe.»

Évoluant maintenant au sein du troisième trio dans une équipe où l’entraîneur essaie d’utiliser ses trios de façon égale, Roy considère cette saison comme une période d’adaptation en prévision de la saison 2020-2021, après laquelle il sera admissible au repêchage de la LNH.

«C’est sûr que l’an prochain, c’est ma grosse année, mon année de repêchage. J’ai la chance d’être en pension avec [le gardien] Zachary Bouthillier, qui a 20 ans et a été repêché par les Maple Leafs de Toronto, alors il peut me parler de son expérience», termine-t-il.