En fin de deuxième période, Antoine Morand a marqué du patin, ce qui a fait exploser Patrick Roy derrière le banc des Remparts et, dans la foulée, les 7623 spectateurs du Centre Scotiabank de Halifax.

Remparts 1/Mooseheads 6: place au 7e match! [VIDÉO]

HALIFAX — Avec deux buts rapides en fin de deuxième période, dont le premier controversé, les Mooseheads ont vaincu les Remparts 6-1, lundi, et forcent la tenue d’un septième et ultime match, mardi soir, à Halifax

La série huitième de finale quatre de sept est égale 3-3.

À 1-1 en fin de deuxième, Antoine Morand a marqué du patin. Ce qui a fait exploser Patrick Roy derrière le banc des Remparts et, dans la foulée, les 7623 spectateurs du Centre Scotiabank de Halifax. Les locaux ont encore marqué 63 secondes plus tard pour rentrer au vestiaire avec une avance de 3-1. Et les dés étaient jetés.

«Je n’ai aucun doute dans mon esprit que ce but-là n’est pas bon», a commenté Roy, après la défaite. «Il y a un mouvement de botté vers le filet. Pour moi, c’est automatique quand le patin s’en va vers le filet. Si son patin était resté sur la glace et n’avait pas bougé, pas de trouble», a-t-il dit, ayant vu la reprise à l’aide de la tablette à sa disposition derrière le banc.

Roy va jusqu’à remettre l’objectivité du juge vidéo en question. «L’arbitre ne peut rien faire. C’est le gars d’en haut qui prend la décision et il appartient à la ligue, j’ai tout compris ça. Mais c’est un gars qui vient d’où?» questionne Roy, sans donner de réponse.

Le livre des règlements de la LHJMQ stipule qu’un but est refusé «lorsque la rondelle a été bottée dans le but à l’aide d’un mouvement évident de botté». Ce qui n’était pas le cas de Morand, du moins aux yeux du juge vidéo.

À qui le «drama»?

Avec plusieurs pénalités imposées au troisième vingt, dont trois inconduites à Adam Gaudreau et Samuel Dickner des Remparts, tout comme Xavier Parent des Mooseheads, on croirait que la tension est à son comble. Mais pas tant, selon Roy, qui en a ajouté une couche sur l’arbitrage.

«C’est un club de drama. C’est un club qui aime ça plonger, qui aime slasher, cross-checker et aujourd’hui [lundi], aucune décision n’a été appelée. Ils ont pu faire ce qu’ils voulaient. Ils ont eu l’arbitrage dont ils avaient besoin pour ce match-là», a poursuivi le pilote.


« C’est un club de «drama». C’est un club qui aime ça plonger, qui aime slasher, cross-checker et aujourd’hui [lundi], aucune décision n’a été appelée. Ils ont pu faire ce qu’ils voulaient. Ils ont eu l’arbitrage dont ils avaient besoin pour ce match-là »
Patrick Roy au sujet des Mooseheads

Ce à quoi son vis-à-vis a répondu  : «Du drama? Ça veut dire quoi, ça? Du drama, on en a vu aujourd’hui un petit peu. C’est là que la foule a été la plus bruyante depuis le début de l’année, quand il y a eu du drama sur l’autre banc, l’autre bord. Et honnêtement, je pense que ça nous a donné un petit boost. Je pense qu’on a marqué tout de suite après…» a laissé tomber Éric Veilleux, pointant Roy pour sa colère après le but de Morand.

«On n’en fait pas de drama. On se concentre sur nos affaires. Aujourd’hui [lundi], c’est ce qu’on a fait et ç’a rapporté», a tranché Veilleux.

Le seul but de Québec appartient à Dickner, qui admet que ses coéquipiers et lui devront abaisser leur niveau de frustration en vue de l’ultime affrontement.

«Des événements se sont déroulés qui ont fait qu’on a un peu perdu le contrôle et c’est dommage. C’est évident que ce n’est pas un bon but, je ne comprends même pas comment ça fait pour être dedans. Mais il faut vivre avec! On va arriver mardi avec le couteau entre les dents et on va tout faire pour gagner», a résumé Dickner.

Keith Getson et Raphaël Lavoie ont chacun marqué deux fois pour Halifax. Les Remparts tentent de passer en deuxième ronde pour la première fois depuis 2015, tandis que les Mooseheads, qui recevront le tournoi de la Coupe Memorial en mai, veulent éviter d’être en congé durant 44 jours.

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CARON SPECTATEUR

Bras droit en écharpe, joue gauche balafrée, tuque sur le bout de la tête, Thomas Caron ne payait pas de mine, lundi matin. Pendant que ses coéquipiers des Remparts sautaient sur la patinoire du Centre Scotiabank de Halifax, afin de se délier les muscles en vue du match crucial en soirée, sa saison à lui est finie. Il est du voyage, mais ne pourra pas applaudir les bons coups de son club. «Ma mobilité n’est pas si pire, mais je n’ai aucune force», a expliqué celui qui s’est fracturé la clavicule en tentant d’appliquer une mise en échec en deuxième période du quatrième match, jeudi, à Québec. «Je l’ai senti tout de suite. J’ai essayé de revenir ensuite, mais je n’avais aucune force dans le bras. C’est plate parce que j’aimerais tellement aider l’équipe!» regrette l’ailier de 6’ 1” de 18 ans. Outre Caron, Spencer Blackwell (commotion), Dylan Schives (main) et Aleksei Sergeev (clavicule) sont aussi au rancart dans le camp des Remparts.  

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LES 10 MEILLEURS

Après avoir égrené les positions 50 à 11 du palmarès des 50 meilleurs joueurs de son histoire pour son 50e anniversaire, la LHJMQ a dévoilé lundi son top 10, mais pour l’instant sans les rangs. Dans l’ordre alphabétique, on trouve Mike Bossy (Laval — 309 buts et 535 points en 264 parties jouées), Sidney Crosby (Rimouski — 120 b, 303 pts, 121 pj), Dale Hawerchuk (Cornwall — 118 b, 286 pts, 144 pj), Guy Lafleur (Québec — 233 b, 379 pts, 118 pj), Pat Lafontaine (Verdun — 104 b, 234 pts, 70 pj), Pierre Larouche (Sorel — 147 b, 365 pts, 130 pj), Patrice Lefebvre (Shawinigan — 187 b, 595 pts, 276 pj), Mario Lemieux (Laval — 247 b, 562 pts, 200 pj), Brad Richards (Rimouski — 143 b, 432 pts, 190 pj) et Denis Savard (Montréal — 146 b, 455 pts, 214 pj). Le classement final sera dévoilé mercredi soir au gala des Rondelles d’or, tenu au Capitole de Québec.

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LU

Dans le Chronicle Herald, que la peut-être future 10e équipe de la Ligue canadienne de football, les Schooners de Halifax, s’établirait dans un nouveau stade moins coûteux que prévu. On vient d’annoncer un budget de 130 millions $, au lieu des 170 à 190 millions $ du début, pour une infrastructure qui logera une estrade principale permanente de 12 000 places, une autre section «moins robuste» de 10 000 sièges et des gradins temporaires à un bout du terrain. Quelque 6000 personnes auraient déjà effectué un dépôt pour acheter un abonnement en vue de la première saison, souhaitée pour 2021.

VU

«La bière est la preuve que Dieu nous aime... Et qu’il veut qu’on soit heureux.» Cette citation peinte sur une poutre du Halifax Alehouse, un pub voisin de la citadelle, est ici comme ailleurs faussement attribuée à Benjamin Franklin. Qui se serait plutôt exprimé en ces mots à propos du... vin. Parole néanmoins à méditer, en admirant la jolie fresque tout en long au pied de la balustrade de la mezzanine représentant la ville de Halifax.

ENTENDU

Dire que les Cataractes de Shawinigan ont causé une certaine commotion lundi matin, en annonçant le supposé retour dans leur giron du défenseur étoile Samuel Girard pour la suite des séries éliminatoires de la LHJMQ, «après de longues heures de négociation avec l’Avalanche du Colorado». Girard, 20 ans, est encore d’âge junior. Mais il termine en ce moment sa deuxième saison avec l’Avalanche, en pleine course aux séries de la LNH. Il s’agissait bien sûr d’un poisson d’avril!