Philippe Boucher n'a jamais regretté d'avoir offert à Daniel Renaud ses premiers emplois dans la LHJMQ, d'abord comme adjoint à Rimouski, et ensuite à ses côtés à compter de l'année de la Coupe Memorial en 2014-2015.

Premier rendez-vous entre Boucher et Renaud

Contrairement aux trois dernières saisons, Philippe Boucher devra s'étirer un peu plus le cou pour le voir. Habitué de l'avoir à ses côtés comme adjoint, c'est plutôt comme vis-à-vis que l'entraîneur-chef des Remparts retrouvera Daniel Renaud, vendredi, à l'occasion de la rentrée de l'équipe au Centre Vidéotron.
Renaud prend place derrière le banc des Cataractes de Shawinigan, club qu'il dirige depuis peu. Il obtient sa première chance dans le rôle d'entraîneur-chef dans la LHJMQ. «Ça va faire un peu bizarre de coacher contre Dan, un gars pour qui j'ai beaucoup de respect, autant comme personne que pour ses qualités d'entraîneur», soulignait Boucher, mercredi, en prévision du rendez-vous de vendredi entre les deux amis.
Boucher n'a jamais regretté d'avoir offert à Renaud ses premiers emplois dans la LHJMQ, d'abord comme adjoint à Rimouski, et ensuite à ses côtés avec les Remparts à compter de l'année de la Coupe Memorial, en 2014-2015.
«Ce n'est pas le bon terme, mais Daniel est un peu mon poulain. C'est le fun de voir où il est rendu. Benoît Groulx [ex-entraîneur-chef des Olympiques] m'a déjà dit qu'il ne pouvait pas croire que Daniel était à Gatineau et qu'il ne l'avait pas vu. C'est le fun d'avoir pu le découvrir par l'entremise de Hockey Québec», racontait Boucher sur le cheminement ayant amené Renaud de l'Outaouais jusque dans la région de Québec.
Le hockey junior est aussi une ligue de développement pour les entraîneurs, et non pas seulement pour les jeunes. À peu près partout, on retrouve des entraîneurs qui apprennent leur métier et font leurs classes dans l'ombre d'hommes de hockey chevronnés.
«C'est un peu notre rôle de donner la chance à de jeunes entraîneurs. C'est plaisant de voir que ç'a fonctionné avec Dan, Serge Beausoleil et Michaël Rioux à Rimouski. Benoît [Desrosiers] en est aussi un exemple», notait Boucher à propos de celui qui a remplacé Renaud avec les Remparts après la nomination de ce dernier à la barre des Catarcates.
Sacrifices payants
Selon Boucher, Renaud a consacré temps et énergie à la cause des Remparts. Il en avait fait autant à son unique saison avec l'Océanic. «Il y a un mot qu'on ne peut oublier : sacrifice. Daniel en a fait beaucoup.
«Je peux vous confirmer que son salaire à sa première saison comme adjoint n'équivalait pas à sa formation académique. Il a saisi l'occasion qui se présentait à lui à Rimouski et Québec, il va en faire autant avec celle qu'on lui offre à Shawinigan. Ce qu'il avait besoin, c'était d'une chance, et maintenant, il va faire son propre chemin», soulignait-il en rappelant que Renaud détenait une maîtrise en psychologie sportive.
Entorse à la routine
Les Remparts s'entraîneront pour une première fois au Centre Vidéotron, jeudi, en prévision du match de vendredi. Et la journée du match, ils y tiendront un exercice matinal, faisant ainsi une entorse à leur nouvelle routine mise en place pour la présente saison.
«On espère que notre bon début de saison va se poursuivre et qu'on transportera devant nos partisans nos bonnes habitudes. J'espère que les gars sont excités de joueur devant nos fans, et tant mieux s'il y a une certaine nervosité, ce n'est pas mauvais d'en avoir une», indiquait l'entraîneur-chef, dont la troupe présente une fiche de 2-0 après deux matchs.
Mathieu: des émotions à gérer
Olivier Mathieu
Depuis le début de la saison, Philippe Boucher parle positivement d'Olivier Mathieu, un jeune attaquant qu'il voit comme un joueur d'avenir pour les Remparts. Pour l'instant, le numéro 11 doit mieux gérer ses émotions. «Au niveau de la discipline, ç'a été un peu difficile pour moi lors des deux premiers matchs. Il s'agit d'un aspect que je dois améliorer. Je suis chanceux qu'on n'ait pas payé le prix de mes six minutes au banc des punitions. On me demande de jouer avec émotion, mais je dois mieux gérer cela et ça vient avec l'expérience. Au niveau de l'équipe, ça ne veut pas dire qu'on va gagner la Coupe du Président parce qu'on a remporté nos deux premiers matchs. Il faut continuer à travailler et ne rien prendre pour acquis», disait celui qui s'inspire d'Alex Dostie, aussi natif de Drummondville, qui grimpe les marches du hockey professionnel une à la fois après avoir joué sur le premier trio dans la LHJMQ. Mathieu en fait autant dans le junior après son passage fructueux dans le midget AAA.
Sam Dunn a hâte
Le défenseur Sam Dunn ne tient pas beaucoup en place, cette semaine. En plus d'avoir eu la chance d'assister au match impliquant les Maple Leafs de Toronto, son équipe préférée, l'Ontarien de 19 ans attendait avec impatience son premier match au Centre Vidéotron. «J'ai vraiment hâte, je n'ai jamais joué dans un aussi grand aréna, ça doit être spécial. J'en suis aussi à mes débuts dans le junior majeur, je n'avais joué au niveau junior A auparavant. Je pense avoir bien fait à mes deux premiers matchs. Ça me demande une certaine adaptation, et je souhaite que ça continue à bien aller pour moi», notait celui qui se retrouve sur l'une des principales paires de défenseurs avec Benjamin Gagné.