Les Remparts et les Saguenéens ont livré des matchs serrés chaque fois qu'ils se sont affrontés cette saison.

Rivalité naturelle entre les Remparts et les Saguenéens

Si les Remparts veulent consolider - ou mieux, améliorer - leur sixième position au classement de la LHJMQ, la séquence de trois matchs qu'ils amorcent aujourd'hui, à Chicoutimi, s'avèrera des plus importantes. Même affligée par les blessures, la troupe de Philippe Boucher devra se présenter sous son meilleur jour au Centre Georges-Vézina où elle obtient toujours une bonne opposition des Saguenéens.
Ce sont toutefois des adversaires en chute libre que les Remparts affronteront aujourd'hui. Depuis la fin de la dernière période de transactions et le départ du capitaine Charles Hudon, les Saguenéens n'ont réussi à décrocher que cinq victoires en 20 rencontres. Leur attaque tourne quant à elle à plat. Depuis le 7 janvier, les hommes de Patrice Bosch n'ont inscrit que 51 buts, alors qu'ils en ont accordé 87. L'écart est encore plus prononcé au cours de leur actuelle séquence de quatre revers, où ils n'ont enfilé que trois buts alors qu'ils en ont encaissés 18.
L'entraîneur-chef des Remparts, Philippe Boucher, croit que le portrait peut être trompeur. Chaque fois que les deux organisations candidates à la Coupe Memorial de 2015 se sont affrontées cette saison, elles ont livré des matchs serrés.
«Il ne faut pas les prendre à la légère. C'est une rivalité naturelle. Ils semblent jouer du bon hockey contre nous autres. On l'a vu au début de l'année au Colisée. Et on a eu de la misère contre eux là-bas. [Lors de la troisième rencontre en début de saison], on a complètement dominé le match pendant deux périodes, alors qu'Hudon était encore là, puis en troisième, ils étaient revenus de l'arrière. Alors on ne les prend pas à la légère», a insisté le pilote, dont la troupe a concédé un match de plus au rival de la 175 (3-2).
L'assistant-capitaine Francis Lambert-Lemay faisait écho aux propos de son entraîneur après l'entraînement des siens, mardi. «Avec l'alignement qu'on a en ce moment, on ne peut pas se permettre de prendre personne à la légère. Je pense qu'il faudra avoir le même engagement qu'on a démontré contre Val-d'Or, dimanche. Étonnamment, l'ambiance dans la chambre est excellente. On dirait que les gars sont déterminés à se retrousser les manches. On ne peut avoir aucun passager et je pense que lors du dernier match, on n'en a pas eu», a jugé le défenseur de 20 ans, pour qui «chaque point au classement est précieux».
Une équipe tissée serrée
De son côté, Philippe Boucher espère que ses joueurs continueront d'afficher la même détermination qui leur a permis de rivaliser avec leurs adversaires toute la saison, malgré les incessants changements à l'alignement.
«On veut que les gars travaillent, on veut que les gars se donnent. Il n'y a pas 50 manières de jouer en séries. Il faut que tu laisses tout sur la glace. C'est ça qu'on recherche. On ne peut pas être à la recherche de cohésion, parce qu'avec nos blessés, on ne sait pas quand les gars vont revenir. Les combinaisons idéales sont un petit peu plus difficiles à aller chercher. On mise vraiment sur ce que les gars nous donnent pour gagner», a-t-il soutenu.
D'ici au début des séries, tout sera mis en oeuvre pour accélérer le retour au jeu des absents. «On espère arriver là le plus en santé et plein d'énergie possible», a convenu Boucher.
Dans l'intervalle, les Remparts essaient de tirer le maximum de la situation actuelle. «Ce qui nous arrive, ça tisse le groupe encore plus serré. C'est une bonne chose en prévision des séries», a conclu Lambert-Lemay.
Grigorenko «à l'abri» à Québec
Étant donné tous les bouleversements que connaissent présentement l'état-major et l'alignement des Sabres, le premier choix de l'organisation en 2012, Mikhail Grigorenko, est peut-être mieux d'évoluer à Québec qu'à Buffalo, où il se retrouverait au coeur de la tourmente.
C'est en tout cas ce que son expérience personnelle laisse croire à l'entraîneur-chef des Remparts, Philippe Boucher. «Ce n'est pas évident pour des jeunes joueurs...», a-t-il laissé entendre, mardi.
À sa première saison à Los Angeles en 1994-1995, Boucher avait vécu une situation similaire, alors que l'entraîneur-chef Barry Melrose était congédié avec sept matchs à faire dans la saison écourtée de 48 matchs.
Le président de l'équipe Rogatien Vachon, appuyé de l'ancien joueur Dave Taylor et du directeur général adjoint Sam McMaster, avait pris la relève derrière le banc des Kings pour le reste de la saison.
«Ce n'était pas des entraîneurs de carrière. Ils venaient pour finir la saison. C'est dur de progresser dans un environnement comme celui-là. De notre côté, je pense que "Grigo" fait une bonne job. Il a été très bon contre Val-d'Or, dimanche», estime le pilote.
Selon ce dernier, l'attaquant russe est présentement dévoué à la cause des Remparts et doit continuer de l'être s'il veut éventuellement retourner dans la LNH, que ce soit à Buffalo ou ailleurs. Il n'a toutefois pas voulu se prononcer sur ses chances d'être échangé.
«Je pense que l'important, pour un joueur de hockey, c'est de se concentrer sur l'équipe avec laquelle il joue - et là, il est avec les Remparts - et de s'améliorer chaque jour. Après ça, que ce soit les Sabres de Buffalo ou une autre organisation qui s'en rende compte, [ça ne dépend que d'eux]...», laisse entendre Boucher, rappelant que le Colisée grouille de dépisteurs à chaque match de sa formation.
Si Grigorenko affirme ne pas avoir de contact avec les Sabres depuis son arrivée à Québec, l'entraîneur-chef, lui, soutient avoir été en discussion constante avec la formation depuis janvier.
«J'en ai eu beaucoup. C'est sûr qu'ils s'informent. Je parle aux dépisteurs, j'ai parlé à Pat LaFontaine la semaine passée. Là, il n'est plus là. Mais les gars se tiennent informés», assure Boucher, qui dit toutefois n'avoir «aucune idée de ce qui se passe à l'interne».
En vitesse...
Les Remparts ont raté près de 250 matchs en raison des blessures cette saison. Une situation que l'entraîneur-chef Philippe Boucher n'a pas vécue souvent au cours de sa longue carrière. «J'ai très très rarement vu ça, honnêtement. J'ai déjà vécu ça chez les pros. J'ai été blessé plus souvent qu'à mon tour. Il y a des années où c'était pire que d'autres, mais ce qui est remarquable cette année, c'est que toutes ces blessures sont concentrées à l'avant. Sur 250 matchs, il doit y en avoir 240 qui ont été subies par des avants»... Deux attaquants, Nick Sorensen (entorse cervicale) et Massimo Carozza (pouce cassé), effectueront leur retour dans l'alignement des Remparts face aux Saguenéens, aujourd'hui. Malgré un test sur patins somme toute concluant, Olivier Archambault demeure pour sa part sur la touche. Quant à l'affilié Marc-Olivier Groleau, il rejoint l'équipe définitivement, après avoir terminé sa campagne avec les Dynamiques du Cégep de Sainte-Foy... À moins d'un changement de dernière minute, le gardien Callum Booth (9-5-1-2), qui affiche une moyenne de buts alloués de 2,79 et un pourcentage d'arrêt de ,912, devrait obtenir le départ d'aujourd'hui, à Chicoutimi.