Pourtant largement négligés, les Remparts rentrent à la maison aux commandes de ce quatre de sept. Et les trois prochains matchs seront disputés au Centre Vidéotron, mardi, jeudi et samedi, selon la formule 2-3-2 dictée par la ligue lorsque plus de 1000 km (1023) séparent les deux villes.

Québec/Halifax: les Remparts en avance 2 à 0 dans la série [VIDÉO]

HALIFAX — Grâce à une victoire de 5-4 en prolongation samedi soir, les Remparts repartent de Halifax avec une très surprenante avance de 2-0 dans leur série contre les Mooseheads. Et les trois prochains matchs se jouent à Québec!

C’est un tir frappé en apparence anodin de Philipp Kurashev dévié par Luke Kutkevicius en supériorité numérique, à 11:40 de la quatrième période, qui a fait la différence.

«Je ne savais même pas que j’avais marqué!» a admis Kutkevicius, une fois au vestiaire, disant l’avoir appris la bonne nouvelle de ses coéquipiers. «On s’était dit qu’il fallait lancer plus et Phil a réalisé un beau jeu.»

«Depuis le début, notre seul objectif est de jouer du bon hockey et c’est ce qu’on fait», a pour sa part commenté l’entraîneur-chef des vainqueurs, Patrick Roy. «Le résultat, c’est qu’on a remporté deux matchs, mais c’est tout. Ça ne changera rien d’autre», assure le pilote.

Pourtant largement négligés, les Remparts rentrent à la maison aux commandes de ce quatre de sept. Et les trois prochains matchs seront disputés au Centre Vidéotron, mardi, jeudi et samedi, selon la formule 2-3-2 dictée par la ligue lorsque plus de 1000 km (1023) séparent les deux villes.

Un scénario qui n’est pas sans déplaire tant au coach des Mooseheads, Éric Veilleux. «On a joué nos 15 premières games de l’année à l’étranger et on en a gagné 13. On est capable de gagner sur la route et c’est le message que j’ai passé à mes joueurs» après la défaite, a indiqué Veilleux.

Hors jeu, croit Veilleux

Veilleux en avait toutefois contre les officiels, lui qui croyait qu’un hors jeu aurait dû mettre fin à l’action qui a mené à la très coûteuse pénalité.

«Le jeu était mort! Ce qui se passe après, même si c’était un six contre zéro, ça n’a pas d’importance», pestait-il, lui dont la troupe a encaissé trois buts en cinq occasions à court d’un homme.

On a beaucoup vanté l’attaque dévastatrice des champions de l’Association Est et encore plus l’efficacité de leur jeu de puissance. Mais, ô surprise! Ce ne sont pas les Mooseheads, mais bien les Remparts qui ont utilisé cette formule pour s’octroyer une avance de 4-3 sur la glace adverse après 40 minutes de jeu.

Des Mooseheads, il faut le dire, privés samedi de leurs deux plus puissantes armes offensives et meilleurs joueurs de centre Samuel Asselin, suspendu pour le match, et Benoît-Olivier Groulx, rentré à Gatineau pour soigner une mononucléose. Asselin a subi les foudres de la ligue après son plaquage par-derrière servi la veille à Thomas Caron.

Les autres buts des Remparts sont ceux d’Andrew Coxhead, deux fois, de Jérémy Laframbois, en échappée, et de Sam Dunn. Coxhead et Dunn ont fait mouche tour à tour au profit de l’attaque à cinq en fin de tiers médian.

Défendre, mais pas trop

Les visiteurs se sont ensuite appliqués à dégager le disque de leur zone au long de 20 minutes de jeu, mais Raphaël Lavoie, que les experts voient sortir tôt au prochain repêchage de la LNH, a forcé la prolongation avec 3:39 à faire en troisième.

Roy a ensuite urgé ses protégés à reprendre le filet adverse d’assaut, à remettre de la pression sur le porteur du disque, ce qu’ils avaient fait durant les deux premières périodes.

«C’est normal à 4-3 de vouloir défendre, même pour nous derrière le banc. Mais fallait recommencer à fermer l’espace», a analysé le Diable rouge en chef.

Devant le filet, si Anthony Pagliarulo (41 arrêts/45 tirs) n’a pas encore l’air d’un futur Patrick Roy, justement, il est pour l’instant supérieur à ses vis-à-vis. Alexis Gravel (25/29) a d’ailleurs été remplacé après deux périodes par Cole McLaren (7/8).

Si Gravel a montré un bon taux d’efficacité de ,921 en séries ces deux dernières années, celui-ci est de ,863 pour les deux premiers matchs éliminatoires de 2019.

La pression sur Pagliarulo était incessante plus la rencontre avançait, comme en témoignent la mitraille de 23 lancers dont sa cage a été la cible au cours des 32 dernières minutes de jeu contre seulement huit pour McLaren — 16-4 en troisième période.

À noter que pas moins de quatre buts ou ce qui y ressemblait ont fait l’objet d’une révision vidéo des deux côtés dans la partie, un seul étant accordé.

Arnaud Durandeau, un doublé, et Maxim Trépanier, qui célébrait son retour de blessure, ont aussi marqué pour Halifax.

NOTE : Comme on ne change pas une formule gagnante, Roy avait conservé son alignement de vendredi. Aleksei Sergeev (clavicule) et Dylan Schives (main) sont blessés, tandis que Louis Tardif et Spencer Blackwell ont encore été retranchés.

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Lu

Une grande bannière «The Pat Connelly press box» dans les hauteurs du Centre Scotiabank de Halifax. La galerie de presse du domicile des Mooseheads a été baptisée en l’honneur de ce grand journaliste sportif en 2009, trois ans avant sa mort, à l’âge de 84 ans. Connelly a surtout fait de la radio, décrivant des matchs de la Ligue américaine durant 35 ans, mais a aussi travaillé à la télévision et écrit dans les journaux de la Nouvelle-Écosse au cours d’une longue carrière amorcée dans les années 1940.

Vu

Une majorité des spectateurs au Centre Scotiabank de Halifax brandir des bâtons lumineux rouges clignotants, surtout lors de la distribution de vendredi. Effet visuel réussi dans la noirceur des présentations d’avant-match. En plus, cela peut servir en cas de défaillance du système d’éclairage de l’aréna, comme ce fut le cas vendredi soir pour une section de lumières qui ne se sont jamais rallumées après le but de Jared McIsaac, en troisième période.

Entendu

Le gilet numéro 6 d’Étienne Verrette était tellement taché de sang en troisième période, vendredi, que les arbitres lui ont demandé de changer de chandail. Le défenseur des Remparts a donc enfilé le 9 pour terminer la rencontre. Le tout a débuté en première période, quand une rondelle déviée par son propre bâton l’a atteint au menton. Une bonne coupure qui a nécessité quatre points de suture. Mais n’en restait que trois après que Verrette se soit plus tard fait frotter le menton par un gant adverse dans une escarmouche. Merci au responsable de l’équipement Stéphane Savard et à son adjoint Jacques Bélanger, Verrette a retrouvé son 6 habituel, samedi.