Le but refusé à Mikaël Robidoux a fait mal aux Remparts, qui auraient ainsi égalé la marque à 1-1, en milieu de deuxième.

Québec arrache un point aux Islanders

Au moment où leur capitaine Matthew Boucher s’en allait passer des radiographies, les Remparts ont comblé un déficit de 2-0 en troisième période pour finalement s’incliner 3-2 en tirs de barrage contre les Islanders de Charlottetown, samedi, au Centre Vidéotron.

Il s’agissait de la deuxième fois de suite que leur match se décidait ainsi. Mercredi, Québec l’avait emporté 3-2 sur Gatineau et Boucher avait contribué à la victoire. Mais samedi, les siens ne pouvaient pas miser sur sa touche offensive.

Le numéro 91 n’est pas revenu au jeu après avoir reçu un puissant lancer de Luke Kirwan sur une jambe devant le filet en début de troisième. Quel est son état de santé?

«Aucune idée, il est parti à l’hôpital ou à la clinique pour passer des radiographies», disait l’entraîneur-chef Philippe Boucher.

La perte du capitaine s’est fait sentir, notamment en prolongation et en tirs de barrage. «Matthew est la pièce maîtresse de notre attaque, il nous manquait. On a pu le voir mercredi, où il avait marqué un gros but qui nous a fait gagner, selon moi», admettait Olivier Mathieu, auteur du but égalisateur avec moins de quatre minutes à faire en troisième.

En deuxième, Mathieu avait écopé d’une double mineure pour avoir dardé, mais ses coéquipiers avaient réussi à limiter les dommages. En fait, le désavantage numérique des Remparts n’a rien donné en cinq occasions.

Punitions

Les Remparts tiraient de l’arrière 2-0 après 40 minutes, mais le score aurait pu être différent si un but de Mikaël Robidoux en milieu de deuxième n’avait pas été refusé par l’arbitre en raison de sa présence dans le demi-cercle alors que les visiteurs menaient 1-0.

«Je ne veux pas embarquer dans l’arbitrage, ça m’a coûté assez cher. Je peux faire [comme] Yanick Jean : c’était un but… Après, on a eu nos chances. Habituellement, mes idées sont claires, mais j’ai de la misère à dire si on a bien joué. On se consulte entre nous pour savoir si c’est le bon moment de leur donner un coup dans le vestiaire, et oui, ça l’était. On s’est parlé dans le blanc des yeux et j’ai aimé notre réponse en début de deuxième. Mais notre but [refusé] a fait mal, le quatre minutes à Mathieu aussi», ajoutait l’entraîneur-chef.

Les siens n’ont cependant pas lâché pour se retrouver en temps supplémentaire une neuvième fois, cette saison. «Le point est important, car on n’avait pas l’air d’un club qui irait en chercher un», avouait Boucher.

Il trouve cependant que ses joueurs écopent trop de punitions pour des coups de bâton. Samedi, Mathieu et Boucher ont péché de cette façon. «Un bâton, c’est fait pour marquer et se défendre, pas pour slasher» l’adversaire.»

Boucher se réjouissait du réveil offensif de Luke Kirwan, qui a mis fin à une disette de huit matchs. «Il a été plus impliqué. Il a tout un lancer, tu n’as qu’à le demander à Matt et au gardien», notait-il à propos du but de l’Américain qui a suivi de quelques secondes la blessure du capitaine.

Mathieu a fait amende honorable à sa punition en inscrivant le but égalisateur. «Oui, mais ça n’efface pas mon quatre minutes», admettait le jeune attaquant, déjà suspendu un match à l’interne pour avoir écopé de mauvaises punitions, plus tôt cette saison.

Les Remparts bouclent leur week-end en recevant les Sea Dogs de Saint-Jean, dimanche (15h). Le premier but des locaux permettra aux spectateurs de lancer des toutous sur la glace pour qu’ils soient remis à des enfants lors d’interventions policières.

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JOSEPH ESPÈRE UNE INVITATION

Dans l’attente d’une invitation au camp de sélection de l’équipe canadienne junior, le défenseur des Islanders de Charlottetown Pierre-Olivier Joseph pourra se changer un peu les idées, dimanche, puisqu’il reviendra au jeu après avoir purgé une suspension de trois matchs qui prenait fin, samedi. D’où sa disponibilité pour les médias au moment où ses coéquipiers sautaient sur la glace pour y affronter les Remparts, en fin d’après-midi.

«On espère tous recevoir une invitation, représenter notre pays et jouer pour la feuille [d’érable] devant le chandail. J’ai fait ce que j’avais à faire, on ne veut pas se créer des attentes. J’ai 18 ans, si ça n’arrive pas cette année, ce sera l’an prochain. Mon frère [Mathieu] a vécu l’expérience du Championnat mondial, l’an passé. Il a été un bon modèle pour moi et m’a aidé à devenir le joueur que je suis. Maintenant, on est compétitif, l’un et l’autre. Il fait quelque chose, je le faire aussi, et c’est pareil pour lui…», notait celui qui pourrait être l’un des rares joueurs de la LHJMQ à recevoir son invitation en début de semaine.