Depuis le début de la série, le vétéran Luke Kutkevicius a marqué deux buts en trois matchs, et il en aurait trois si on n’avait pas déterminé plus tard que Philipp Kurashev était l’auteur du filet victorieux en prolongation du deuxième match.

Remparts: leçon retenue

Si les Mooseheads de Halifax admettaient avoir ressenti de la pression à la veille du troisième match, celle-ci repose-t-elle maintenant sur les Remparts de Québec à quelques heures du quatrième affrontement de la série 4 de 7 entre les deux équipes, jeudi (19h) au Centre Vidéotron? Pas vraiment, selon Patrick Roy.

Au lendemain de la défaite de 3-1 des Remparts qui mènent la série 2-1, l’entraîneur-chef était encore d’avis que les siens avaient assez bien joué pour l’emporter. Il préférait aborder le prochain match d’une manière positive que négative et repoussait l’idée qu’un poids venait de s’ajouter sur les épaules de ses joueurs.

«Je vais prendre une expression que je dis souvent à mes chums : “ je ne suis pas allé à l’école longtemps, mais je suis capable de comprendre que s’ils perdent un match, ils feront face à l’élimination ce qui n’est pas le cas pour nous”. Alors tant et aussi longtemps que c’est comme ça, la pression est sur eux», indiquait-il en parlant des Mooseheads.

«Écoute, Éric Veilleux est un gars intelligent. Je sais qu’il doit regarder les matchs comme je le fais, et [mardi] si on avait pris des lancers de qualité, probablement que le résultat aurait été différent», ajoutait-il dans la même veine, mercredi matin, jour de réunion et d’activation en gymnase pour ses joueurs.

Roy estimait que ses joueurs avaient obtenu les meilleures chances de marquer et dominé le jeu à cinq contre cinq, surtout en troisième période, et parlait plus avec ses hommes de l’approche à adopter, jeudi, que l’allure de la série. Il rappelait que la participation de tout un chacun était nécessaire, comme il l’a déjà vécu dans le passé

«J’ai ramené un peu l’histoire de Paul DiPietro lorsqu’on [le Canadien] avait joué contre les Nordiques en 1993. Il n’était même pas supposé jouer, mais il avait marqué six ou sept buts. Le rôle de chacun est différent, mais tout le monde peut apporter sa contribution. On a besoin de quelqu’un qui est hot au bon moment, qui peut faire la différence», notait-il.

Kutkevicius brille

Depuis le début de la série, le vétéran Luke Kutkevicius fait largement sa part. Il a marqué deux buts en trois matchs, et il en aurait trois si on n’avait pas déterminé plus tard que Philipp Kurashev était l’auteur du filet victorieux en prolongation du deuxième match.

«Il est notre meilleur joueur, présentement. Il patine, déborde, il est dangereux dans toutes les facettes», admettait Roy.

«Ça ne me dérange pas du tout qu’on ait décerné le but à Phil, ce qui compte, c’est qu’on ait gagné ce match-là... On est tous d’avis qu’on méritait la victoire, mardi. Avant notre défaite, on avait remporté quatre matchs de suite contre eux, on sait qu’on peut rivaliser avec Halifax», soulignait le numéro 18.

L’Ontarien n’a jamais franchi la première ronde en deux participations aux séries dans l’OHL avec Hamilton et Windsor. Il s’y connaît dans le rôle de négligé et assure n’avoir rien à perdre, tout en reconnaissant que le prochain match avait son importance.

«On est toujours en avance, et en l’emportant, ce serait 3-1 pour nous, alors on ne lâchera pas. On veut qu’ils pensent à la Coupe Memorial et non pas au prochain match», ajoutait Kutkevicius.