Pour la première fois depuis le début du camp d'entraînement, Patrick Roy et ses Remparts ont eu la chance de se familiariser avec la surface glacée de leur domicile.

Roy et ses protégés patinent enfin au Centre Vidéotron

À l’approche du match inaugural contre l’Océanic de Rimouski, samedi (15h), les Remparts de Québec et leur nouvel entraîneur-chef Patrick Roy ont brisé la glace au Centre Vidéotron, mercredi, en y mettant les patins pour la première fois depuis le début du camp d’entraînement.

«Pour avoir vu différents spectacles et événements ici, c’est le fun d’être sur la patinoire. Les joueurs semblent triper à mort, moi aussi, j’aime bien ça», disait Roy, après avoir dirigé la séance de travail du jour.

Roy est fébrile à l’idée de voir l’équipe disputer son premier match de la saison. Pour lui, ce sera aussi l’occasion de retrouver les amateurs des Remparts après une séparation de cinq ans.

«Ça va être le fun de revoir les partisans, mais aussi de se retrouver dans le bain et dans l’ambiance d’un vrai match, où il y aura du monde dans les gradins, plus que dans les matchs hors-concours un peu partout à travers la Ligue», estimait le Diable rouge en chef.

Roy a dirigé les Remparts pendant huit saisons, en plus d’avoir été leur directeur général pendant 10 ans avant de devenir l’entraîneur-chef de l’Avalanche du Colorado pendant trois campagnes, où il a démissionné à l’été 2016. Il voulait utiliser au maximum les deux pratiques au Centre Vidéotron, mercredi et jeudi.

«Une chance qu’on pratique deux fois ici avant le premier match. Il s’agit d’un beau défi, on travaille fort pour bien préparer l’équipe», notait celui qui a l’habitude des matchs d’ouverture.

«J’ai de l’expérience, mais pas beaucoup de succès en matchs d’ouverture. Je serais curieux de voir ma fiche comme joueur», disait-il. À la barre des Remparts, il a montré un dossier 3-4 (dont 2-1 à Québec) dans ce rendez-vous inaugural. Il était débarqué derrière le banc au cinquième match de la saison, à sa première année en 2005-2006.

Il ne tombe pas dans le jeu des prédictions à quelques jours de son second passage dans la LHJMQ. En fait, il préfère se concentrer sur la progression de sa troupe et laisser aux journalistes le mandat de prédire le rang au classement des Remparts.

«Si je me fie sur vous autres, vous dites à peu près tous qu’on va finir entre 8 et 12, alors on n’a pas tant de pression que ça. Le seul objectif que je donne est fort simple : que l’on progresse. Si on commence lentement, je m’en fous pas mal, car ce que je veux, c’est qu’on progresse et qu’on soit difficile à jouer contre à la fin. Ça ne donne pas grand-chose de partir fort si tu finis faible. Je veux que l’on soit bien structuré. Si vous avez raison, le talent ne sera pas suffisant, il faudra être bien préparé et travailler.»

Kurashev retranché par les Hawks

Les Remparts miseront sur un gardien d’expérience et sur bon mélange de vétérans et de jeunesse à la ligne bleue. Le duo européen formé de Philipp Kurashev, retranché du camp des Blackhawks, mercredi, et d’Aleksei Sergeev mènera la charge offensive.

«On veut de l’intensité, bouger la rondelle, être rapide en échec avant et replis défensifs. Et au fur et à mesure que la saison avancera, je veux voir une belle progression de nos plus jeunes joueurs», ajoutait-il sur ses attentes initiales.

Ce jour de première lui permettra aussi de voir de près la jeune sensation de l’Océanic, Alexis Lafrenière. «Je l’ai vu une jouer à une occasion, l’an passé, mais je suis aussi capable de voir sur vidéo qu’il a beaucoup de talent. Les gens vont le regarder, c’est sûr, mais espérons que nous, on ne le regardera pas trop longtemps», notait-il en soulignant la qualité de l’équipe de Rimouski, «qui y va pour les grands honneurs».

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BARIBEAU DE RETOUR POUR ÊTRE LE MEILLEUR

Gonflé à bloc après avoir connu un bon camp avec le Wild du Minnesota, le gardien Dereck Baribeau veut maintenant s'imposer parmi l'élite des gardiens de la LHJMQ.

Le gardien Dereck Baribeau est revenu enchanté de son camp d’entraînement avec le Wild du Minnesota. Il rentre au bercail avec le désir de s’imposer parmi l’élite de sa profession dans la LHJMQ.

«Je veux être un gardien dominant, je veux être le meilleur», disait-il à sa sortie de la patinoire au Centre Vidéotron, mercredi.

Le grand gardien est gonflé à bloc à la suite du camp qu’il a connu avec le Wild. L’équipe de la LNH lui a même offert la chance d'être en uniforme pour le match préparatoire à Winnipeg, lundi, avant de le retourner à Québec.

«Ç’a vraiment bien été, encore mieux que l’an passé. Ils m’ont dit que ma progression était incroyable. Même si je n’ai pas gardé les buts, ils m’ont amené à Winnipeg pour me faire vivre une expérience de plus à cause de mon camp. C’était le fun de voir la routine d’un match à l’étranger dans la LNH. J’aime ça prendre l’avion au lieu de l’autobus. Il y avait [Dustin] Byfuglien et [Patrick] Laine, de l’autre bord, je me disais que si j’embarquais, ça ferait deux bons joueurs à surveiller», racontait-il en riant sur ce match remporté 2-1 par les Jets.

Baribeau tourne maintenant son attention sur les Remparts, qu’il estime bien équilibrés pour causer une surprise. À la suggestion de Patrick Roy, il voudra être lui-même son plus grand critique.

«On va beaucoup évaluer nos matchs ensemble, ainsi qu’avec Ghislain Rousseau, pour ne pas être satisfait, autant dans les bons que les mauvais matchs. Ça devrait m’aider à afficher de la constance et pour la suite de ma carrière.»

Le cerbère de 19 ans revient surtout en bonne santé et son malaise à la hanche ne l’importune plus.

«Je ne sais pas trop c’était quoi, ils l’ont dit à Steve [Bélanger], c’est ça qui compte. J’ai eu peur pour ma saison, mais je suis capable de jouer et je ne sens plus rien. Il va quand même falloir surveiller cela, cette saison.»