Patrick Roy apprécie la vitesse et le sens de la compétition du Japonais Yu Sato, attaquant recrue de 17 ans, repêché au niveau international.

Remparts: Roy emballé par ses recrues

À sa deuxième saison de retour au deuxième étage et derrière le banc des Remparts de Québec, Patrick Roy continue d’être emballé par les recrues que son équipe a sélectionnées lors des repêchages de 2019.

«J’espérais être emballé et je le suis», a déclaré Roy après l’entraînement matinal des Remparts, lundi. «Souvent, on repêche des gars en première ou en deuxième ronde et, des fois, on se dit qu’on va les garder parce qu’on les a repêchés là. Cependant, on aime beaucoup mieux les garder en raison de ce qu’ils donnent sur la glace et c’est ce qui arrive aujourd’hui avec (Nathan) Gaucher, (Jacob) Melanson et (Charle) Truchon», a-t-il poursuivi en énumérant les deux choix de première ronde et le choix de deuxième ronde des Diables rouges au dernier encan.

Roy a également eu de bons mots pour le Japonais Yu Sato, sélectionné en première ronde du dernier repêchage international. «Sato va très bien lui aussi et j’aime beaucoup sa vitesse et son sens de la compétition sur la patinoire», reprend-il à propos de l’attaquant nippon de 17 ans qui a évolué en Finlande et en Russie au cours des deux dernières saisons.

La saison qui approche amènera aussi l’entraîneur à placer certaines attentes envers les joueurs qui ont une plus grande expérience dans la ligue, par exemple les trois joueurs de 20 ans, l’attaquant Félix Bibeau et les arrières Darien Kielb et Pier-Olivier Lacombe ainsi que l’attaquant Édouard Saint-Laurent, âgé de 19 ans et arrivé avec les Remparts à la mi-saison l’an dernier.

«Avec Édouard, on va continuer comme l’an passé, je pense encore qu’il a un super beau potentiel. On veut le faire entrer encore plus au niveau du système de jeu. L’an passé, ça a été un gros changement, on trouvait qu’il était un peu trop généreux avec la rondelle, alors on travaille là-dessus», a-t-il déclaré à propos de celui qui a été le choix de première ronde du Drakkar de Baie-Comeau en 2016 avant de passer au Phoenix de Sherbrooke à l’été 2018, puis d’être échangé aux Remparts lors de la dernière période des Fêtes.

Grands frères

«Quant à Kielb, Bibeau et Lacombe, on s’attend à ce qu’ils soient des grands frères et des leaders auprès des jeunes. L’éthique de travail de ces gars-là a toujours été irréprochable et ils répondent toujours à nos attentes», poursuit Roy, qui a d’ailleurs annoncé que Bibeau et Kielb seraient en uniforme pour le match hors concours de mardi soir contre l’Océanic de Rimouski au complexe multidisciplinaire de L’Ancienne-Lorette.

Nathan Gaucher, qui n’était pas en uniforme mardi matin en raison d’une légère blessure à une fesse, devrait aussi être de la partie.

Le pilote des Remparts a cependant retranché encore six joueurs au camp d’entraînement lundi matin. Les ailiers gauches Jonathan Béland, William Chabot et Daryk Plouffe-Dubé, le centre Loick Bégin et le défenseur Jonathan Ferland ont ainsi été cédés à leurs équipes junior ou midget respectives.

L’ailier droit ontarien Spencer Blackwell, qui avait passé la dernière saison à Québec, a aussi été libéré.

«Spencer a 19 ans et on ne se voyait pas l’envoyer comme 13e attaquant. Ce ne serait pas fair pour lui. On préfère faire jouer des jeunes à la place. Spencer sera offert aux autres équipes et soumis au ballotage si personne ne le réclame», a commenté Roy. Les dernières coupes portent à 30 le nombre de joueurs toujours au camp des Remparts.

***

UNE NOUVELLE ÉTAPE POUR PAGLIARULO

Après avoir passé une première saison complète dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) l’an dernier, le cerbère Anthony Pagliarulo se prépare à entamer sa première saison comme gardien de but numéro un au hockey junior.

«C’est la première fois que je commence une saison à titre de numéro un, alors c’est un mindset différent», précise l’athlète de 19 ans qui a toujours été dans l’ombre d’Alexandre Lagacé, Jimmy Lemay et Colten Ellis alors qu’il évoluait pour l’Océanic de Rimouski.

«Par contre, il n’y aura aucun changement dans mon éthique de travail. Je ne prends pas le fait de devenir le numéro un comme une pression supplémentaire, mais plutôt comme un nouveau défi qui s’offre à moi. Pour le reste, la game reste pareille», poursuit-il.

Pagliarulo a finalement été le gardien qui a disputé le plus de matchs et le plus de minutes devant la cage des Remparts l’an dernier, méritant la confiance de Patrick Roy devant Kyle Jessiman, obtenu du Drakkar de Baie-Comeau en échange de Dereck Baribeau. «C’est en donnant mon 100 % à chaque match que j’ai réussi à me démarquer l’an passé et je continue dans cet état d’esprit.»

Il sait également qu’il aura un rôle de mentor à jouer auprès des jeunes Thomas Boucher et Emerick Despatie, qui bataillent pour le poste d’adjoint. «Moi, c’est mon troisième camp majeur, alors je suis conscient qu’il y a des attentes à ce niveau. Je ne suis pas un gars qui parle beaucoup, mais je prêche par l’exemple», poursuit-il, ajoutant qu’il croit à l’édition 2019-2020 des Diables rouges. «Nos jeunes défenseurs de l’an dernier sont maintenant plus expérimentés et je crois que ça paraît déjà sur la glace. On va y aller un match à la fois», termine-t-il. 

Remparts

Malatesta s'impose et les Remparts l'emportent

VICTORIAVILLE — À son premier match dans la LHJMQ, la recrue James Malatesta a donné le coup d’envoi à ce qui s’annonce comme une belle carrière en marquant deux buts dans une victoire de 5-4 des Remparts de Québec en tirs de barrage contre les Tigres de Victoriaville, vendredi à l’Amphithéâtre Gilbert Perreault.

Malatesta n’a pas tardé à s’inscrire à la feuille de pointage puisqu’il a touché la cible dès la 24e seconde de jeu de ce match qui allait ensuite être excitant du début à la fin.

Andrew Coxhead a brisé l’égalité de 4-4 en inscrivant le but décisif sur la cinquième vague des tirs de barrage. Jusqu’à ce qu’il parvienne à faire scintiller la lumière rouge, personne n’avait déjoué les deux gardiens dans les neuf tentatives avant lui.

«Il va être le fun à regarder jouer. Il a de la vitesse, un bon lancer et tout. Il va avoir de bons mentors avec Félix [Bibeau] et [Pierrick] Dubé, ça va faire une bonne ligne. J’étais content de le voir marquer son premier but dès le départ et son deuxième tout de suite après», disait l’entraîneur-chef Patrick Roy.

«Je suis très content, surtout de l’avoir fait dans une victoire. Je suis allé devant le filet et de bonnes choses arrivent quand tu vas là. Maintenant, je veux juste construire là-dessus», notait Malatesta, qui a été menaçant à d’autres occasions dans son baptême avec les Remparts.

Outre Malatesta, Anthony Gagnon et Édouard St-Laurent ont aussi marqué en temps régulier pour les Remparts, qui avaient réussi à s’offrir une avance de 3-0 à mi-chemin d’une première période où ils étaient partout.

Les Tigres reviennent

Mais petit à petit, les Tigres sont revenus de l’arrière pour finalement créer l’égalité 4-4 en troisième. «Leur but en fin de première période les a remis dans le match. Une avance de trois buts dans le hockey d’aujourd’hui, ce n’en est plus une grosse. On a eu un léger relâchement en fin de première et ils ont marqué. J’ai été content de voir les choses qu’on a bien faites offensivement. Cependant, au niveau de notre structure en zone offensive, j’ai trouvé qu’on était peut-être mal positionnés à certaines occasions et ça leur donnait des contre-attaques. Je pense qu’ils ont marqué trois ou quatre de leurs buts sur ce genre de situation», expliquait Roy.

Il se réjouissait du travail de ses troupiers, notamment le capitaine Félix Bibeau (2 passes), Anthony Gagnon (1 but et 1 passe) et Coxhead (le but vainqueur). Il a noté de belles choses en défensive, soulignant le boulot accompli par Darien Kielb et Nicolas Savoie. Devant le filet, Anthony Pagliarulo a reçu 35 lancers. Il a bien fait, si ce n’était que du deuxième but inscrit contre lui. Il a cédé devant Egor Serdyuk, Jérôme Gravel, Félix Paré et Édouard Ouellet.

Les Remparts, qui ont lancé 34 fois vers Tristan Côté-Cazenave, voulaient cette victoire. Après 40 minutes, leur avance de 4-3 ne tenait qu’à un fil, mais le discours dans le vestiaire était positif.

«Il s’agit du genre de match que tu veux gagner. Comme je disais après la deuxième, il faut trouver une manière de gagner et c’est ce qu’on a fait. Je suis content de notre premier match en soi», ajoutait le Diable rouge en chef.

Remparts

Félix Bibeau de retour avec le sourire

Retranché par les Islanders de New York, mercredi, c’est avec le sourire que l’attaquant de 20 ans Félix Bibeau enfilera le chandail des Remparts de Québec, vendredi, pour le premier match de la saison contre les Tigres, à Victoriaville.

Déjà confirmé comme capitaine de l’équipe, Bibeau sera un joueur important dans la jeune formation québécoise. Il pivotera un trio complété à sa droite par Pierrick Dubé et à sa gauche par la jeune sensation de 16 ans, James Malatesta.

«J’ai connu un bon camp, là-bas, je n’ai pas de regret, j’ai fait tout ce que je pouvais et c’est avec le sourire que je reviens à Québec», disait-il, jeudi matin, dans une entrevue téléphonique alors qu’il s’amenait dans la capitale.

Choix de sixième ronde des Islanders, en 2019, Bibeau a été victime de la situation contractuelle du club de la LNH. Il ne restait plus que trois contrats disponibles pour atteindre la limite de 50.

«Les Islanders ne veulent pas faire les choses trop vite. Les deux joueurs repêchés à 19 ans ont été retournés dans le junior. Ils m’ont dit d’aller à Québec, d’être un leader, de travailler fort. Quand j’ai rencontré [le directeur général] Lou Lamoriello, il m’a dit que j’avais un avenir dans le hockey, mais plus important, que j’étais une bonne personne.»

Son attitude était d’ailleurs l’une des raisons ayant poussé le dg des Remparts Patrick Roy à mettre le grappin dessus à la période des transactions, l’hiver dernier. Mais entre-temps, Bibeau s’est imposé comme l’un des meneurs des Huskies de Rouyn-Noranda, vainqueurs de la Coupe du président et de la Coupe Memorial.

«Il s’agit d’une bonne nouvelle pour nous. En même temps, Félix était prêt aux deux éventualités : percer au niveau professionnel et ouvert à l’idée de revenir dans le junior. Il va amener le leadership qu’on a besoin. Dès son arrivée au camp [en août], il avait déjà une prestance. Il possède une belle éthique. Il est devenu le joueur qu’il est, aujourd’hui, parce qu’il a travaillé fort», notait Roy.

Chose promise....

Avant que Bibeau ne parte pour Long Island, Roy l’avait d’ailleurs avisé qu’il serait le capitaine des Remparts s’il revenait à Québec. Chose promise, chose due, le centre de 20 ans portera la lettre emblématique sur son chandail dès le match d’ouverture.

«Patrick me l’avait dit avant que je m’en aille. J’ai eu de bons capitaines à Rouyn-Noranda, je vais m’en inspirer. Nous avons plusieurs bons jeunes, je veux faire preuve de leadership. J’ai été élevé dans l’attitude des Huskies, où chaque jour, on sortait de notre zone de confort», notait l’auteur de 69 points en 63 matchs, l’an passé, et de 29 en 20 matchs éliminatoires.

Sa production en seconde moitié de saison et dans les séries a d’ailleurs pesé dans la balance dans sa sélection au repêchage par les Islanders. Il s’en est fallu de peu pour que le plan original de Roy ne fonctionne pas.

«On n’est jamais à l’abri de ça. On peut avoir un plan, mais parfois, il change. On souhaitait à Félix qu’il puisse évoluer au plus haut niveau», ajoutait le Diable rouge en chef, qui avait prévu un plan B qui restera inconnu.

Bibeau rentre au bercail l’esprit libre, enfin branché sur son avenir immédiat. «C’était dur d’avoir la tête juste à Québec, mais là, je vais l’être à 100 %. Ça va être le fun, j’ai hâte de jouer des matchs, car depuis un bout de temps, j’ai pratiqué en masse.»

Remparts

Roy aborde le virage jeunesse des Remparts avec optimisme [VIDÉO]

«On rentre dans un nouveau cycle», reconnaît l’entraîneur-chef et directeur général des Remparts de Québec, Patrick Roy. Mais la présence de neuf recrues, dont cinq joueurs de 16 ans, lui faire voir cette aventure avec optimiste.

«Avec les Malatesta, Gaucher, Truchon, Despatie, Melanson, Sato, etc., il y a de quoi se mettre sous la dent. Les gens qui viendront aux Remparts vont tripper. Je veux que notre marque de commerce soit la vitesse dans notre exécution, l’échec-avant, dans les espaces restreints et la façon de travailler», soutenait le Diable rouge en chef.

Remparts

Pierrick Dubé prêt à assumer ses responsabilités chez les Remparts

À 18 ans, Pierrick Dubé devrait être l’un des piliers de l’attaque des Remparts. Et le plus français des joueurs québécois de l’équipe est prêt à assumer les responsabilités qui viennent avec son expérience.

Auteur de 17 buts, l’an passé, Dubé veut poursuivre sa progression offensive, sans toutefois se fixer des objectifs précis.

«Chaque année, je veux faire mieux que la saison précédente. Mais avant les chiffres, c’est l’attitude qui compte. Je veux jouer comme je peux le faire, et comme ça, de bonnes choses vont arriver», disait le choix de première ronde (18e) en 2017.

À sa première campagne, Dubé n’avait pas vu beaucoup d’action comme joueur de 16 ans. La confiance fragile, il a connu un lent départ à sa deuxième saison avant de connaître une meilleure seconde moitié de calendrier, où il s’est retrouvé à l’aile de Philipp Kurashev, alors meilleur attaquant des Remparts. Pendant le présent camp, le numéro 72 formait un trio en compagnie du vétéran de 20 ans Félix Bibeau et de la recrue de 16 ans James Malatesta.

«Je ne veux pas mettre de pression sur “Dubbie”, je veux qu’il continue à progresser comme il l’a fait en deuxième moitié de saison en nous forçant la main pour le faire jouer avec Kurashev. Je pense que sa saison à 17 ans fut profitable pour lui et j’ai confiance qu’il en connaisse une bonne», indiquait Patrick Roy.

Voir les choses dans leur ensemble

Le principal intéressé, dont la mère vit en France et le père à Sept-Îles, était bien d’accord avec son entraîneur-chef. Mais à l’approche du premier match de la saison, il préférait voir les choses dans leur ensemble au lieu de se concentrer sur lui-même.

«Nous avons une équipe jeune, mais on a du talent, et je pense qu’on va être capable de causes des surprises. On veut rendre nos partisans fiers de leur club, on veut avoir du monde à nos matchs et ça va nous prendre de bonnes performances, mais tout passe d’abord par le travail à l’entraînement», disait celui qui veut aussi mettre ses deux années d’expérience au service de ses jeunes coéquipiers qui font leurs premiers pas dans la LHJMQ. 

Remparts

Malatesta et Cournoyer: d'ennemis à amis

Il y a quelques mois, le défenseur Édouard Cournoyer et l’attaquant James Malatesta étaient en train d’en découdre lors de la finale de la Coupe Jimmy-Ferrari pour le championnat de la Ligue de hockey Midget AAA du Québec. Aujourd’hui, ils s’apprêtent à débuter une nouvelle saison comme coéquipiers et amis avec les Remparts de Québec.

«J’évoluais avec les Cantonniers de Magog l’an dernier après avoir passé par le hockey préparatoire scolaire. J’ai appris beaucoup, ça me prenait ça», raconte Cournoyer, qui a été retenu à son deuxième camp avec les Remparts.

«On a eu une superbe saison, on a gagné la Coupe Jimmy-Ferrari en quatre matchs contre les Lions du Lac Saint-Louis», poursuit celui qui s’est souvent retrouvé face au redoutable attaquant James Malatesta durant la finale.

Coéquipiers et amis

«James, c’était un gars qu’il fallait surveiller constamment. Lui et [Matt] Choupani, on savait qu’ils étaient les meilleurs joueurs de l’autre côté. D’ailleurs ils ont tous les deux eu de bonnes séries», poursuit celui qui sait cependant très bien que ce sont les Cantonniers qui ont eu le meilleur en fin de compte.

«On s’agace beaucoup avec ça, moi et James», indique Cournoyer à propos de la victoire sur les Lions en finale. «Mais ça va, maintenant on est devenus amis. Je suis très content qu’il soit avec nous maintenant, car j’aime beaucoup mieux l’avoir comme coéquipier que comme adversaire!», ajoute en souriant l’arrière originaire de Saint-Majorique, en Mauricie.

Quant à Malatesta, qui a fait une croix sur les collèges américains pour s’amener avec les Remparts, il est lui aussi heureux de retrouver quelques visages connus dans une équipe qui a décidé de miser sur la jeunesse cette année.

«Je ne regrette pas du tout de jouer ici. Il y a beaucoup de visages qui me sont familiers et c’est toujours une bonne chose. Je ne pensais pas que ce serait facile, mais c’est manifestement un défi de garder le rythme avec les gars plus vieux et plus gros. C’est plus difficile, mais je travaille très fort, j’apprends à mieux me replier. Je sais que j’aurai des occasions de récupérer la rondelle si je me replie davantage», explique Malatesta.

Jumelé à Pierrick Dubé et Aleksei Sergeev à son premier match hors-concours, Malatesta a apprécié l’expérience. «Ce sont d’excellents joueurs, des attaquants efficaces qui sont habiles avec la rondelle et ne se débarrassent pas de la rondelle. J’espère que j’aurai à nouveau l’occasion de jouer avec eux», poursuit-il.

+

Remparts

Québec 3/Drummondville 7: Patrick Roy pas inquiet

Malgré une défaite de 7 à 3 subie vendredi soir aux mains des Voltigeurs à Drummondville, Patrick Roy n’est tout de même pas inquiet pour ses Remparts qui terminaient le calendrier présaison sur une note négative.

«Moi, je ne regarde pas le pointage final. Ce qui m’importait, c’était de progresser comme équipe et je crois qu’on a progressé. J’aurais aimé que ce match ait lieu plus tard, pour nous donner la chance d’avoir trois ou quatre pratiques de plus, mais c’est comme ça», a résumé le directeur général et entraîneur des Remparts au téléphone après la partie.

«Il y a des choses que j’ai aimées et d’autres que j’ai moins aimées. Parmi celles que j’ai moins aimées, il y a le fait qu’on ait donné beaucoup trop de revirements à mon goût. J’aimerais qu’on simplifie un peu plus les choses. Mais ce n’est pas grave, on va leur faire un petit vidéo dimanche et on va travailler là-dessus», a poursuivi Roy.

Absents de marque

Il faut dire que les Remparts devaient composer sans leurs joueurs de centre Andrew Coxhead, au camp de développement des Predators de Nashville, et Félix Bibeau, qui participera au camp d’entraînement des Islanders de New York.

«Notre ligne du milieu a beaucoup souffert de l’absence de Bibeau et Coxhead», a-t-il fait remarquer même si ses protégés ont remporté 58 % de leurs mises en jeu.

«J’ai quand même aimé leur résilience et le fait qu’ils soient restés dans ce qu’on leur demandait au niveau de l’échec avant. Ils ont mis de la pression et on a quand même obtenu presque 40 tirs au but. Il restera pour eux à travailler davantage ensemble, à se voir plus sur la glace», a poursuivi Roy.

Buts rapides

Les Diables rouges n’avaient pas mal débuté la partie même si Dawson Mercer des Voltigeurs avait déjoué Anthony Pagliarulo 18 secondes après le premier coup de sifflet. Aleksei Sergeev et Thomas Caron ont trompé la vigilance de leur ancien coéquipier Anthony Morrone à 5:18 et 6:50 de la première période.

C’est par la suite cependant que tout a commencé à s’écrouler quand les locaux ont répliqué avec trois buts en un peu plus de trois minutes en milieu de période : Charlie Da Fonseca, Charles-Édouard Drouin et Nicholas Girouard ont propulsé les Voltigeurs avec une avance qu’ils n’allaient plus perdre par la suite.

Jeremy Lapointe et Drouin, avec son second but du match, en ont rajouté en deuxième et Fabian Hochegger en troisième. Chez les Remparts, Sergeev est venu inscrire un deuxième filet lors de l’engagement final.

«Sergeev a connu un fort match, il a été très bon et il a très bien bougé la rondelle», a d’ailleurs commenté Roy, qui n’avait pas toujours été satisfait du rendement de son attaquant russe depuis le début du camp.

Malatesta

Quant au jeune James Malatesta, qui disputait son premier match hors-concours avec les Remparts, l’entraîneur-chef a bien aimé ce qu’il a vu. «Ça a bien été, il a eu de bons flashs. Je l’ai beaucoup aimé avec la rondelle et il a du travail à faire sans la rondelle, mais ça, on le savait. J’aime l’intensité qu’il amène», a résumé Roy, qui a aussi apprécié le travail de ses recrues Nathan Gaucher et Jacob Melanson.

«À l’arrière cependant, il faudra être patient», a-t-il ajouté, n’en mettant pas trop sur les épaules de Pagliarulo même s’il a accordé sept buts. «Il a été moyen, mais c’est son premier match. J’aurais peut-être dû l’amener à Baie-Comeau et le faire jouer un peu. Mais ça m’inquiète plus ou moins. C’est mon gardien numéro un et tout va se replacer après une bonne semaine de travail avec Pascal [Lizotte, entraîneur des gardiens]», a conclu Roy. 

Remparts

Le baptême de Malatesta

Pas question de lui ajouter un poids supplémentaire, mais la recrue James Malatesta disputera son premier match dans la LHJMQ, vendredi, à l’occasion de la dernière rencontre préparatoire des Remparts de Québec contre les Voltigeurs, à Drummondville.

Comme plusieurs, l’entraîneur-chef Patrick Roy avait hâte de voir le jeune espoir à l’œuvre.

«Bien oui, comme j’ai aussi hâte de voir tous mes joueurs. Je le répète, on ne mettra pas de pression sur James. Ce qu’on veut, c’est qu’il se développe à son rythme. Il y a de l’enseignement à faire avec lui. Avoir du talent, c’est une chose, amener ce talent-là dans une structure d’équipe, c’est un autre défi et c’est celui qui nous attend», expliquait Roy.

Malatesta voyait aussi d’un bon œil cette première occasion de briser la glace.

«Je suis très excité, ça va être le fun. Je veux juste faire de mon mieux, patiner, travailler fort, lancer, frapper, et si je joue comme ça, de bonnes choses vont arriver. J’ai déjà vu des matchs de la LHJMQ, je sais que ça va être rapide», notait celui qui constate déjà un haut niveau d’intensité élevé dans les séances d’entraînement.

Malatesta enfilera l’uniforme des Remparts libéré du poids d’une lourde décision à prendre, soit celle de préférer la LHJMQ et de renoncer au hockey scolaire américain.

«J’étais stressé parce que j’avais une décision à prendre, et maintenant, je me sens comme si j’étais à la maison, là où je suis supposé être. Je suis ici pour donner le meilleur de moi», ajoutait le numéro 11.

Dernier match

L’entraîneur-chef avait l’impression de diriger sa toute première séance d’entraînement avec l’édition 2019-2020 des Remparts, jeudi matin, au Pavillon de la jeunesse après les derniers changements de la semaine dernière et le long congé de la fête du Travail.

«J’aurais aimé mieux avoir ce match hors-concours un peu plus tard pour continuer à pratiquer certaines choses. J’ai hâte de voir [vendredi], ce qu’on a assimilé, ce qu’on est capable d’amener au match. Drummondville a toujours eu un bon échec avant, j’ai hâte de voir comment vont se comporter nos jeunes défenseurs sous pression, s’ils vont bien sortir la rondelle. Après, on va apporter les corrections en prévision du premier match de la saison», ajoutait Roy, dont le club sera à Victoriaville, le vendredi 20 septembre, pour l’ouverture du calendrier régulier.

Derrière le banc, Roy dirigera l’une des équipes les plus jeunes de l’histoire des Remparts, qui comptent une douzaine de nouveaux visages, recrues comme joueurs d’expérience.

«On s’amusait à faire des statistiques, la moyenne d’âge est de 17,9 ans, ça va prendre beaucoup de travail, de patience, de pratiques, et notre défi comme entraîneurs sera de grandir avec nos joueurs. D’une année à l’autre, le cheminent est différent, et parfois, il faut prendre des détours qui sont un peu plus lents pour se rendre à la même place.»

Roy est optimiste à propos du potentiel et aime bien son groupe de vétérans.

«Si [Félix] Bibeau revient [du camp des Islanders], ça va changer la dynamique. Nos jeunes seront bien entourés avec les Caron, Sergeev, St-Laurent, Kielb, Gagnon, Coxead et Pag [Anthony Pagliarulo] devant le filet. J’espère que ça va ressembler à ma première année dans la LNH, où l’on est rentré une dizaine de jeunes avec de bons vétérans, comme Robinson et Gainey. Ça nous avait permis de bien nous développer et d’être prêts lorsque les séries sont arrivées», rappelait-il sans avoir besoin de dire que le Canadien avait ensuite remporté la Coupe Stanley, en 1986.

Remparts

Nicolas Savoie prêt à jouer un plus grand rôle avec les Remparts

À l’approche de sa seconde saison avec les Remparts de Québec, le défenseur de 17 ans Nicolas Savoie est déjà prêt à jouer un plus grand rôle à la ligne bleue. «Je veux être un gros morceau dans l’équipe», prévient le numéro 14.

Ça tombe bien, puisque le joueur natif de Dieppe, au Nouveau-Brunswick, devrait être justement appelé à occuper une chaise importante dans la jeune formation québécoise. Il jouera avec Darien Kielb, le défenseur de 20 ans qui revient à Québec après un détour par Gatineau, où il est devenu l’un des meilleurs arrières de la LHJMQ.

Et comme un hasard ne vient jamais seul, la prochaine saison est aussi son année de repêchage dans la LNH, et s’il poursuit son développement comme il l’a fait à sa première campagne, il court la chance de grimper dans liste des meilleurs espoirs.

«J’y pense, c’est certain. Je veux être repêché dans la LNH, mais ce n’est pas mon principal focus. L’important, c’est de progresser, de bien jouer et d’aider mon équipe à gagner. Si je fais tout ça, mes chances d’être repêché seront bonnes», confiait le défenseur de 17 ans.

Savoie a été appelé à jouer plus que prévu, la saison dernière. À l’origine, l’entraîneur-chef Patrick Roy avait prévu qu’il fasse ses classes au même rythme que Marc-Édouard Vlasic, qui n’avait pas vu beaucoup d’action dans les premiers mois de son année recrue. Mais voilà, Savoie a eu droit à l’inverse, jouant la plupart du temps dans le top 4 de la brigade défensive des Remparts, qui disputent leur dernier match préparatoire, vendredi, à Drummondville.

«Nicolas possède l’attitude et le coffre d’outils pour réussir. C’est plaisant de travailler avec un jeune comme lui parce qu’il est réceptif et comprend bien le jeu. Les défenseurs d’aujourd’hui doivent être plus complets, il doit maintenant peaufiner quelques détails dans son jeu, comme son lancer. Nicolas n’est pas un défenseur à gros risque, il est difficile à jouer contre, il n’est pas nerveux avec la rondelle. Il va prendre plusieurs minutes sur le jeu de puissance», analysait l’entraîneur-associé et responsable des défenseurs, Martin Laperrière.

Plus à l’aise

Avec l’expérience acquise l’an passé, Savoie se sent plus à l’aise, notamment en possession de la rondelle.

«J’ai pris beaucoup de confiance avec la rondelle. J’ai beaucoup appris, l’an passé, je connais mieux le calibre et ce que je peux faire. J’ai été chanceux d’avoir de bons partenaires avec [Sam] Dunn et Étienne [Verrette], j’ai vu comment ça jouait dans la Ligue, je sais plus à quoi m’attendre», ajoutait celui qui a 12 points en 54 matchs à sa première saison.

Choix de quatrième ronde en 2018, Savoie avait hésité à se joindre à la LHJMQ. Il n’a jamais regretté sa décision de jouer à Québec. Il est convaincu qu’il en sera autant pour James Malatesta, qui a pris la même décision, ces derniers jours.

«Je suis vraiment heureux ici, j’adore ça. Je suis certain que James [Malatesta] aimerait ça, lui aussi. Il habite en pension tout près de chez moi, je lui dis souvent qu’il va adorer. En tout cas, ça passe vite. Je me rappelle encore de mon arrivée au camp. Et en un claquement de doigts, j’en suis déjà à ma deuxième saison.

Remparts

James Malatesta «tombé en amour avec Québec»

L’aura de Patrick Roy et son côté persuasif? Le sérieux des Remparts? Les charmes de Québec? C’est tout cela et surtout son expérience de deux jours au camp d’entraînement qui a convaincu James Malatesta de poursuivre sa carrière dans le junior canadien, chez les Remparts.

Le petit attaquant de 16 ans était de retour sur la glace du Pavillon de la jeunesse d’ExpoCité, mercredi matin, deux semaines après son premier passage éclair de 48 heures. Dans un virage à 180°, le natif de Kirkland, dans l’ouest de l’île de Montréal, a choisi mardi d’abandonner la voie du hockey universitaire aux États-Unis pour s’engager avec le club junior majeur de Québec.

Un gros ajout en attaque pour l’avenir des Remparts, mais même pour le présent. Roy a déjà confirmé qu’il jouera sur le premier trio aux côtés du vétéran Félix Bibeau et de Pierrick Dubé. Malatesta portera le numéro 11.

«Je suis tombé en amour avec Québec!» a-t-il résumé simplement, à la porte du vestiaire. «Je ne planifiais pas de jouer dans la LHJMQ. Je suis venu au camp parce que c’est Québec, que j’ai de bons souvenirs d’avoir joué au Tournoi pee-wee au Centre Vidéotron et par simple respect envers coach Patrick, à qui j’avais dit que je viendrais.»

«Mais une fois ici, je suis tombé en amour! Et quand je suis parti, je n’arrêtais pas d’y penser», affirme celui qui s’était pourtant promis à la Kimball Union Academy, un high school préparatoire aux universités situé dans le New Hampshire. «Une seule équipe pouvait me faire changer d’idée et c’était Québec.»

Choix de septième ronde

Voilà le nœud de l’affaire. Alors que Malatesta avait toujours dit qu’il ne jouerait pas dans la LHJMQ, celui qui était classé 11e espoir par le Centre de soutien au recrutement en vue du dernier repêchage a finalement abouti dans le giron des Remparts aussi loin qu’en septième ronde, au 116e rang total. Le joueur a-t-il choisi son équipe?

«Septième ronde. Ce n’est pas plus compliqué que ça», rétorque le directeur général et entraîneur-chef des Remparts. Au sens où les 17 autres formations du circuit ont eu tout le loisir de repêcher Malatesta avant les Remparts.

«D’après moi, il y en a qui vont avoir des discussions [dans les autres clubs]… Si le joueur sort en fin de deuxième ou en troisième ronde, tu peux penser que c’est arrangé. Mais en septième, beaucoup de joueurs sont passés. Alors quant à moi, ils peuvent tous se la fermer», tranche Roy, admettant avoir mis beaucoup de temps et d’efforts sur ce dossier depuis le 8 juin.

Des avantages nombreux

«Plusieurs choses jouent en notre faveur quand tu veux convaincre un joueur», constate Roy. «Il a joué aux Pee-wee, nos installations, notre type d’organisation et les gens qui y travaillent. On ne prend rien à la légère! On a une organisation fière et on prend soin de nos joueurs. Et Québec, c’est une belle ville!» énumère le patron.

Le fait que Malatesta pourra fréquenter une école anglophone autant pour finir son secondaire qu’ensuite au cégep penche aussi dans la balance. Une bourse d’études décaissée par la LHJMQ a été un autre élément positif pour le convaincre de rester ici.

«Mais j’ai peut-être un avantage sur certaines équipes, et c’est moi», continue l’ancien gardien de but étoile vainqueur de quatre Coupes Stanley et détenteur de nombreux records de la LNH. «J’ai un vécu, je suis passionné et j’ai quelque chose à partager avec les jeunes», résume-t-il, réaliste.

Roy souligne que Québec n’est pas la seule destination pour les récalcitrants comme Malatesta. Saint-Jean, Moncton et Halifax jouent aussi sur ce terrain, tandis que la venue prochaine du Russe Vasily Ponomarev à Shawinigan en surprend plus d’un.

Remparts

Les Remparts ont convaincu James Malatesta

Adoptant déjà un alignement rempli de jeunes pour amorcer la saison, les Remparts ont convaincu un autre très bon espoir de venir jouer à Québec dès maintenant. Le Québécois James Malatesta privilégiera le junior pour la suite de sa carrière au lieu du hockey scolaire américain, contrairement à ce qu’il a toujours prétendu.

Voilà l’essentiel de la nouvelle publiée par TVA Sports, mardi soir. Malatesta est cet excellent joueur de centre originaire de Kirkland, dans l’ouest de l’île Montréal, qui évoluait l’hiver dernier dans le midget AAA avec les Lions du Lac-Saint-Louis.

Remparts

Patrick Roy mise sur la jeunesse pour la saison 2019-2020

Patrick Roy a vraiment décidé de miser sur la jeunesse pour débuter la saison 2019-2020 des Remparts de Québec, présentant un alignement qui inclut quatre joueurs de 16 ans, sept joueurs de 17 ans, quatre de 18 ans, cinq de 19 ans et quatre de 20 ans. De mémoire d’homme, le directeur général et entraîneur ne se souvient d’ailleurs pas avoir présenté une équipe avec autant de joueurs de 16 ans dans l’alignement.

«Les 16 ans ont toujours été une denrée rare chez nous... Peut-être la première année de [Adam] Erne et [Anthony] Duclair?» avance Roy en faisant référence à la saison 2011-2012. Vérification faite, Duclair et Erne sont les seuls joueurs de 16 ans à avoir disputé plus de 20 matchs cette saison-là. Anthony Gingras en avait joué 20, Mathieu Boily 11, Hubert Lemaire 7 et Marc-Antoine Bouillon, un seul.

Roy enverra donc dans la mêlée ses quatre premiers choix du dernier repêchage, les attaquants Nathan Gaucher et Jacob Melanson, sélectionnés en première ronde, le défenseur Charle Truchon et le gardien de but Emerick Despatie, choisis en deuxième ronde, tous âgés de 16 ans, de même que son choix de première ronde au repêchage international, l’ailier gauche Yu Sato, âgé de 17 ans.

Dans les faits, ce ne sont pas quatre, mais bien cinq joueurs de 16 ans que les Remparts compteront dans leur alignement pour lancer la saison le 20 septembre contre les Tigres de Victoriaville puisque Xavier Filion, tout juste acquis des Saguenéens de Chicoutimi contre un choix de quatrième ronde au prochain repêchage, ne fêtera ses 17 ans que 12 jours plus tard!

«L’avenir des Remparts est entre bonnes mains!» lance Roy en conférence téléphonique, ajoutant qu’il allait prendre son temps avec ses jeunes joueurs.

«On sait que ce sera peut-être plus difficile à mesure que la saison va avancer. Mais avec le retour possible de Félix Bibeau [du camp des Islanders de New York], on pourrait peut-être transférer certains joueurs sur le troisième ou le quatrième trio pour leur permettre de mieux s’adapter. Je vais être patient et j’espère que les partisans le seront aussi.»

Remparts

Remparts 2/Drakkar 6: «C’était pire que pire»

BAIE-COMEAU – Après avoir comblé un déficit de quatre buts la veille pour finalement s’incliner dans les dernières secondes de jeu, les Remparts de Québec n’ont pu réaliser le même scénario dimanche après-midi au Centre Henry-Leonard, le Drakkar l’emportant 6-2. Baie-Comeau est toujours invaincu en quatre sorties hors concours.

Patrick Roy a continué ses expériences, avec six joueurs de 16 ans en uniforme et un seul 20 ans, Anthony Gagnon, qui participait à un second match consécutif avec sa nouvelle équipe. Évidemment, comme c’est le cas en camp d’entraînement, la cohésion n’y était pas, «mais là, c’était pire que pire», n’a pu que constater Patrick Roy.

«C’est quand même bien ce genre de match-là parce que ça te permet de savoir où tu es et on réalise qu’on a encore beaucoup de travail à faire», de faire valoir l’entraîneur-chef et directeur général des Remparts. «Malheureusement, on va avoir des décisions plus difficiles qu’on pensait à prendre car certains de nos vétérans ne semblent pas savoir quand le camp va commencer.»

Roy n’a pas manqué de souligner que les troupiers du Drakkar «ont travaillé beaucoup plus forts que nous. Honnêtement, je suis obligé de te dire que ça faisait longtemps que je n’avais pas vu une de nos équipes jouer aussi mal.»

Construire sur le positif

«On a vu beaucoup de positif sur lequel on peut construire. J’ai aimé notre effort, notre énergie et notre enthousiasme», a analysé pour sa part le pilote du Drakkar, Jon Goyens. «On a travaillé notre vitesse et le style avec lequel on veut jouer. On veut vraiment avoir une attaque à cinq joueurs et la plupart des buts qu’on a marqué nous ont montré ça. Je donne crédit aux joueurs, ils ont bien bougé la rondelle.»

En faisant dévier le tir-passe de Xavier Bouchard, Thomas Éthier a ouvert le pointage pour le Drakkar, avec 20,9 secondes à faire au premier engagement. Brendan St-Louis et Raivis Ansons, en deuxième, ainsi que Xavier Bouchard, Feliks Morozov et Julien Létourneau, en troisième, ont marqué les autres buts du Drakkar. Devant le filet des Québécois, Emerick Despatie a stoppé 28 rondelles.

À l’autre bout, le portier numéro un du Drakkar, Lucas Fitzpatrick, a été solide, réalisant lui aussi 28 arrêts. Il a fallu un but chanceux d’Édouard Cournoyer, son deuxième en autant de matchs, pour le battre. Édouard St-Laurent, d’un tir imparable en échappée, a été l’autre marqueur.

Transaction

Avant la rencontre, Roy a fait l’acquisition du gardien Philippe Gaudreault des Tigres de Victoriaville, en retour d’un choix de 12e ronde en 2020. Le cerbère de 19 ans évoluait dans le circuit junior AAA l’an dernier. Gaudreault, originaire de Clermont dans Charlevoix, a été un choix de 12e tour des Wildcats de Moncton en 2017.

«(Cette acquisition) est une mesure préventive. On a une décision à prendre entre Despatie et (Thomas) Boucher, mais j’ai bien aimé ce que j’ai vu de Despatie. On l’a laissé carrément seul en perdant toutes les batailles devant le filet», a-t-il conclu. 

Autant du côté des Remparts que du Drakkar, l’heure des dernières coupures est venue. Lundi matin, Roy dévoilera l’identité des joueurs qui quitteront le camp d’entraînement de l’équipe. Même chose pour Pierre Rioux, directeur général du Drakkar.

Remparts

Les Remparts noyés par le Drakkar en fin de match

BAIE-COMEAU – Les Remparts ont comblé un écart de quatre buts au dernier tiers, mais un but de Gabriel Fortier, son deuxième du match, avec 12,9 secondes à faire au match a procuré un gain de 6-5 au Drakkar de Baie-Comeau dans le premier match d’un programme double.

Nathan Légaré avait lancé le Drakkar en avant 5-1 avec son second de la rencontre en début de troisième. Les hommes de Jon Goyens et les 558 partisans qui ont délaissé ce beau samedi après-midi pour assister à ce match hors concours croyaient bien que la cause était entendue, mais les visiteurs ne l’entendaient pas de cette oreille.

«On n’a pas abandonné à 5-1, j’ai aimé la persévérance de mon équipe, mais je dois admettre que faire cinq heures et demie de route la journée d’un match, ce n’est pas une situation idéale, mais ce n’est pas une excuse non plus», a déclaré l’entraîneur-chef Patrick Roy.

«On aurait pu être meilleur dans nos prises de décision, avec la rondelle et sans la rondelle. J’ai hâte à demain [dimanche], on a la chance de recommencer à 14h mais en général, je ne peux pas être satisfait de cette partie», a-t-il ajouté.

À son premier match à Baie-Comeau, Brandon Frattaroli complétait un trio avec l’autre nouvel attaquant du Drakkar, Antoine Rochon, et le vétéran Thomas Éthier. Le match de l’ancien Diable rouge a toutefois pris fin en début de deuxième lorsqu’il a été accueilli à la ligne bleue du Drakkar par Édouard Cournoyer, qui l’a solidement sonné avec sa mise en échec. Il en est quitte pour une commotion cérébrale.

Cournoyer, Romain Rodzinski, Jacob Melanson, Aleksei Sergeev et Pierrick Dubé ont déjoué Ventsislav Shingarov, qui a stoppé 28 rondelles. Du côté du Drakkar, outre Légaré et Fortier, Feliks Morozov et Julien Létourneau ont trompé la vigilance de Thomas Boucher, auteur de 21 arrêts dans cette rencontre.

«Je ne suis pas capable de dire qu’il a donné un mauvais but, mais j’aurais bien aimé qu’il fasse un arrêt de plus», a indiqué le Diable rouge en chef. «Les camps d’entraînement, c’est fait pour ça, ce n’est pas toujours parfait, et j’ai hâte de voir comme [Emerick] Despatie va se comporter demain [dimanche].»

Avant le match, le Drakkar a ajouté un défenseur à son alignement, l’ex-Rempart Félix Tremblay, qui était avec Shawinigan. En retour du joueur de 18 ans originaire de Baie-Comeau, les Cataractes ont reçu du dg Pierre Rioux le choix de cinquième ronde de 2020 des Voltigeurs de Drummondville, acquis plus tôt cette semaine dans la transaction impliquant Jérémy Lapointe et Mathieu Charlebois.

Avant de quitter Québec samedi matin, les Remparts ont retranché le défenseur de 16 ans Olivier Archambault, qui a été retourné à son club midget AAA, le Phénix du collège Esther-Blondin. Il reste donc 27 joueurs au camp et les coupures finales seront annoncées lundi matin… Les deux mêmes formations se retrouvent dimanche à 14h, de nouveau sur la glace du Centre Henry-Leonard.

Remparts

Anthony Gagnon heureux d’aboutir avec les Remparts

Alors que son ancienne équipe, l’Océanic de Rimouski, avait quatre joueurs de 20 ans en surplus, Anthony Gagnon se doutait qu’il pouvait aboutir sous d’autres cieux. Et même si son arrivée amène les Remparts à avoir un «20 ans» en trop, il affirme être très heureux de porter les couleurs des Diables rouges.

«C’est une bonne nouvelle pour moi, je m’entends bien avec tout le monde. Patrick [Roy] voulait obtenir mes services et m’a dit que je passerais probablement l’hiver ici», a expliqué Gagnon après l’entraînement des Remparts vendredi matin. Il faut dire que Félix Bibeau partira au camp d’entraînement des Islanders de New York et qu’il participera ensuite au camp des Sound Tigers de Bridgeport, dans la Ligue américaine, s’il est retranché.

«Je souhaite à Félix de vivre son aventure jusqu’au bout là-bas, mais, personnellement, j’aimerais beaucoup qu’il revienne à Québec, car c’est tellement un bon joueur», a commenté Gagnon.

Après avoir marqué 19 buts et inscrit 23 aides, Gagnon sait qu’on s’attend à ce qu’il apporte sa contribution à l’offensive. «Par contre, je suis aussi un joueur qui est capable de travailler dans les deux sens de la patinoire, je me débrouille bien en zone défensive et en désavantage numérique et je sais aussi que l’équipe recherchait un joueur avec ces qualités.»

Comme Huntington

Gagnon se verrait très bien éclore à sa dernière saison junior comme l’a fait son ancien coéquipier de l’Océanic, Jimmy Huntington, qui a signé un contrat avec le Lightning de Tampa Bay après avoir coiffé son stage junior d’une saison de 92 points aux côtés du jeune prodige Alexis Lafrenière.

«Jimmy jouait avec moi, j’ai vu ce qu’il faisait et je vais m’en inspirer. J’ai beau ne pas avoir été repêché, je sais que c’est possible de signer un contrat après une bonne saison 20 ans», explique-t-il.

Gagnon habite avec le jeune défenseur Charle Truchon, choix de deuxième ronde des Remparts sur qui l’équipe mise beaucoup. «À ma cinquième année, c’est aussi mon rôle d’épauler des jeunes comme lui. Ça me rappelle des souvenirs», indique-t-il.

Alors que les Remparts étaient l’ennemi quand il évoluait à Rimouski, Gagnon n’a pas tardé à renouer avec de vieilles connaissances à Québec. «J’ai joué avec [Darien] Kielb à Gatineau et en même temps que Bibeau et Jérémy Laframboise au niveau midget AAA. J’ai aussi eu Anthony Pagiarulo comme coéquipier à Rimouski. Il a vraiment éclos ici à Québec et il joue très bien après quelques saisons dans l’ombre de Colten Ellis», termine Gagnon.

Départs et arrivée

Le directeur général et entraîneur Patrick Roy a retranché l’ailier Tristan Gagné du camp d’entraînement des Remparts vendredi alors que l’arrière Adam Cardona, âgé de 16 ans, a quitté pour retourner avec les Lions du Lac Saint-Louis. Roy avait auparavant cédé un choix de dixième ronde au prochain repêchage aux Tigres de Victoriaville pour mettre la main sur Tommy Luneau, un centre de 18 ans. Celui qui s’alignait avec les Estacades de Trois-Rivières au niveau Midget AAA au cours des deux dernières saisons est aussi le frère de Tristan Luneau, l’un des meilleurs espoirs du prochain repêchage de la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

Les Remparts comptent donc maintenant 28 joueurs et Patrick Roy procédera aux dernières coupures lundi matin, après les deux matchs hors-concours de la fin de semaine, à Baie-Comeau. L’équipe reprendra ensuite l’entraînement au pavillon de la Jeunesse mardi matin.

Remparts

Roy transige pour un quatrième joueur de 20 ans

Mardi soir, lors du match hors-concours entre les deux formations, l’Océanic de Rimouski avait six joueurs de 20 ans et les Remparts, le maximum de trois. Quelques heures et quelques échanges plus tard, les deux formations se retrouvent avec un 20 ans en trop.

Le directeur général et entraîneur des Remparts, Patrick Roy, a discuté avec son homologue de l’Océanic Serge Beausoleil pour mettre la main sur l’attaquant Anthony Gagnon en échange du choix de troisième ronde des Huskies de Rouyn-Noranda au repêchage de 2020. Peu après, Beausoleil s’est tourné vers le Titan d’Acadie-Bathurst où il a expédié le cerbère Tristan Bérubé en échange d’un autre joueur ayant déjà appartenu aux Remparts, le défenseur Xavier Raby, qui avait été envoyé à la formation des maritimes contre un choix de dixième ronde en 2020 il y a quelques semaines. L’Océanic obtient aussi le choix de quatrième ronde du Titan en 2020 dans cette transaction.

Comme les Remparts comptaient déjà sur trois «vingtenaires» en l’attaquant Félix Bibeau et les arrières Pier-Olivier Lacombe et Darien Kielb, ils se retrouvent donc eux aussi en surplus de ce côté avec l’ajout de celui qui a marqué 19 buts et ajouté 23 aides en 68 matchs à Rimouski l’an dernier. «Avec le départ de Bibeau pour le camp des Islanders de New York, sans trop savoir son statut, j’aime mieux me protéger. Pour le moment, c’est une police d’assurance, mais si Bibeau revient, on aura des décisions à prendre», a commenté Patrick Roy mercredi, ajoutant que le dg des Islanders, Lou Lamoriello, lui avait fait comprendre que Bibeau participerait au camp de la Ligue américaine s’il était retranché par le grand club.

Profondeur

«Une chose est certaine, Gagnon nous amène de la profondeur à l’offensive et il est capable de marquer des buts. Il joue bien dans le territoire et il a un bon lancer. En défensive, Darien et P.O. ont bien joué au camp, mais tous les gars qui sont encore au camp sont des gars qui vont jouer dans la ligue et un gars comme [Charle] Truchon est en train de nous forcer la main», analyse Roy. 

«Nous, on veut avoir un bon début de saison. Cet été, on avait déjà discuté avec l’Océanic pour Anthony et quand le camp est arrivé, on a réfléchi à différents types de joueurs qu’on voulait pour compléter notre équipe», explique le DG et entraîneur des Diables rouges. «Cette année, on veut des gars qui jouent sur 200 pieds, qui sont bons offensivement et défensivement, on veut s’éloigner des joueurs unidimensionnels. C’est là que des gars comme [Hugo] Audette, [Nathan] Gaucher et Truchon deviennent intéressants pour nous.»

Quant à l’Océanic, les échanges de Gagnon et Bérubé s’ajoutent à celui de Jordan Lepage, envoyé aux Cataractes de Shawinigan avant le match de mardi. D’Artagnan Joly, Cédric Paré, Vincent Martineau et Jeffrey Durocher sont les quatre seuls joueurs de 20 ans à survivre pour l’instant à cette vague de transactions qui visait pour Serge Beausoleil à se rapprocher du maximum de hockeyeurs de cet âge permis au cours d’un même match de la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

Remparts

Remparts: Sato se démarque avec deux aides

L’attaquant recrue Yu Sato a inscrit deux aides mardi soir lors de la victoire de 3 à 1 des Remparts de Québec sur l’Océanic de Rimouski en match hors-concours au Complexe sportif multidisciplinaire de L’Ancienne-Lorette.

S’il avoue lui-même ne pas être encore acclimaté aux patinoires nord-américaines, le Japonais plus habitué aux glaces de Finlande et de Russie continue d’impressionner ses partisans, ses entraîneurs et ses coéquipiers au camp d’entraînement des Diables rouges.

«Parfois, je rate mon coup quand j’ai la rondelle et que j’essaie de faire une passe. Je ne suis pas habitué aux petites patinoires. C’est plus difficile sur ces patinoires, j’ai moins d’espace pour passer la rondelle. Ce soir, mes compagnons de ligne m’ont beaucoup aidé», a déclaré Sato après la partie.

«J’aime bien le hockey nord-américain, mais j’ai besoin de plus d’entraînement sur les patinoires plus petites. Je dois aussi m’habituer au jeu plus rude, et ça tombe bien, il y a encore un mois d’entraînement.»

C’est une superbe passe Sato qui avait pavé la voie au premier filet des Remparts, inscrit par Édouard Saint-Laurent. Sato a envoyé la rondelle du revers à Saint-Laurent, qui se trouvait devant le but et a dégainé rapidement pour toucher la cible à 9:59 de la première. Sato a ajouté une autre aide sur le but de Pierrick Dubé en troisième période.

«On peut voir qu’il a beaucoup de talent, il m’a fait toute une passe, tu ne penses jamais qu’il va faire ça. Il dit qu’il a encore besoin d’adaptation, mais nous, on ne s’en rend pas compte du tout!», a déclaré Saint-Laurent, qui avait aussi eu deux belles occasions de marquer en première.

Roy satisfait

L’entraîneur et directeur général Patrick Roy avait aussi de bons mots tant pour Sato que pour Saint-Laurent, qu’il a acquis l’an dernier du Phoenix de Sherbrooke. «Sato commence à se sentir de mieux en mieux. Peut-être que dans le calibre où il jouait, il avait un peu plus de temps pour préparer des jeux, mais il est un joueur très intelligent, il va s’adapter.»

«Quant à Édouard, il a bien contrôlé la rondelle et il sait que ce qu’on attend de lui, c’est qu’il lance au but avec confiance», reprend Roy.

Saint-Laurent, qui est originaire de Lévis, est heureux de poursuivre son aventure avec les Remparts après avoir été échangé deux fois l’an passé. «À chaque fois, tu dois apprendre un nouveau système de jeu. Maintenant, je suis chez moi et je connais le système. J’ai eu un bon été d’entraînement et je serai prêt pour le début de la saison», commente le joueur de 19 ans.

L’autre filet des Remparts avait été préparé grâce à une passe précise du défenseur de 20 ans Pier-Olivier Lacombe qui a permis à Thomas Caron de se retrouver seul devant le but avec le gardien Thomas Couture à sa merci. L’ailier n’a pas eu de difficulté à ajouter à l’avance des siens.

Un peu plus tard en deuxième, Lacombe a inscrit un but... mais dans son propre filet. Tentant de dégager la rondelle, il a frappé la jambière d’un coéquipier et le rebond a abouti au fond du but, surprenant le jeune gardien Emerick Despatie, venu en relève à Anthony Pagliarulo. Le but a été attribué à l’ailier gauche de l’Océanic Jacob Kelly. 

Notes

L’ailier Jonah White, qui avait été invité au camp par les Remparts, est reparti en Ontario. «Je suis déçu qu’il parte. On l’aimait bien, mais il voulait retourner chez lui», a déclaré Roy... 

Despatie, qui évoluait l’an dernier avec les Élites de Jonquière (Midget AAA) a bien fait comme substitut d’Anthony Pagliarulo, réalisant 14 arrêts sur 15 lancers. Roy l’alternera avec le Lévisien Thomas Boucher lors des prochains matchs hors-concours...

Remparts

Québec 3/Rimouski 1: à l’image du camp d’entraînement

RIMOUSKI — Dans une domination de 42 tirs au but contre seulement 15, les Remparts ont quitté le Colisée de Rimouski, dimanche, avec une victoire de 3-1 contre l’Océanic à l’issue du premier match hors saison. «Ça a été bon pour nous, a commenté Patrick Roy, visiblement satisfait de ses joueurs. C’est à l’image de ce qu’on a eu comme camp.»

«On est vraiment contents de la performance de nos jeunes depuis le début du camp d’entraînement, a poursuivi l’entraîneur-chef des Remparts. Cet après-midi, ça a été une grosse performance!»

De l’autre côté, Serge Beausoleil n’était pas déçu, malgré la défaite. «On a 21 gars qui n’ont pratiquement jamais donné de coups de patin dans le circuit, qui arrivent et qui jouent à la maison. C’était stressant, a justifié l’entraîneur-chef bas-laurentien. Il y a eu de très belles choses dans ce match-là, entre autres de nos deux gardiens de but. Ce qui était important, c’était de donner une expérience à nos recrues et l’objectif est atteint.» Patrick Roy a endossé le point de vue de son homologue. «Ce n’est pas le pointage qui est important, c’est la façon dont nos jeunes se comportent», croit-il.

La première à l’Océanic

C’est Luka Verreault qui a ouvert la marque d’un tir précis à 56 secondes du début du match, assisté de Michaël Boulay et d’Alexis Brisson. Les trois joueurs sont originaires de l’Est-du-Québec. Malgré la domination des Remparts au chapitre des tirs au but, la première période a appartenu à l’Océanic grâce à l’excellent travail de Raphaël Audet devant le filet, qui a réussi à maintenir l’avance de Rimouski.

Québec a répliqué en début de deuxième pour créer l’égalité sur un but de Nathan Gaucher. À mi-chemin de l’engagement, les deux formations ont changé leur cerbère. À l’instar de son coéquipier Raphaël Audet, Jonathan Labrie a permis aux locaux de demeurer dans le match. Beausoleil explique le peu de lancers au but au fait que ses hommes aient été «embouteillés par un échec-avant de l’autre côté». «Les jeunes ont appris», estime l’entraîneur, même s’il reconnaît que ses ouailles ont été avares de lancers. Selon lui, c’est beaucoup plus les batailles le long des rampes qui font la différence.

C’est à 3:31 du troisième tiers que les visiteurs ont pris les devants après un but de Daryk Plouffe-Dubé. Puis à 5:01, Yu Sato en a ajouté un autre.

Le prochain match préparatoire entre les deux mêmes formations sera disputé mardi à L’Ancienne-Lorette.

Remparts

Jacob Melanson veut contribuer dès cette année

Deuxième choix de première ronde des Remparts de Québec cette année, le Néo-écossais Jacob Melanson est pressé d’apporter sa contribution à l’équipe. Même s’il n’a que 16 ans, l’ailier droit veut jouer dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) dès cette saison.

«J’ai un bon camp jusqu’à maintenant et mon but est de montrer aux entraîneurs ce que je peux apporter à l’équipe, c’est-à-dire un joueur très physique qui travaille très fort à chaque match. Je pense que je pourrais devenir un élément-clé de cette équipe», explique Melanson, que le directeur général et entraîneur Patrick Roy voulait tellement qu’il a cédé au Drakkar de Baie-Comeau ses 26e et 53e choix au repêchage de cette année et ses choix de deuxième et troisième rondes de 2020 afin de pouvoir le sélectionner avec le

15e choix du dernier repêchage.

«Je n’étais pas vraiment surpris d’être sélectionné par Québec, car j’avais entendu dire à plusieurs reprises que les Remparts s’intéressaient à moi. Et oui, il y a un peu de pression qui vient avec le fait d’être sélectionné en première ronde», avoue celui qui évoluait l’an dernier avec le Weeks Major Midget de Pictou County et que le centre de soutien au recrutement de la LHJMQ classait au trentième rang des espoirs disponibles au repêchage 2019. 

S’il débute la saison à Québec, Melanson n’en sera pas à ses premières armes au hockey junior puisqu’il a disputé la saison dernière trois parties avec l’équipe junior A de son patelin, les Ramblers d’Amherst. «Ça a été une belle expérience pour moi, d’avoir l’occasion de jouer avec et contre des joueurs plus vieux. Je pense que c’était une bonne préparation pour la LHJMQ.»

Pendant le camp, Melanson avoue travailler davantage sur son coup de patin et son lancer, histoire de bien diversifier ses qualités athlétiques. Il a également eu l’occasion de fraterniser avec le joueur de centre Nathan Gaucher, l’autre choix de première ronde des Remparts au dernier repêchage. «Nathan est un très bon joueur, on s’entend très bien sur la glace et en dehors de la glace», souligne-t-il.

Raffone ouvert

Si l’Américain Connor Chalmers, sélectionné en 14e ronde du repêchage régulier, et son compatriote Matt Copponi, premier choix des Remparts à la séance de sélection américaine, brillent par leur absence au camp des Diables rouges, l’ailier gauche Casey Raffone, deuxième sélection au repêchage des joueurs américains, a pris la peine de se pointer à Québec pour 48 heures, histoire de conserver son éligibilité à évoluer dans la NCAA.

Contrairement aux deux autres et au Montréalais James Malatesta, qui a répété qu’il visait d’abord et avant tout la NCAA et que la LHJMQ était en quelque sorte une solution de rechange, Raffone garde l’esprit ouvert et n’écarte pas l’idée de jouer à Québec cette année. «Oui, je quitterai le camp aujourd’hui, mais je pourrais revenir à Québec. Je vais me donner du temps pour bien réfléchir et en discuter avec mes parents. En grandissant, je me suis toujours dit que j’allais jouer dans la NCAA, mais le fait d’être repêché par les Remparts m’a amené à penser de plus en plus à la LHJMQ», a-t-il déclaré vendredi.

Celui qui se décrit comme un joueur de finesse et un bon fabricant de jeux évoluait l’an dernier avec l’équipe U15 de l’académie de hockey Selects de South Kent et rejoindra les Rangers de Mid-Fairfield s’il ne revient pas à Québec. Il est natif et résidant du Connecticut, un état américain qui a déjà donné aux Remparts l’attaquant Adam Erne, qui a porté les couleurs de l’équipe de 2011 à 2015 et qui s’aligne maintenant avec les Red Wings de Detroit.

Remparts

Remparts: Roy veut au moins voir une progression [VIDÉO]

Même s’il n’ira pas jusqu’à dire que la version 2019-2020 des Remparts de Québec sera meilleure que celle de la saison dernière, le directeur général et entraîneur Patrick Roy souhaite au moins voir une progression cette année chez ses protégés.

«Je sais qu’on a été au milieu du peloton ces dernières saisons, mais je pense encore qu’on peut causer une surprise. Une chose est certaine, je veux voir une progression par rapport à l’an dernier», a déclaré Roy mercredi après-midi, au moment d’accueillir ses joueurs au Pavillon de la Jeunesse.

«Je suis très excité, j’ai hâte de voir nos joueurs. On a une couple de bons jeunes qui arrivent. Ça fait longtemps que je n’ai pas eu d’aussi bons jeunes joueurs dans une classe de repêchage», poursuit-il.

Histoire d’aider les nouveaux venus à s’acclimater et pour pouvoir mieux évaluer les jeunes talents, il laissera les joueurs de 19 et 20 ans de côté dans les matchs intraéquipe de la première journée.

Roy veut cependant éviter de mettre trop de pression sur les épaules de recrues comme Nathan Gaucher et Jacob Melanson, les deux premiers choix des Remparts au dernier encan. «C’est sûr que j’aurais aimé qu’on marque davantage de buts l’an dernier, mais en même temps, il faudra être patient avec nos jeunes joueurs.»

«Même si ça fait des années que je suis dans le monde du hockey, je suis un peu nerveux au début d’un camp. C’est dans ma ville, j’adore être avec les Remparts et aider les jeunes à réaliser leur rêve», poursuit-il.

D’ailleurs, des silhouettes grandeur nature de Jonathan Audy-Marchessault (Golden Knights de Vegas) et Marc-Édouard Vlasic (Sharks de San Jose) venaient rappeler à ceux qui prendront part au camp jusqu’où un séjour avec les Remparts pourrait les mener.

Des essais

Il y a en a quand même qui se font tirer l’oreille, comme le surdoué James Malatesta et les Américains Casey Raffone et Alexander Teleguine, qui seront au camp pour un essai de 48 heures afin de ne pas perdre leur éligibilité pour les collèges américains.

«Je n’ai pas vraiment d’attente envers Malatesta, Teleguine et Raffone. On s’attend à ce qu’ils retournent avec l’équipe pour laquelle ils avaient décidé de jouer cette année après ces 48 heures», indique Roy.

«Je serais très surpris que Malatesta reste ici cette année», a-t-il repris au sujet du jeune prodige des Lions du Lac Saint-Louis qui a glissé jusqu’en septième ronde au dernier repêchage en raison de son engagement à fréquenter une école préparatoire du New Hampshire.

Vérification faite auprès de l’attaquant de 16 ans, celui-ci a toujours la ferme intention de s’aligner avec l’équipe d’une école préparatoire américaine pour ensuite poursuivre son cheminement dans un programme de hockey universitaire de la NCAA. 

«Je suis excité de vivre cette expérience à Québec, mais mon but c’est d’aller dans la NCAA. Si ça ne fonctionne pas, je reviendrai à Québec», a affirmé Malatesta.

Le cas Bibeau

Patrick Roy demeure aussi réaliste à propos de Félix Bibeau, acquis des Huskies de Rouyn-Noranda durant la saison morte et qui a été sélectionné en sixième ronde par les Islanders de New York lors du dernier repêchage de la LNH.

«Je ne vais pas dire que je crains qu’il reste avec l’organisation des Islanders après le camp de l’équipe, car c’est toujours le but d’aider nos joueurs à atteindre le plus haut niveau. Nous-mêmes, on ne pensait jamais qu’il finirait la saison aussi fort l’an dernier», poursuit-il.

Cependant, si l’attaquant de 20 ans est de retour à Québec, il sera assurément l’un de ceux sur lesquels Roy comptera pour affirmer un certain leadership dans le vestiaire. Peut-être même pour porter le «C» sur son uniforme, a laissé entendre le pilote des Remparts.

Remparts

Remparts: Yu Sato veut «changer la pression en puissance» [VIDÉO]

Yu Sato a eu un avant-goût de l’importance du hockey à Québec, lundi matin. Débarqué en ville samedi, le nouveau joueur japonais des Remparts a rencontré les médias dans le vestiaire du club junior au Centre Vidéotron. En plein été. Il commence à comprendre qu’il aura de la pression.

«J’ai beaucoup de pression. Mais je dois changer la pression en puissance», a-t-il répondu, signifiant qu’il comptait se nourrir de toute cette nouvelle attention. Qui semblait l’avoir déjà un peu médusé dès son arrivée à l’aéroport, deux jours plus tôt, alors que Le Soleil et un autre journaliste l’y attendaient.

Patrick Roy lui-même s’est dit surpris d’une aussi bonne réponse médiatique le premier lundi d’août. «En même temps, ça va l’aider à se dégêner et à comprendre l’importance du hockey dans la ville de Québec», a constaté celui qui occupe les postes d’entraîneur-chef et de directeur général des Remparts pour une 10e saison, sa deuxième après cinq ans d’absence.

Ailier gauche de 5’ 11’’ et 172 lb, Sato table sur sa vitesse pour faire sa marque dans la LHJMQ, lui qui se définit davantage comme un fabricant de jeu malgré ses 37 buts et 80 points inscrits l’an dernier dans le junior en Finlande. Il est le deuxième Japonais à évoluer dans le circuit junior québécois après Takuma Kawai avec Drummondville et Gatineau, de 2006 à 2008.

Le lien entre Sato et les Remparts s’est fait par l’agent et ancien joueur étoile Igor Larionov, aussi agent d’Aleksei Sergeev, l’autre joueur étranger des Remparts. Les deux se sont déjà entraînés ensemble à Detroit. Sato est d’ailleurs retourné accueillir Sergeev à l’aéroport Jean-Lesage, samedi soir. «Aleksei m’a dit que l’hiver, il fait très froid! Mais aussi que Québec est une très belle ville», sourit-il.

Entraîneur à Saitama, ville natale de Yu, le père Sato est un grand admirateur à la fois de Larionov, s’émerveillant à l’époque du style soviétique et du trio KLM, ainsi que de Roy. «Quand j’étais jeune, dans ma chambre, j’avais une figurine de Patrick Roy qui soulève la Coupe Stanley», confie l’attaquant de 17 ans, sans trop sembler intimidé.

Remparts

Deuxième Japonais dans la LHJMQ, Yu Sato débarque à Québec

Yu Sato est arrivé à Québec, samedi matin. Le nouvel attaquant des Remparts deviendra le premier Japonais à jouer dans la LHJMQ en plus de 10 ans, le deuxième dans l’histoire.

«Je suis très excité de jouer à Québec. Je suis content que [les Remparts] m’aient choisi, mais je dois maintenant démontrer mes habiletés», a commenté Sato, à son arrivée à l’aéroport Jean-Lesage.

S’exprimant dans un anglais minimal, les 12 heures de vol en provenance de Tokyo ne faisant rien pour lui délier la langue non plus, le 24e choix au dernier repêchage international de la Ligue canadienne de hockey s’est tout de même montré affable et souriant à l’endroit des deux journalistes venus l’accueillir.

Papa fan de Roy

«Je connais Patrick Roy, mon père est un grand admirateur», laisse tomber celui qui rentrait à son nouveau domicile de pension sous les bons soins de Jean Langevin, un employé des Remparts. Il aura l’occasion de rencontrer son célèbre patron dans les prochaines heures, un point de presse étant organisé avec Roy et Sato lundi matin, au Centre Vidéotron.

«Je ne suis pas trop fatigué, j’ai dormi dans l’avion», a aussi indiqué celui qui était déjà venu en Amérique auparavant, à Toronto et à Detroit.

Joueur d’avant de 17 ans de 5’ 11’’ et 172 lb, Sato est un protégé de l’agent Igor Larionov. Le natif de Saitama a ainsi participé à des camps d’entraînement de ce côté-ci du globe, y côtoyant entre autres l’autre joueur étranger des Remparts, le Russe Aleksei Sergeev.

Marqueur naturel

Sato vient de jouer une année dans le junior en Finlande, où il a inscrit 37 buts et 80 points en 37 matchs, après une saison passée dans un circuit des moins de 16 ans Russie pour 27 points en 27 rencontres.

Pas de doute, on a affaire à un buteur. «Je ne connais pas le niveau de jeu ici, alors je ne peux pas encore comparer. Mais je suis un marqueur et je devrai utiliser ma rapidité», se décrit-il.

Il deviendra le deuxième Japonais à évoluer dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, après Takuma Kawai avec Drummondville et Gatineau, de 2006 à 2008.

Sato a une dizaine de jours pour s’acclimater à son nouvel environnement. Le jeune hockeyeur trouvera ses nouveaux coéquipiers sur la glace le 14 août, lors de l’ouverture du camp présaison des Remparts.

Remparts

Pascal Lizotte redevient l’entraîneur des gardiens des Remparts

Pascal Lizotte sera le nouvel entraîneur des gardiens de but des Remparts de Québec. Il succède ainsi à Ghyslain Rousseau, dont le contrat n’a pas été renouvelé au terme de la dernière saison.

À l’instar de l’entraîneur-chef Patrick Roy et de l’entraîneur-associé Martin Laperrière, il s’agit aussi d’un retour dans l’organisation pour Lizotte, qui avait occupé le même poste spécialisé lors des saisons 2011-2012 et 2012-2013.

«Travailler pour les Remparts est un privilège et je suis très content d’avoir l’opportunité de côtoyer à nouveau les membres du personnel hockey avec qui j’ai eu la chance de travailler lors de mon premier séjour», laissait savoir Lizotte via le communiqué de presse confirmant son embauche. Ironie du sort, il succède à celui qui l’avait remplacé après sa deuxième saison avec l’équipe.

Bachelier à l’Université Laval, Lizotte enseigne l’éducation physique au Cégep de Lévis-Lauzon depuis 2007. Il est impliqué dans le hockey mineur de la Rive-Sud de Québec et il a participé à la mise en place de la structure de développement des gardiens de but avec Hockey Canada. Il a également participé à plusieurs camps de développement avec Hockey Québec au cours des dernières années.

«Au cours des dernières années, il a acquis d’autres expériences et il pourra sans contredit aider les gardiens de l’organisation à se développer et à progresser. Je suis heureux que Pascal revienne avec nous», laissait savoir Roy, qui était le patron de Lizotte lors de ses deux saisons avec l’équipe.

Les Remparts miseront sur Anthony Pagliarulo, 19 ans, comme gardien numéro 1, la saison prochaine. Ils ont aussi repêché quelques jeunes gardiens de but à la plus récente séance de sélection de la LHJMQ.

«Dernièrement, j’ai eu la chance de discuter avec Anthony [Pagliarulo] et j’ai bien hâte de me retrouver sur la glace avec lui et les autres jeunes de l’organisation», a ajouté Lizotte.

Et ce moment ne saurait tarder puisque le camp d’entraînement des Remparts s’ouvrira dans un mois, soit le 14 août.  

Remparts

Les Remparts choisissent le Japonais Yu Sato

Les Remparts de Québec se sont tournés vers le Pays du Soleil levant en sélectionnant l’ailier Yu Sato avec le 24e choix de la première ronde du repêchage international de la Ligue canadienne de hockey jeudi matin. L’attaquant de 17 ans natif de la préfecture de Saitama a inscrit 37 buts et ajouté 43 aides en 37 matchs avec l’équipe de Kiekko-Vantaa en Ligue Mestis, la deuxième plus forte ligue finlandaise de hockey.

Sato avait auparavant évolué avec l’équipe U-16 des Ailes du Soviet, en Russie, où il avait marqué 14 buts et obtenu 13 aides en 27 matchs. Il avait alors comme coéquipier l’attaquant Vasily Ponomaryov, sélectionné avec le neuvième choix du repêchage international par les Cataractes de Shawinigan. L’agent de Sato, Igor Larionov, est le même qui représente les intérêts de l’attaquant des Remparts Aleksei Sergeev et de Philipp Kurashev. «Ça fait un bout de temps qu’on discutait avec Igor pour lui. Les gens vont tripper dessus, il a un bon coup de patin, c’est un jeune qui a beaucoup d’énergie», a expliqué le directeur général et entraîneur des Remparts, Patrick Roy.

Son adjoint et responsable de l’équipe de recrutement, Christian Vermette, a vu jouer Sato à deux reprises. «Je suis allé le voir une fin de semaine et il est un patineur très explosif qui offre un très bon mélange d’habiletés naturelles. Il a de très bonnes mains et c’est un bon fabricant de jeux», ajoute-t-il.

Le jeune homme s’exprimerait aussi très bien en anglais, ce qui fait que la langue ne devrait pas être une barrière à son intégration avec les Diables rouges. «Je lui ai parlé la semaine passée et il est très excité à l’idée de s’amener avec les Remparts. On va lui donner la chance de bien s’adapter et d’entrer dans l’alignement dès cette année. Comme il a appris à connaître [Aleksei] Sergeev au camp d’Igor Larionov, on lui donnera aussi l’occasion de jouer avec lui ici», reprend Roy.

Vague japonaise

Le dg a avoué que le repêchage international de cette année n’avait pas été facile, plusieurs espoirs européens souhaitant demeurer dans leur pays. Roy n’exclut donc pas de continuer de s’intéresser à la filière japonaise. «Dans un cas comme ça, il faut regarder toutes les options et avoir une ouverture d’esprit pour des joueurs comme lui, qui viennent de milieux où on n’est pas habitués de puiser», a-t-il commenté.

Yu Sato fait partie d’une vague de jeunes hockeyeurs nippons qui pourraient à moyen terme faire tourner la tête de beaucoup d’autres recruteurs vers le Pays du Soleil levant. On parle déjà de la jeune sensation Aito Iguchi, 15 ans seulement et vedette des Warriors Jr. de Saitama, dont les prouesses ont été vues par plusieurs sur YouTube et qui rêve d’évoluer dans la Ligue nationale de hockey.

Ikki Kogawa, auteur de 26 buts et 31 aides avec l’équipe midget AAA des Nationals de Toronto, vient d’être sélectionné par les Steelheads de Mississauga au repêchage de la Ligue junior de l’Ontario. Toujours dans la province voisine, les attaquants nippons Yusaku Ando et Noah Cameron, natif de Nagano, font la pluie et le beau temps avec l’équipe de l’académie de hockey Pursuit of Excellence. Le défenseur de 16 ans Cale Strasky, né en Colombie-Britannique, mais qui a évolué avec l’équipe des Samurais du Japon, se distingue pour sa part avec le Burnaby Winter Club. L’ailier de 23 ans Yushiroh Hirano a pour sa part disputé son premier match dans la Ligue américaine cette année avec les Penguins de Scranton/Wilkes-Barre après avoir passé la saison avec les Nailers de Wheeling, dans la Ligue de la côte est, une étape de plus dans un parcours qui l’avait amené aussi à pratiquer son sport en Suède et dans la United States Hockey League.

***

Un précurseur fictif

Avec de réels espoirs comme Yu Sato, sélectionné par les Remparts de Québec au repêchage international, et la jeune sensation de 15 ans Aito Iguchi, le hockey nippon est maintenant à prendre au sérieux. On est loin du repêchage de la LNH de 1974, où le dg des Sabres de Buffalo George «Punch» Imlach avait sélectionné un joueur japonais fictif en onzième ronde.

Imlach avait posé ce geste en signe de dérision, car il trouvait l’encan, qui se déroulait alors par téléphone, trop lent. Il a donc décidé de se payer la tête de la Ligue nationale et de son président de l’époque, Clarence Campbell. C’est ainsi que Taro Tsujimoto est «né», Imlach ayant chargé son directeur des relations publiques Paul Wieland de créer de toutes pièces un joueur qui n’existait pas. Wieland a décidé d’utiliser le nom d’une épicerie tenue par un Américain d’origine japonaise, «Tsujimoto». Selon le blogueur Ben Tsujimoto, Wieland aurait téléphoné à son grand-père Joshua Tsujimoto, propriétaire de l’épicerie en question, pour lui demander la permission d’utiliser son nom de famille sans dévoiler ses véritables intentions. Il lui aurait aussi demandé de lui énumérer quelques prénoms populaires au Japon avant de s’arrêter sur Taro.

Imlach a ainsi sélectionné le «centre étoile» Taro Tsujimoto des «Katanas de Tokyo» de la Ligue japonaise de hockey. Une Ligue japonaise existait bel et bien à l’époque, mais aucune équipe n’était en place à Tokyo et le nom katana, une épée japonaise, a été choisi pour sa similitude avec celui des Sabres. Comme la sélection était officielle, elle a été rapportée par tous les médias et est apparue dans certains guides de la LNH. Étant donné que la LNH commençait alors à recruter sérieusement des joueurs internationaux, la plupart ont gobé la blague d’Imlach et le dg a attendu le début du camp d’entraînement des Sabres avant d’avouer son «méfait». Le choix a ensuite été modifié pour une «sélection invalide» dans les livres officiels de la LNH. Campbell n’avait décidément pas trouvé le gag très drôle. 

«We want Taro!»

Tsujimoto est cependant toujours répertorié comme un «choix fictif» dans le guide médiatique des Sabres et plusieurs partisans de l’équipe avaient pris l’habitude, dans les années ‘70, de crier «We want Taro!» lors des matchs à sens unique. En 2011, la compagnie de cartes Panini America a créé une carte de Taro Tsujimoto en utilisant la photo d’un homme asiatique jouant hockey pour une équipe portant un uniforme bleu et doré similaire à celui des Sabres. En 2014, pour souligner le 40e anniversaire de la sélection fictive, la compagnie New Era avait également lancé une casquette des Katanas de Tokyo utilisant les mêmes couleurs que les Sabres et montrant comme logo le masque d’un samouraï.

Pendant ce temps, le premier «vrai» Japonais repêché dans la LNH a été le défenseur Hiroyuki Miura, choisi en onzième ronde par les Canadiens de Montréal en 1992. Il n’avait cependant disputé que cinq matchs en Amérique du Nord, dans la Ligue de la côte est. Le gardien de but Yutaka Fukufuji est pour sa part le premier hockeyeur nippon à avoir évolué dans le circuit Bettman, lui qui a officié devant le filet des Kings de Los Angeles pour quatre matchs en 2007. Il évolue maintenant dans la Ligue de hockey asiatique. 

Quant au repêchage un peu longuet avec ses 25 rondes que Punch Imlach voulait dénoncer en 1974, il est passé à 18 rondes dès l’année suivante, à 11 rondes en 1980 et à sept rondes en 2005. Ian Bussières

Remparts

Repêchage: deux Américains à séduire pour les Remparts

Au surlendemain du repêchage midget présenté avec son et lumière au Centre Vidéotron, la LHJMQ tenait lundi sa séance de sélection américaine dans l’anonymat des bureaux de chaque club. Les Remparts de Québec ont ajouté deux petits attaquants à leur liste de joueurs, Matt Copponi et Casey Raffone. Reste à les convaincre de venir jouer à Québec.

«Ils ont démontré de l’intérêt. Il y a de très bonnes chances de les voir à Québec au camp présaison en août, ce qui sera une étape importante de franchie. Ensuite, on va voir ce qu’ils peuvent faire sur la patinoire et on essaiera de les convaincre de rester», explique le recruteur en chef des Remparts, Christian Vermette, qui est aussi l’adjoint du directeur général Patrick Roy.

Chacun des 18 clubs de la LHJMQ retenait deux joueurs provenant du Connecticut, du Massachusetts, du Maine, du New Hampshire, du Rhode Island ou du Vermont, leur territoire de chasse aux États-Unis.

L’ailier droit de Tim Delay a ainsi été le tout premier choix, de la part du Titan d’Acadie-Bathurst. Le Titan a fini dernier au classement de la récente saison, mais avait échangé son premier choix de la séance régulière aux Sea Dogs de Saint-Jean, qui en ont profité pur mettre la main sur le prodige beauceron Joshua Roy, samedi.

Les Remparts ont donc d’abord jeté leur dévolu sur Copponi, centre de 5’ 8” qui évoluait cette saison pour l’école secondaire de Mansfield, sa ville natale au Massachusetts. «Copponi est un petit attaquant avec beaucoup de vitesse et de très bonnes habiletés de passeur. Il allie habiletés, vitesse et ardeur au jeu», décrit Vermette, à propos de l’auteur de huit buts et 36 points en 21 matchs cette saison dans la ligue scolaire du Massachusetts.

Casey Raffone

Raffone, lui, est un ailier gauche de 5’ 9” qui jouait avec les Selects Academy U-15 à South Kent School, au Connecticut. Vermette en parle comme d’«un bon attaquant qui, sans avoir le coup de patin de Copponi, a beaucoup de potentiel. Il devra par contre améliorer sa constance», indique le dépisteur d’expérience. Raffone a amassé 36 points en 57 rencontres, cet hiver.

Vermette précise que les joueurs américains ne s’avèrent «pas toujours des projets à court terme». Comme dans le cas de Copponi, aussi repêché en neuvième ronde dans la USHL par les Gamblers de Green Bay. Il pourrait aller y jouer un an avant de revenir à Québec fin prêt en 2020.

Les Remparts, et la LHJMQ au complet, comptaient sur plus de joueurs des États-Unis il y a une quinzaine d’années. À Québec, les Josh Hennessy, Joey Ryan et Andrew Andricopoulos ont marqué la franchise, les deux derniers remportant la Coupe Memorial avec les Remparts en 2006.

Le dernier Américain à avoir enfilé l’uniforme des Remparts a été Braeden Virtue, pendant un an. Il a été échangé à Gatineau, à mi-chemin de la dernière campagne. Mais les Remparts l’avaient sélectionné au repêchage régulier de 2017, en huitième ronde, comme ils l’ont fait cette année avec Connor Chalmers (14e ronde).

Adam Erne, qui comme Virtue vient du Connecticut, a été le dernier Américain à laisser sa marque chez les Remparts en inscrivant 275 points en 240 matchs de 2011 à 2015.

Parmi les 36 joueurs retenus lundi, on compte quatre gardiens et 11 défenseurs. À souligner, 22 sur 36 proviennent du Massachusetts, dont les quatre premiers choix et 12 des 18 sélections de première ronde.

La LHJMQ et ses deux ligues consœurs de la LCH procéderont à un troisième repêchage le 27 juin, celui des joueurs européens, encore pour deux rondes.

+

REPÊCHAGE AMÉRICAIN DE LA LHJMQ

Remparts de Québec

  • 8.  Matt Copponi  C  5’ 8”  Mansfield, MA
  • 26. Casey Raffone  AG  5’ 9”  Guilford, CT

Océanic de Rimouski

  • 14.  Thomas Messineo  DG  5’ 11 ”  Westwood, MA
  • 32.  Brendan Gibbons Att  6’  Wakefield, RI

Drakkar de Baie-Comeau

  • 15.  Jake Fillion  G  5’ 10”  Granby, MA
  • 33.  Zachary Mooers  C  5’ 11 ”  Winchester, NH

LHJMQ

Roy veut deux choix de première ronde

À quelques heures du repêchage de la LHJMQ, Patrick Roy a ouvert un peu plus son jeu. Le directeur général des Remparts, qui détient présentement le huitième choix de la ronde initiale, aimerait obtenir un deuxième droit de parole en première ronde, samedi matin, au Centre Vidéotron.

À quelques heures du repêchage de la LHJMQ, Patrick Roy a ouvert un peu plus son jeu. Le directeur général des Remparts, qui détient présentement le huitième choix de la ronde initiale, aimerait obtenir un deuxième droit de parole en première ronde, samedi matin, au Centre Vidéotron.

Le Diable rouge en chef a lancé cette idée, vendredi midi, en commentant les deux échanges ayant permis aux Remparts d’obtenir les services du centre Félix Bibeau et du défenseur Darien Kielb, deux joueurs de 20 ans.

L’incertitude concernant plusieurs espoirs du prochain repêchage amenait Roy à regarder la possibilité de parler deux fois en première ronde.

«On aimerait ça avoir un autre choix de première ronde. Avec le nombre de récalcitrants qu’il y a cette année, ce serait intéressant d’aller en chercher un autre et de prendre un risque. On verra ce qui se passera par la suite», disait Roy, qui devait passer une partie du reste de la journée de vendredi

Pour l’heure, il détenait toujours son premier choix et ses trois de la deuxième ronde. Quelques clubs ont vérifié si Bibeau, sa nouvelle acquisition, était disponible. Ils ont essuyé une fin de non-recevoir.

«J’ai reçu plusieurs appels avec ses performances [en séries éliminatoires et à la Coupe Memorial]. Mais on ne fera pas 22 pas en arrière. On en a fait un l’an passé, c’est assez. On a des choix en masse, on est dans une bonne position. On veut repêcher cette année», précisait celui qui vit son deuxième repêchage depuis son retour avec les Remparts.

Bibeau vient de remporter la Coupe Memorial avec les Huskies de Rouyn-Noranda, terminant au quatrième des marqueurs du tournoi à la ronde. Il a été le troisième meilleur marqueur des séries de la LHJMQ avec 15 buts et 29 points en 20 matchs. Les Remparts ont retourné les choix de 3e ronde en 2020 et de 5e en 2021 aux Huskies pour conclure cette transaction amorcée avec celle ayant envoyé Louis-Filip Côté en Abitibi, en janvier.

«On est vraiment content. Ça a été long à partir du moment où on a sacrifié Louis-Filip. On a regardé les matchs et on avait hâte d’avoir un joueur dans un chandail. À partir du moment que [Romain] Rodzinski a commencé à jouer et que Félix connaissait de bons moments à Rouyn, on se disait que l’avenir était pour être intéressant pour nous. Il va rentrer comme centre numéro 1, et avec [Andrew] Coxhead, ça va nous donner deux centres de premier plan. On va être dans une belle position», estimait Roy en analysant sa formation à quelques mois de l’ouverture de la prochaine saison.

Selon lui, Bibeau s’est révélé comme étant l’un des meilleurs joueurs des Huskies lorsque Peter Abbandonato est tombé au combat en raison d’une mononucléose.

«Il a pris la relève et il a vraiment connu ses meilleurs moments en séries, autant défensivement qu’offensivement. Je voulais voir comment il se débrouillerait sur 200 pieds et son jeu était parfait. Son éthique de travail est aussi irréprochable. Je pense qu’il sera un super bon exemple pour nos jeunes joueurs», notait celui qui est aussi l’entraîneur-chef de la formation québécoise.

Remparts

Le premier choix interdit aux Remparts

Coup de fil des Sea Dogs de Saint-Jean aux Remparts de Québec : «Seriez-vous intéressés à acquérir notre première sélection au repêchage?» Le directeur général Patrick Roy aurait bien aimé répondre positivement, mais un règlement de la LHJMQ l’empêche toujours d’obtenir tout choix ayant déjà appartenu à l’Armada de Blainville-Boisbriand. Et vice-versa!

«C’est un peu ridicule», admet le Diable rouge en chef à propos de cette règle qui interdit toute transaction entre les deux équipes (Remparts et Armada) appartenant au même propriétaire, soit Québecor. Les choix au repêchage ayant appartenu à l’une ou l’autre des deux organisations ne peuvent pas être impliqués non plus, et ce, même s’ils se retrouvent maintenant ailleurs qu’à Québec ou Blainville-Boisbriand.

«Saint-Jean m’a appelé pour voir si j’avais un intérêt à repêcher au premier rang, mais malheureusement, ça n’arrivera pas», indiquait Roy, mercredi, avant la réunion des gouverneurs et directeurs généraux aux assises de la LHJMQ, à Québec.

Roy n’a jamais caché son admiration envers l’autre Roy du week-end, soit Joshua, des Chevaliers de Lévis, qui devrait être le premier joueur à entendre son nom sur la grande scène du Centre Vidéotron, samedi, à l’occasion de la séance de repêchage 2019 de la LHJMQ.

Transaction de 2017

Si les Sea Dogs parlent au premier rang, samedi, c’est en raison de tractations qui remontent à janvier 2017. Cette année-là, l’Armada cédait à Drummondville son premier choix en 2019 pour les services d’Alex Barré-Barré Boulet. Et en décembre 2017, les Voltigeurs utilisaient ce choix, et quelques autres, pour obtenir Joe Veleno, qui s’alignait alors à Saint-Jean. Ce fameux choix de l’Armada est maintenant le tout premier de la séance de samedi.

«Je peux comprendre qu’au départ, il était important pour la Ligue de s’assurer qu’il n’y ait pas de conflit d’intérêts. Les équipes savent très bien qu’on est deux entités complètement différentes bien que nous ayons le même propriétaire. On a une fierté, on veut gagner tous les deux. Je peux comprendre pour les échanges directs, pour ceux indirects, je trouve que c’est un peu exagéré», ajoutait Roy à propos de ces choix qui sont intouchables de part et d’autre.

Un an après l’achat des Remparts par Québecor, une transaction avec les Screaming Eagles du Cap-Breton avait dû être modifiée parce qu’un choix cédé à Québec avait déjà appartenu à l’Armada. À l’époque, certains dirigeants avaient souligné qu’un peu de souplesse pourrait être acceptée… notamment avec des choix ayant été échangés deux ou trois fois.

Dans son nouveau rôle de gouverneur des Remparts, Jacques Tanguay avait l’intention d’aborder la question au tout aux assises, qui se tiennent au Bonne-Entente.

«Ce n’est pas le sujet le plus important, mais Gilles [Courteau] travaille là-dessus depuis un an. Il y a définitivement des améliorations à apporter à ce règlement. À l’époque, il était tout à fait normal que les équipes soient nerveuses et on acceptait les règles du jeu. Aujourd’hui, on connaît la vraie réalité. Il s’agit d’une rivalité entre deux équipes qui est aussi forte que d’autres dans la Ligue, et ça va rester comme ça. Je n’ai aucun problème à ce qu’il n’y ait pas de transactions entre les Remparts et l’Armada, mais je pense qu’on peut bouger sur les choix qui remontent à plusieurs années et qui passent par d’autres équipes. Il ne faut pas y voir de complots, il n’y en a pas», disait le président des Remparts, qui aimerait que l’interdiction touchant les choix soit levée à temps pour la période des transactions, en décembre.

Remparts

Julien Gagnon quitte le poste de gouverneur des Remparts

Après avoir occupé la fonction depuis le premier jour de la renaissance de l’équipe, Julien Gagnon tire sa révérence comme gouverneur des Remparts de Québec. Jacques Tanguay, qui lui avait offert le poste à l’origine, ajoutera dorénavant ce titre à celui de président de la formation de la LHJMQ.

Déjà, au début de la dernière campagne, Gagnon avait avisé son bon ami qu’il passerait le flambeau au terme de la saison 2018-2019. Le tout devient officiel avec les assises qui commencent mercredi, à Québec.

«Je remercie Julien pour ses 22 ans à titre de gouverneur des Remparts. Il a joué un rôle important dans le développement de l’équipe et de la Ligue. J’avais une très grande confiance en lui», a souligné Tanguay à propos de celui qui occupait ce poste par amitié et passion du hockey.

Même s’il était un homme de l’ombre, Gagnon a eu son mot à dire dans le retour des Remparts. À l’époque, c’est lui qui avait organisé une ronde de golf, à Rosemère, pour mettre Patrick Roy et Jacques Tanguay en contact. L’achat des Harfangs de Beauport par le trio formé de Roy, Tanguay et Michel Cadrin allait suivre, peu de temps après. Les Remparts 2.0 venaient de renaître.

«Ce qui m’a le plus touché pendant toutes mes années comme gouverneur des Remparts, c’est la confiance que Jacques et Patrick avaient envers moi. Ils m’ont laissé de la latitude et me laissaient prendre des décisions sans avoir à les consulter, à l’occasion. L’objectif était de servir les intérêts des Remparts, mais ils ont aussi fait en sorte que certaines de mes idées soient acceptées», a confié celui qui est encore le dentiste de l’équipe.

Réduction des tâches

Son départ coïncide aussi avec une réduction de ses tâches professionnelles. Pendant son passage comme gouverneur, il a été membre du comité exécutif pendant sept saisons, allant jusqu’à être vice-président de celui-ci.

«Au début, les réunions étaient beaucoup plus folkloriques qu’aujourd’hui. Dans le temps, je me suis déjà fait offrir de régler un différend à coups de claques sur la gueule dans le corridor. Ça discute tout autant, maintenant, mais tout se décide à la table. De toute manière, on n’a pas le choix d’avancer, car lorsqu’on stagne, on ne peut que reculer.»

Il a eu la chance d’être accompagné par le regretté Marcel Robert, qui était le gouverneur des Harfangs, lors du transfert vers les Remparts. Le nom du trophée remis au joueur-étudiant porte d’ailleurs le nom de ce dernier.

Jacques Tanguay se retrouve désormais dans ce fauteuil par la force des choses.

«Une fois que Julien m’a annoncé qu’il arrêtait, mon premier choix était Louis Painchaud, mais un employé à temps plein d’une équipe ne peut pas être gouverneur et Patrick n’a pas le temps, alors c’est moi… J’ai quand même le goût de le faire. Il y a aussi mon fils [Alexandre] de l’autre bord, ce qui va permettre de passer du temps avec lui», a ajouté celui dont le plus jeune de ses trois garçons est propriétaire de l’Océanic de Rimouski.

Remparts

Un peu de Remparts chez les Huskies

Belle journée pour un défilé. Les champions de la Coupe Memorial ont paradé dans les rues de Rouyn-Noranda, mardi, avant de tenir un grand souper d’équipe. Louis-Filip Côté n’avait pas encore complètement repris ses esprits, près de 48 heures après le triomphe des Huskies en grande finale du hockey junior canadien.

«On était considérés comme l’équipe à battre, tout le monde nous voyait là. Mais d’y parvenir, d’atteindre ça et d’être à la hauteur de ces attentes très élevées, c’est incroyable de le vivre», a affirmé Côté au Soleil, joint au téléphone quelques heures avant les festivités.

Ailier originaire de Laurier-Station, dans Lotbinière sur la Rive-Sud de Québec, le numéro 10 des Huskies boucle une saison rocambolesque. Sa quatrième dans la LHJMQ, amorcée avec les Remparts de Québec, où il évoluait depuis 2016.

Mi-octobre, il s’est blessé. Sévère entorse à la cheville qui l’a tenu à l’écart 19 matchs. Puis le directeur général et entraîneur-chef Patrick Roy, de retour à la barre des Remparts après cinq ans d’absence, l’a échangé aux Fêtes, à Rouyn. Équipe qui en avait fait son premier choix en 2015, huitième au total.

«J’ai été surpris d’être échangé, mais Patrick voulait du changement. Et je retournais à Rouyn, où j’avais eu une très belle expérience à mes débuts dans le junior, à 16 ans», explique celui qui a alors retrouvé ses anciens coéquipiers Jacob Neveu, Samuel Harvey, Peter Abbandonato et la physio Lucie Grandmont, parmi d’autres.

Côté est même retourné habiter chez la même famille de pension qui l’avait accueilli trois ans plus tôt, les Gauthier.

Sainte Trinité

Avec les Huskies, les triomphes se sont accumulés. Championnat de saison et le trophée Jean-Rougeau. Championnat des séries et sa Coupe du Président. Championnat canadien et sa prestigieuse Coupe Memorial, dimanche soir. La Sainte Trinité du hockey junior majeur.

«On était stressés, surtout quand on perdait 2-0», admet-il, à propos de l’ultime affrontement. «Mais quand on a compté le premier but [en milieu de deuxième période], on savait que le momentum venait de changer et qu’on serait capables.»

«On s’est dit qu’il fallait prendre plaisir à jouer la finale, que ça n’arrive pas souvent», poursuit Côté, au sujet de l’état d’esprit chez les Huskies avec un recul au pointage.

Il s’agissait d’un huitième match en 25 jours entre ces deux formations de la LHJMQ, aussi finalistes de ligue. Côté et les Huskies en ont gagné six, dont quatre sur la patinoire néo-écossaise.

Car le tournoi de la Coupe Memorial avait lieu au domicile des Moosheads. «C’était la grosse différence d’avec la Coupe du Président. Les amateurs de Halifax ne voulaient vraiment pas qu’on gagne!» indique celui qui a essuyé des huées toute la semaine avec ses coéquipiers.

Mais comme ses parents étaient dans les estrades pour la Coupe Memorial et qu’ils avaient raté la conquête de la Coupe du Président, «je n’avais pas le choix de gagner pour eux!» lance Côté, en riant. 

Content pour Bibeau

Secret de Polichinelle, on peut maintenant annoncer que la transaction de Côté des Remparts aux Huskies cachait un élastique. Son coéquipier à Rouyn Félix Bibeau, membre de l’équipe d’étoiles du tournoi de la Coupe Memorial, prend la route de Québec pour conclure cet échange où les Remparts ont aussi mis la main sur le jeune défenseur Romain Rodzinski et un choix de deuxième ronde le 8 juin prochain.

«On le savait déjà pas mal. Je suis content pour lui, il va adorer Québec. Les Remparts et les gens de Québec vont aussi l’aimer», assure Côté.

Sénateurs d'Ottawa

Patrick Roy avec les Sénateurs?

Le directeur général des Sénateurs d’Ottawa Pierre Dorion explore toutes les options possibles pour combler le poste d’entraîneur-chef et il appert que la dernière serait de se tourner vers un membre du Temple de la renommée du hockey : Patrick Roy.

Selon Postmedia, le légendaire ancien gardien du Canadien de Montréal et de l’Avalanche du Colorado sera le septième -- et probablement dernier -- candidat à obtenir une entrevue pour le poste vacant depuis que Guy Boucher a été congédié le 1er mars dernier et remplacé par intérim par Marc Crawford. Ce dernier est aussi en lice pour le poste à temps plein et ironiquement, il a gagné une coupe Stanley avec Roy au Colorado en 1996.

Actuel entraîneur et directeur général des Remparts de Québec, avec qui il est retourné la saison dernière, l’homme de hockey de 53 ans a travaillé dans la LNH de 2014 à 2016 comme entraîneur-chef et vice-président aux opérations hockey de l’Avalanche. Il a remporté le trophée Jack-Adams d’entraîneur-chef de l’année à sa première saison, mais après avoir présenté une fiche de 130-92-24 derrière leur banc, il a remis sa démission en août 2016, en grande partie parce qu’il n’était pas sur la même longueur d’onde que le D.G. Joe Sakic, son ancien coéquipier. Son salaire avec l’Avalanche était de 2 millions $ par saison, selon le bruit qui courrait à l’époque.

Roy a fait ses preuves pour diriger des jeunes joueurs avec les Remparts, qu’il a dirigés pendant huit saisons derrière le banc de 2005 à 2013, en plus d’avoir été copropriétaire de l’équipe à compter de 1997. En reconstruction, les Remparts ont présenté une fiche de 27-28-13 au cours de la dernière saison régulière de la LHJMQ, s’inclinant en première ronde des séries contre Halifax après avoir laissé filer des avances de 2-0 et 3-1 dans la série.

Les autres candidats qui ont obtenu des entrevues avec Pierre Dorion sont les anciens entraîneurs des Sénateurs Jacques Martin et Rick Bowness, actuellement adjoints à Pittsburgh et Dallas, l’entraîneur du club-école de Belleville Troy Mann, l’entraîneur adjoint des Maple Leafs de Toronto D.J. Smith et Nate Leaman, entraîneur-chef à Providence College.

Dorion avait laissé entendre lors de son point de presse de fin de saison qu’il entendait pourvoir le poste d’entraîneur-chef avant le repêchage du mois prochain à Vancouver. On s’attend à ce qu’il tienne une deuxième ronde d’entrevues avec deux ou trois finalistes au cours des prochains jours.