Nick Sorensen se réjouit d'être en santé dans la série contre les Huskies. L'an passé, le Suédois blessé à un bras n'avait pas été en mesure de contribuer comme il l'aurait souhaité face à ces mêmes Huskies, qui avaient éliminé les Remparts en cinq matchs.

Québec 2/ Rouyn-Noranda 5: les Huskies s'ajustent

Difficile de savoir ce qu'ils ont fait derrière des portes closes, la veille, mais tout indique que les ajustements apportés par les Huskies leur ont été profitables. Affamée, la meute a repris l'avantage 2-1 dans la série à la faveur d'une victoire de 5-2 aux dépens des Remparts de Québec, mardi soir, à l'aréna Iamgold de Rouyn-Noranda.
Débarqués en Abitibi sur un élan victorieux, les Remparts devront vite se remettre de cette défaite. «Demain matin [vendredi matin], on va fermer l'aréna, on va mettre les journalistes dehors, et apporter des ajustements, ça l'air que ç'a fonctionné pour eux», disait l'entraîneur-chef Philippe Boucher en forme de boutade.
Plus sérieusement, il n'était pas fier de la tenue de sa troupe, notamment en deuxième période, où les Huskies ont complètement dominé le jeu. «Le match a commencé à neuf heures et quart pour nous, on n'était pas prêt à 19h30. On a aussi été indiscipliné, surtout à la fin. Ils [les Huskies] ont bien joué, tandis que nous, on a été un trop mou. En deuxième, on n'était pas là. Si on joue comme ça, on va être dans le trouble», a indiqué Boucher.
Boucher fulmine
Déjà privés d'Anthony Duclair et d'Adam Erne, les Remparts ont joué les 50 dernières minutes sans Adam Chapman, frappé par Allan Caron en milieu de première. «On a tout vu ça, on en perd [des joueurs] à tous les matchs. Il est une cible non protégée depuis longtemps, c'est ça qui arrive. Il a reçu un coup à la tête lors du dernier match, probablement un autre aujourd'hui», fulminait Boucher au sujet de la perte du numéro 63.
Les Huskies ont joué avec détermination, s'imposant physiquement et redoublant d'ardeur en zone adverse. Voilà qui explique leurs 54 lancers contre seulement 21 par les Remparts. La deuxième période, où les locaux ont marqué trois buts sans réplique et dominé 20-6 dans les tirs, a été à sens unique. «On a joué le style des Huskies», a noté Gilles Bouchard, leur entraîneur-chef.
Même si les Remparts ont ouvert la marque en début de match et réduit l'écart à 3-2 à la 10e seconde de la troisième période, ils n'ont pas été aussi menaçants que leurs rivaux. Nick Sorensen a réussi les deux buts des siens, le premier en avantage numérique, comme cela est l'habitude depuis le début de la série.
Relâchement en deuxième
Bombardé de 54 rondelles, François Brassard a cédé devant Mathieu Lemay (2), Francis Perron, Francis Beauvillier et Jean-Sébastien Dea. Le but de Beauvillier, inscrit en fin de deuxième sur un lancer de loin qui a échappé au gardien, a fait plus mal que les autres.
«Il a été très bon, je ne sais pas s'il y a eu vraiment 50 lancers, mais il a été solide, bien qu'il aimerait sûrement revoir un but ou deux. Ça fait partie de la game aussi, on l'a laissé à lui-même», a analysé l'entraîneur-chef.
À la porte du vestiaire, le vétéran Francis Lambert-Lemay n'a pas eu à chercher longtemps pour expliquer la défaite. «Simple, on ne s'est pas présenté en deuxième. Il est impossible de relâcher pendant 20 minutes dans les séries et espérer s'en tirer. Eux, ils n'ont jamais lâché, mais je pense qu'on leur a donné le match, il n'y a que nous à blâmer.»
<p>Adam Chapman, des Remparts</p>
Frappé, Chapman s'inquiète de sa sécurité
Adam Chapman n'a pas hésité à qualifier de sournois le coup d'Allan Caron à son endroit, en première période. Résultat, le joueur que personne n'aime à travers la LHJMQ n'a pas été en mesure de revenir au jeu par la suite.
«J'ai été frappé dans un angle mort. Encore une fois, je suis victime d'un geste salaud. Qu'est-ce qu'on attend? Que je me retrouve en fauteuil roulant ou que je subisse des dommages permanents au cerveau? Quand j'étais sur la glace, l'arbitre m'a dit de me relever, d'arrêter de faire mon cinéma. Ce sont des paroles inacceptables, la Ligue devrait s'en mêler. C'est rendu à un point où ce n'est plus sécuritaire [pour lui] de jouer», indiquait celui qui disait se sentir bien, son état étant considéré au jour le jour par l'entraîneur-chef.