En deuxième période, Matthew Boucher a obtenu un lancer de punition, mais n'a pu déjouer Antoine Samuel. Le capitaine des Remparts a quand même fait bouger les cordages deux fois, en plus d'ajouter une aide, dans un gain de 4-1 contre le Drakkar.

Premier voyage fructueux pour les Remparts

Les Remparts de Québec ont démarré la campagne en complétant un voyage parfait à l'étranger, signant samedi un gain de 4-1 devant le Drakkar de Baie-Comeau qui, lui, a vraiment moins bien paru que la veille.
Certains jours cette saison, la jeunesse de la brigade défensive du Drakkar va se faire sentir. Ce fut le cas samedi, alors que les locaux ont paru plus souvent qu'autrement désorganisés dans leur territoire, particulièrement en deuxième période, où ils ont accordé 20 lancers et en effectuant seulement deux. Ce facteur jeunesse a été combiné à un manque d'ardeur généralisé alors que de l'autre côté, les visiteurs jouaient le pied au plancher.
«Ç'a été un week-end à l'image de notre camp d'entraînement. L'éthique de travail, les bonnes habitudes et le jeu d'équipe ont été à l'honneur», a souligné Philippe Boucher. 
Incapables de battre Samuel en première malgré 15 tirs, les Remparts ont redoublé d'ardeur en deuxième, marquant deux fois dans cet engagement pour prendre les devants 2-1 avec des buts de Matthew Boucher (1er) et Olivier Mathieu (1er). Boucher a également obtenu un tir de pénalité après avoir été accroché par Christopher Merisier-Ortiz, mais Samuel l'a stoppé.
Boucher, qui a aussi ajouté une passe, et Philipp Kurashev (aussi deux passes), ont complété le pointage en troisième. Derek Gentile a récolté trois mentions d'aide. «C'est notre capitaine et notre premier centre», a lancé l'entraîneur-chef pour faire comprendre que les deux premiers doivent prendre en charge l'offensive des Diables rouges. «Si tu veux faire partie de l'élite et jouer pour l'équipe nationale, il faut que tu joues comme ça et Phil [Kurashev] en est capable», a ajouté le pilote au sujet du Suisse, dominant samedi.
Le Drakkar avait ouvert le pointage en première grâce au premier en carrière d'Isaiah Gallo-Demetris, bien placé à la gauche de Dereck Baribeau pour récupérer le retour du tir de Bradley Lalonde, en avantage numérique. Quelques instants plus tôt, Baribeau avait fait cadeau du disque à Jordan Martel derrière le but, mais il a été vif pour revenir devant son but afin de priver l'attaquant du Drakkar d'un but qu'il croyait certain.
En tout début de troisième, le cerbère des Remparts s'est aussi illustré en stoppant Shawn Element. Ce dernier avait subtilisé le disque à Tomas Dajcar à la ligne bleue du Drakkar pour s'échapper fin seul.
«Baribeau a encore très solide», a lancé Philippe Boucher à propos de celui qui a stoppé 22 rondelles samedi. «On donne moins de shots que par les années passées, c'est bon, mais ''Barbs'' [Baribeau] a été testé. Ils [le Drakkar] ont eu de très bonnes séquences offensives et Baribeau a été bon.»
NOTES : D'Artagnan Joly, Ivan Chekhovich et Hugo Savinsky n'étaient pas en uniforme pour le Drakkar. Gabriel Villeneuve, Thomas Caron, Braeden Virtue et Pierrick Dubé étaient les absents chez les Remparts... Avant la rencontre, l'organisation a demandé à l'assistance de 1804 spectateurs d'observer une minute de silence à la mémoire de Maurice Fillion, décédé en juillet... Il y avait déjà quelques dépisteurs de la LNH au Centre Henry-Leonard samedi, chose qui risque d'arriver régulièrement cet hiver.
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Une défaite pédagogique
«C'est le genre de match qui, on espère, va nous faire grandir. Quand tu gagnes, il faut que tu saches pourquoi et quand tu perds, il faut aussi savoir pourquoi. Ce soir [samedi], c'est facile de savoir pourquoi on a perdu.»
Martin Bernard n'a pas eu à analyser bien longtemps pourquoi son Drakkar a subi son premier échec de la campagne après avoir été impressionnant la veille, contre Rimouski. L'effort n'y était tout simplement pas. «On a tout simplement eu ce qu'on méritait», a enchaîné l'entraîneur-chef du Drakkar. «Quand tu ne travailles pas, tu ne te donnes pas de chance de gagner. On était complètement à côté de notre identité d'équipe. Mais en même temps, c'était un peu prévisible, a-t-il ajouté. On a une victoire de 5-0, on tombe dans une zone de confort, on pense que ça va être facile, mais dans cette ligue, il n'y a aucune game de facile.
Malgré cette soirée difficile, le Drakkar a été dans le coup jusqu'à la toute fin et aurait pu créer l'égalité en fin de troisième. L'échappée de Shawn Element, au début du dernier engagement, aurait aussi pu faire tourner le vent, mais la bonne fortune n'a pas souri au Drakkar. «Quand l'éthique de travail n'est pas là, le facteur chance n'est pas souvent de ton côté», a rappelé le pilote.
Question d'essayer «de brasser la soupe», car il était à son avis «difficile d'identifier des gars qui ont performé à la hauteur ce soir», Bernard a modifié ses trios en troisième, sans grand succès. «C'était comme une panne généralisée», a signalé celui qui devrait pouvoir compter sur le retour d'Ivan Chekhovich la semaine prochaine. Le timonier du Drakkar a également fait valoir à ses jeunes troupiers qu'il y a certains détails sur lesquels il sera intransigeant. «On a des points sur lesquels on ne dérogera pas. Il faut être premiers sur la rondelle, compléter ses mises en échec quand on est deuxièmes, bloquer des tirs, attaquer le filet. Ce sont toutes des choses qu'il faut faire, peu importe ton talent. Les soirs où tu ne les fais pas, tu n'as aucune chance de gagner.»