Kurt Etchegary était peiné à l'idée de perdre son capitaine et ami de longue date Ryan Culkin. Les deux joueurs se sont connus avant de jouer ensemble avec les Remparts, à l'école secondaire à Montréal.

Ryan Culkin: un départ très émotif

«Il a saigné rouge pendant quatre ans», illustrait l'entraîneur adjoint des Remparts, Martin Laperrière, en commentant le départ de Ryan Culkin pour Drummondville. Voilà qui en dit long sur l'empreinte qu'il laisse dans le vestiaire de l'équipe.
Quand le téléphone de Culkin a sonné, lundi matin, il savait bien que son sort venait d'être réglé. «Mon coeur a arrêté de battre quelques secondes», a avoué le joueur échangé en retour d'un choix de première ronde et d'un défenseur de 20 ans.
À son arrivée dans le bureau de Philippe Boucher, Culkin a découvert sa prochaine destination. Même s'il voyait le tout comme un nouveau départ, la tristesse de quitter sa deuxième famille le tenaillait.
«Une seconde maison»
«Ça fait deux ou trois jours que j'y pensais, même si je disais ne pas vouloir être échangé. Lundi [dimanche], je n'ai pas beaucoup dormi. Ça m'arrive pour la première fois, je ne sais pas trop comment réagir. Ce n'est pas facile, c'était ma seconde maison, ici. Les partisans étaient incroyables et j'adorais mes coéquipiers. Même chose pour ma pension, où j'habitais depuis quatre ans, et que je considère comme mes parents, ma soeur et mon frère», ajoutait, avec un brin d'émotion dans la voix, le lauréat de la troisième étoile de la semaine dans la LHJMQ.
Il avait déjà quitté son ancien lieu de travail au moment où on lui a parlé, déjà de retour chez les Bilodeau pour y faire ses valises. En soirée, Kurt Etchegary a réuni tout le groupe à sa pension, histoire de saluer le capitaine une dernière fois.
«L'organisation a été très bonne pour moi, on m'a gâté. Ç'a été un privilège d'être leur capitaine, de jouer plus de 200 matchs [205] avec eux. Pour moi, c'est juste une belle histoire. Je serai un Remparts toute ma vie. Je n'en veux à personne, je comprends la décision et je ne souhaite que du succès à l'équipe», a précisé celui qui a été un choix de septième ronde des Remparts en 2010 et de cinquième tour par les Flames de Calgary en 2012.
Dorénavant, Culkin sera le pilier de la défensive des Voltigeurs, un club qu'il s'est amusé à battre, vendredi au Centre Marcel-Dionne. «Ce n'était jamais facile de jouer contre Drummondville, c'est une équipe qui ne lâche jamais», a-t-il dit à propos de sa nouvelle formation.
Etchegary perd un vieil ami
Parmi les quelques joueurs présents au Colisée, lundi matin, Kurt Etchegary était peiné à l'idée de perdre son coéquipier, mais aussi un ami de longue date. «J'en ai le coeur brisé. Nous fréquentions la même école secondaire, à Montréal, je l'ai connu avant même qu'on joue ensemble avec les Remparts. C'est difficile, mais c'est aussi la réalité du hockey. Il va nous manquer, il était constant, fiable, etc. Je pense qu'on a encore un club pour faire un bon bout de chemin, surtout avec tout le monde en santé», notait celui qui pourrait bien hériter du titre de capitaine, un dossier qui sera réglé une fois tous les éléments en place.
Celui qui s'amène pour pourvoir son poste de 20 ans n'affiche pas le même style, comme en témoignent ses quatre passes en 41 matchs, mais il possède aussi des qualités de meneur puisqu'il était le capitaine des Voltigeurs.
«Francis est un individu de grande qualité, il est respectueux du logo qu'il porte. Il a toujours été très constant dans ses performances défensives, c'est un bon modèle pour les jeunes», a résumé le directeur général des Voltigeurs à propos de Francis Lambert-Lemay, un arrière de 6 pieds et 200 livres qui a été un choix de quatrième ronde en 2009.