Patrick Roy a fait un retour à la barre des Remparts après cinq ans d'absence.

Retour de Patrick Roy: «Un moment magique»

Deux matchs de hockey junior, un autre de football. Jacques Tanguay a eu un week-end sportif passablement chargé, mais au-delà de la récolte de deux victoires et une défaite de ses équipes, il se réjouissait d’avoir retrouvé son bon ami Patrick Roy avec les Remparts de Québec.

«Je me sentais très très bien, j’ai eu beaucoup de plaisir à revoir Patrick derrière le banc», disait le président des Remparts sur le rendez-vous de samedi.

La veille, Roy avait dirigé son premier, les Remparts s’inclinant 6-2, notamment en raison d’une poussée de trois buts en 2:28 de l’Océanic de Rimouski en fin de troisième période. Mais pendant 40 minutes, son club tenait le coup face à l’une des puissances de la LHJMQ.

Tanguay et Roy sont des amis de longue date. Ils ont été à l’origine de la renaissance des Remparts, en 1997, alors que l’ancien gardien de but poursuivait sa carrière dans les hauteurs du Colorado. Les retrouvailles ne sont donc pas seulement sportives, elles aussi importantes au plan humain.

«Je l’avoue, je me suis ennuyé de mon chum et de la complicité que nous avions développée. Son retour me donne une relance pour plusieurs saisons. Patrick ne sera pas le coach des Remparts pendant 10 ans, mais je vais apprécier pleinement tout le temps qu’il va passer avec nous», précisait l’homme d’affaires qui a effectué un détour au Centre Vidéotron, en fin de journée, dimanche, pour assister au match contre le Phoenix de Sherbrooke.

Tanguay parle de Roy en des termes élogieux, mais il ne faut pas y voir une quelconque flèche en direction de Philippe Boucher, qui a laissé sa double fonction d’entraîneur-chef et de directeur général après la dernière campagne.

«Je n’ai jamais comparé Philippe à Patrick et je ne commencerai pas à le faire non plus. Philippe a accompli de l’excellent travail à la barre des Remparts. Au moment du départ de Patrick, il était le meilleur candidat pour lui succéder. Il avait une notoriété, il avait joué dans la LNH et fait ses classes comme DG à Rimouski, on l’avait d’ailleurs choisi ensemble, Patrick et moi», rappelait-il tout juste avant le botté d’envoi au Stade Telus-Université Laval, dimanche.

Le feu brûle toujours

En fin de semaine, Tanguay a revu le même homme passionné. Roy bouge, parle, encourage, conseille, siffle.

«On l’a vu, c’était très dynamique derrière banc. Je pense qu’il [Roy] est content de revenir à un niveau où il peut faire de l’enseignement. J’ai revu le même coach énergique qu’on a connu pendant huit ans», précisait Tanguay.

Selon lui, les joueurs vont aussi profiter de son retour.

«Je suis certain d’une chose, l’équipe va progresser au fil des mois, il va parler aux joueurs de la fierté de porter les couleurs des Remparts.»

Aux guichets, la présence de Roy sera aussi significative. Ils étaient 13 250 spectateurs, samedi, pour son premier match. Il y en avait environ 5000 de moins, dimanche, mais au total, les deux matchs auront été disputés devant 21 760 amateurs.

«Sans rien enlever à personne, Patrick Roy est un entraîneur-chef unique pour une équipe de hockey junior majeur. Il n’y en a pas deux comme lui. Nous avons vécu un moment magique, samedi, au Centre Vidéotron. Je ne baserai pas mon évaluation sur les foules des mois d’octobre et novembre, où il y a du choix pour les amateurs de sport avec les Remparts, le football du Rouge et Or, etc. Mais à compter de la période de fêtes, il va y avoir une croissance dans les assistances», prédisait celui qui entreprend sa 21e saison à la direction des Remparts.