Nommé dg et entraîneur-chef des Remparts jeudi, Patrick Roy a déjà commencé à évaluer les éléments qu'il a sous la main.

Roy déjà au travail

Il n’était encore pas prêt à dévoiler son plan de match pour le prochain cycle, mais Patrick Roy a déjà commencé à faire ses devoirs.

«Tu me connais, je ne suis pas resté à la maison à ne rien faire», admettait celui qui a déjà eu une première rencontre avec le dépisteur-chef et directeur général adjoint, Christian Vermette.

Roy n’a pas trop suivi le hockey junior depuis son départ des Remparts, il y a cinq ans. Il a assisté à trois matchs, l’an passé, mais il séjournait la plupart du temps en Floride, où le golf faisait partie de son quotidien. Un peu trop à son goût, dans les circonstances, d’où son intérêt à reprendre le boulot.

«La décision de devenir dg était facile, celle de devenir entraîneur-chef était plus difficile et demandait une réflexion. Je suis allé voir cinq ou six matchs, ça n’a pas été long», confiait-il en impromptu de presse.

Il s’est renseigné sur les joueurs faisant toujours partie de l’organisation des Remparts, ceux qui pourraient former le trio de 20 ans, les plus jeunes et ceux qui se retrouveront sous d’autres cieux.

Au cours des prochaines semaines, il rencontrera les adjoints qui étaient en poste sous la direction de Philippe Boucher. Le retour de son éternel adjoint, Martin Laperrière, pourrait-il être envisagé? «Je veux me donner un peu de temps pour réfléchir à tout cela. Premièrement, nous sommes une organisation extrêmement respectueuse. Il y a des gens en poste, on va les rencontrer, et à partir de là, on fera part de nos décisions», disait-il à propos de Benoît Desrosiers, Marc Fortier et Ghislain Rousseau.

Au cours des deux dernières semaines, Roy a redécouvert le hockey junior. Il a apprécié ses tournées à Drummondville, Boisbriand et Victoriaville, où la passion des amateurs a confirmé que cette relation entre les gens et leurs équipes lui plaisait. Il a aussi aimé le style de jeu de la LHJMQ.

«J’ai vu le carré d’as, donc les meilleures équipes, mais j’ai aimé la vitesse, l’exécution et la structure des équipes, qui sont bien dirigées. Le jeu m’a semblé plus rapide [qu’il y a cinq ans], j’ai hâte de tomber sur la glace avec les joueurs.»

Il n’a pas parlé à Boucher

Roy revient avec un bagage qu’il n’avait pas à l’époque où il dirigeait les Remparts. Il a adoré travailler avec des adultes après l’avoir fait avec des adolescents. Étrangement, sa pause de deux ans aura plus d’influence sur sa façon de diriger que son passage chez l’Avalanche.

«Pendant les deux saisons à ne rien faire, t’analyses le type de relations que tu veux avoir, comment tu vas approcher certaines situations, les structures de jeu que tu veux avoir, en regardant des matchs. Tout ça fait en sorte que mon approche sera peut-être différente.»

Pendant sa récente réflexion, Roy n’a pas discuté à Philippe Boucher, celui qu’il remplace et qui lui avait succédé en 2013. «Je n’ai pas parlé à Philippe. Il a travaillé fort pour les Remparts, il a fait ce qu’il avait à faire. Je suis convaincu qu’il est habité par un sentiment de fierté pour les belles choses accomplies.»

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MARC FORTIER RAVI

Avant même de penser à son avenir immédiat avec l’équipe, Marc Fortier se réjouissait d’abord du retour de Patrick Roy avec les Remparts. «Il s’agit d’un nom prestigieux pour l’équipe, la ville de Québec et la LHJMQ. Il était le coach le plus compétent que les Remparts pouvaient aller chercher», soulignait l’entraîneur-adjoint de Philippe Boucher depuis deux ans.

Fortier connaît bien la chanson et laissera le temps à Roy de réfléchir à la suite des choses et qui l’entourera dans les prochains mois. «On a joué à la même époque, on a le même âge et on a eu le même agent [Pierre Lacroix]. Dans le monde du hockey, il est important d’avoir des affinités et une complicité avec les gens qui t’entourent au quotidien. La décision lui reviendra, je serai à l’aise avec ce qu’il fera», indiquait celui qui n’a pas posé sa candidature, ni dans un poste ni dans l’autre, même s’il a déjà été le directeur général des Saguenéens de Chicoutimi.

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UN CADEAU POUR LA LHJMQ, DIT GILLES COURTEAU

«Lorsque Patrick [Roy] dit qu’il s’offre un cadeau en revenant diriger les Remparts, je peux vous confirmer qu’il en fait également un à la LHJMQ. Il aura un impact à Québec, bien sûr, mais aussi partout dans la Ligue. Je retiens de son premier passage qu’il était un homme entier, passionné par son travail. Plusieurs joueurs ayant évolué sous ses ordres ont eu de belles carrières professionnelles, d’autres ont réussi dans la vie de tous les jours», notait Gilles Courteau.

Le commissaire de la LHJMQ rappelait que Roy avait réalisé un exploit en devant le premier à remporter la Coupe Memorial en cumulant les postes d’entraîneur-chef et de directeur général. «Je ne pensais pas que c’était possible de faire cela avant qu’il ne le fasse. Patrick a dit qu’il était trop jeune pour jouer au golf à tous les jours, mais il aurait bien pu faire autre chose que de coacher dans la LHJMQ. J’aime aussi son analyse du jeu et où la LHJMQ est rendue depuis son départ, et qu’il décide de revenir, c’est une bonne nouvelle pour tous.»

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