Le petit Jarrod était bien heureux de rencontrer, mardi, François Godin et Yannick Turcotte lors de la visite annuelle des joueurs des Remparts aux enfants malades du Centre mère-enfant du CHUL.

Retour de Grigorenko: «Un meilleur scénario qu'en 2013»

Dans le bilan de fin de saison des Remparts en 2013, Patrick Roy avait indiqué que l'insertion de l'attaquant russe Mikhail Grigorenko, au dernier match du calendrier régulier, ne s'était pas avérée très concluante. Un an plus tard, son successeur Philippe Boucher est convaincu que le deuxième retour du centre de 19 ans s'effectuera dans un contexte beaucoup plus favorable.
Parce qu'elle survient à la mi-janvier et non pas à la mi-mars, l'arrivée de Grigorenko chez les Remparts devrait se faire de façon beaucoup plus naturelle, selon le directeur général et entraîneur-chef des Remparts.
«C'est sûr que ça va aider. Quand tu arrives à la dernière game de l'année, c'est dur de trouver une certaine chimie, une régularité et une aisance avec les autres joueurs. Ton avantage numérique fonctionne d'une certaine manière depuis déjà longtemps, et là, tu le changes à la dernière game de l'année. Nous, on va avoir le temps de travailler ensemble. On va avoir le temps de voir quel genre d'équipe on va avoir pour les séries. C'est un meilleur scénario», a-t-il estimé, mardi.
Discussion avec Roy
Ce constat, le pilote le fait après avoir eu une bonne discussion avec son prédécesseur à la barre de l'équipe, Patrick Roy, au cours des derniers jours. Il n'a toutefois pas cherché à en savoir plus sur le parcours passé de Grigorenko avec les Remparts.
«Grigo arrive ici avec une page blanche. Personnellement, ça ne me dérange pas du tout, ce qui est arrivé avant [...]. C'est sûr que j'ai eu de bonnes conversations avec Patrick, mais je n'ai pas essayé de comprendre pourquoi ça n'avait pas marché ou de pointer le doigt. Quand un joueur arrive ici, tu veux savoir où il est rendu, tu veux savoir ce que tu peux faire avec lui. Je n'ai aucun doute qu'il va nous aider», a-t-il indiqué, mardi.
Jusqu'à maintenant, Boucher n'a eu que des échanges cordiaux avec Grigorenko, dont il tenait à rappeler le jeune âge, mardi. «Je pense que tout le monde sait que c'est une bonne personne, un bon kid. Justement, c'est un jeune. Et je pense que c'est ce que plusieurs personnes oublient en ce moment. Oui, il a joué dans la Ligue nationale, oui, on parle beaucoup de lui, oui, il a été sur la sellette...  Mais c'est encore un jeune joueur de hockey qui a beaucoup à apprendre. 
«J'ai adoré les conversations que j'ai eues avec lui au camp d'entraînement, l'été passé, a ajouté Boucher. C'est sûr que c'était un petit peu plus la déception, lorsqu'on s'est parlé, une fois qu'il a été renvoyé ici. Mais mardi matin [lundi], j'ai eu une bonne conversation avec lui et il m'a dit qu'il avait hâte de revenir», a fait savoir l'entraîneur au sujet de son numéro 25, qui sautera pour la première fois sur la glace en compagnie de ses coéquipiers, aujourd'hui, à 9h30.
Alignement congestionné
Coïncidant avec le retour au jeu de plusieurs blessés, l'arrivée de Grigorenko ajoute à la congestion qui existe présentement dans les troisième et quatrième trios des Remparts.
«Depuis le début de l'année qu'on cherchait de la profondeur... On a des jeunes qui se sont greffés à l'équipe. Carozza joue du bon hockey. Moody joue du bon hockey. Boivin jouait du très bon hockey avant d'être malade. Notre défi, ce sera de faire accepter les rôles de chacun. Plus la saison va avancer, plus tu as de la profondeur sur les deux premières lignes, plus ça veut dire que la troisième ligne va être dangereuse. Avec nos jeunes en apprentissage sur la quatrième ligne, on est choyés.»
<p>Le président aux opérations hockey des Sabres, Pat LaFontaine</p>
La faute aux Olympiques
L'un des éléments ayant pesé lourd dans la décision des Sabres de céder Mikhail Grigorenko aux Remparts a été la longueur de la pause olympique.
«Pendant les Olympiques, s'il n'est pas à Rochester [AHL], il ne fait rien pendant 20 jours. Un joueur de 19 ans doit jouer. On voulait aussi le placer dans une situation gagnante. Il a déjà joué deux ans à Québec et a très bien fait, mais il n'a pas remporté de Coupe Memorial. Le plus important, c'est qu'il ne passera pas 20 jours à ne rien faire. Il ne sera pas retiré de l'alignement. Il ne jouera pas sur la troisième ou la quatrième ligne. Il sera sur la première ou la deuxième ligne, évoluera sur l'attaque à cinq, jouera 25 minutes par match, marquera des buts», a indiqué le président aux opérations hockey des Sabres, Pat LaFontaine, mardi.
Ce dernier s'exprimait pour la première fois sur le cas de Grigorenko. Il a notamment dit comprendre les inquiétudes de l'agent Jay Grossman, qui a déploré qu'à Québec, son client évoluerait pour un septième entraîneur - Philippe Boucher - en un an.
«C'est dommage que le bon processus n'ait pas été suivi dans le cas de Mikhail. C'est arrivé, mais c'est derrière nous. On doit maintenant faire ce qu'il y a de mieux pour lui.»
En vitesse...
Philippe Boucher a donné congé à quelques joueurs surtaxés aujourd'hui, mais il ne se fait pas trop d'illusions... Il s'attend à les voir quand même au Colisée! «Il y a des gars qui sont durs à garder off», a-t-il laissé entendre au sujet des Fabrice Herzog, Adam Erne et Nick Sorensen. Le gardien Callum Booth et l'attaquant Massimo Carozza ont également obtenu congé en raison d'obligations scolaires... L'entraîneur-chef des Remparts a convenu que le retour de Grigorenko tombait à point, alors que l'équipe bénéficie d'une longue semaine d'entraînement. «Ça adonne bien qu'on ait une semaine plus mollo. On en avait besoin en tant qu'équipe et lui, ça lui donne du temps pour régler ses choses à Buffalo», a-t-il indiqué... Désigné pour patrouiller l'aile gauche de Grigorenko, Adam Erne a admis hier que tous les joueurs des Remparts étaient «excités» par son retour. «On va avoir quatre solides lignes d'attaque, avec Grigo qui sera le pivot de la première ligne. Chacun devra jouer son rôle. Peu importe où l'on se retrouve dans l'alignement, de la première à la quatrième ligne.»