Le défenseur des Islanders Saku Vesterinen a coincé solidement contre la bande le centre des Remparts Jesse Sutton.

Québec dans le coup jusqu'à la fin

Privés de plusieurs attaquants, dont le Biélorusse Dmitry Buynitskiy qui vient de s'ajouter à la liste des blessés, les Remparts de Québec ont tenu tête aux Islanders de Charlottetown aussi longtemps qu'ils ont pu, samedi devant 10 858 spectateurs au Centre Vidéotron, avant de finalement s'incliner 5-2 face à l'une des meilleures formations de la LHJMQ.
Les Remparts ne tiraient de l'arrière que par un but avec moins de trois minutes à faire au match lorsqu'ils ont vu les visiteurs leur enlever tout espoir de retour en marquant en avantage numérique.
«C'est de valeur, on était dans le coup jusqu'à ce qu'on prenne une punition stupide. Olivier Mathieu était sur la glace avec quatre minutes à jouer parce qu'il est un marqueur naturel, mais tu ne peux pas écoper d'une punition comme ça, Oli va grandir de cela», disait l'entraîneur-chef Philippe Boucher.
Les siens ont été dominés 40-15 aux lancers, mais ils cognaient à la porte jusqu'à ce moment. Les Islanders ont ajouté un cinquième but dans un filet désert.
«On a dit qu'il fallait être patient, on va continuer à l'être. On a fait de belles choses, il y a du positif : notre gardien a été très solide, nos jeunes ont été bons, [Andrew] Coxhead a joué tout un match. En deuxième, pendant un temps d'arrêt, j'ai dit aux gars : "Écoutez la foule, réalisez-vous à quel point vous êtes chanceux, peut-on leur en donner un but, bloquer un lancer, marquer un but." Ils ont bien répondu, ils ont tout donné en troisième, mais on s'est sorti du match à la fin, et ce, contre toute une machine de hockey.»
Baribeau efficace
Dereck Baribeau a été efficace à son premier départ depuis le 8 février. «On aurait pu gagner, on était dans la game tout le long, c'est juste plate à la fin. Le quatrième but a fait mal, j'aurais pu arrêter le troisième, je prends une partie du blâme pour cette défaite», admettait le gardien.
L'entraîneur-chef ne lui en tenait pas rigueur. «J'aime les gars qui ne se défilent pas, ça veut dire qu'il prend ça à coeur, mais je ne le blâme pas. Il a été mis à l'épreuve, il joue du bon hockey.»
Baribeau a cédé devant Alex Dostie, Filip Chlapik, Daniel Sprong et Nicolas Meloche, Guillaume Brisebois complétant dans une cage déserte. Philipp Kurashev (17e) et Coxhead (4e) ont marqué pour les Remparts, qui jouaient sans les services de Buynitskiy, blessé au «bas bas du corps», précisait Boucher. On parle d'une blessure au pied, si on lit bien entre les lignes!
«J'ai hâte que ça nous lâche. Il ne pouvait pas patiner. Il avait ce problème en début de saison, il a été capable de le gérer, mais c'était impossible pour lui de jouer. C'est un autre joueur à maturité qui nous manque et qui s'ajoute à la liste. On va attendre pour connaître la durée de son absence», indiquait Boucher, qui ne misait que sur 19 joueurs (incluant les gardiens) en uniforme, soit un de moins que la normale.
En l'absence de Buynitskiy, Matthew Boucher, Olivier Garneau et Igor Larionov Jr, ils manquaient quelques bougies au moteur offensif des Remparts. «C'est frustrant de perdre ainsi, surtout qu'on était si près. Nous avons plusieurs joueurs blessés, mais il faut tirer le maximum avec ce qu'on a. On ne peut pas jouer en pensant qu'il nous manque tel ou tel joueur», indiquait Kurashev.
Il s'agissait d'une quatrième défaite de suite pour les Remparts, qui occupent toujours le 10e rang du classement général de la LHJMQ, mais n'ont plus que deux points d'avance sur les Olympiques de Gatineau. Ils reçoivent les Wildcats de Moncton, mercredi, eux qui ont mis fin à une séquence de 25 défaites de suite, samedi.
Sprong motivé
Pour la première fois depuis qu'il évolue à l'Île-du-Prince-Édouard, Daniel Sprong aspire enfin aux grands honneurs avec les Islanders de Charlottetown. Et l'espoir des Penguins de Pittsburgh y est pour quelque chose, lui qui pète le feu depuis son retour à la suite d'une longue absence en raison d'une blessure à l'épaule. «Il y a plusieurs bonnes équipes dans la Ligue, c'est le fun de voir la nôtre être enfin mentionnée parmi les prétendants au titre. J'avais hâte qu'on se retrouve dans cette position. Lorsque je suis revenu dans le junior, j'avais dit à Jim [Hulton, entraîneur-chef et dg] que je voulais gagner. Il pensait la même chose et m'avait dit qu'il poserait des gestes pour améliorer l'équipe encore plus. On pense avoir une équipe pour se rendre loin, on verra bien jusqu'où ça nous mènera», confiait Sprong, qui veut remporter la Coupe Memorial à défaut de jouer dans la LNH à 19 ans.
Comme à Rimouski
Acquis de Val-d'Or à la limite de la période des transactions, François Beauchemin se plaît à Charlottetown, où il est un des trois joueurs de 20 ans des Islanders. Il a été un des nombreux ajouts à une formation devenue redoutable. «La première chose que j'ai remarquée en arrivant là-bas, ç'a été la maturité des gars. L'équipe me fait un peu penser à celle qu'on avait, il y a deux ans, avec l'Océanic. Nous avons deux grosses lignes offensives, des défenseurs qui relancent bien le jeu. C'est le fun de voir qu'ils veulent gagner, on a les mêmes ambitions», racontait le joueur originaire de Rimouski, qui se retrouve au sein du même trio que Daniel Sprong. «Il y a plusieurs très bons joueurs dans la Ligue, c'est sûrement l'un des meilleurs», admettait celui qui connaît sa saison la plus productive.