Philippe Boucher écope d'une amende de 1000$

Philippe Boucher a écopé d'une amende automatique de 1000$ à la suite de son expulsion en troisième période, samedi. Il était encore trop tôt pour savoir s'il allait aussi être soulagé financièrement pour ses propos tenus aux médias de Québec et de Rouyn-Noranda après la défaite des siens, le même soir.
Avant le match, dimanche, l'entraîneur-chef avouait s'être laissé emporter par les émotions, sans doute un ressac de la participation de son équipe à la Coupe Memorial et de l'incident avec les arbitres lui ayant coûté 10 000 $.
Au lendemain de ses plus récents commentaires, avait-il des remords?
«Oui et non. Je comprends que ça ne donne rien de parler aux arbitres comme je l'ai fait. Je ne peux pas passer la soirée à crier après eux. Je tourne la page, j'ai mes torts», a avoué Boucher avant la rencontre dominicale contre les Huskies.
Au téléphone
Le patron des Remparts a passé plusieurs minutes au téléphone, dimanche matin, afin de discuter avec Richard Trottier, le responsable des arbitres de la LHJMQ, et Raymond Bolduc, le vice-président à la sécurité des joueurs et préfet de discipline du circuit Courteau.
«Je parle pour moi et non pas pour les arbitres, il se peut qu'il y ait encore un degré de frustration. On est tous des humains, ça laisse des traces et personnellement, je me suis laissé atteindre», a-t-il expliqué à la porte du vestiaire servant de bureau des entraîneurs à l'aréna Iamgold.
Boucher ignorait encore s'il allait être sanctionné pour ses commentaires d'après-match, où il a déclaré, entre autres, que «malheureusement, pour certains, 10 000 $ l'an passé, ça n'a pas été assez. J'ai payé les vacances à M. Courteau [le commissaire de la LHJMQ], cet été, il me semble que c'est assez. Quand tu fais des choses dans la vie, tu payes pour, et après, ça devrait rester là.»
Samedi, les Remparts ont dû se défendre trois fois en désavantage numérique de deux hommes, les Huskies marquant le but vainqueur à cinq contre trois et en ajoutant un autre avant la fin du jeu de puissance qui s'est poursuivi à cinq contre quatre. «J'ai l'impression que nos joueurs répondent plus quand nous sommes animés derrière le banc, mais samedi, c'était dirigé à la mauvaise place», a-t-il admis.
Comme il n'y avait pas d'autre match en Abitibi, dimanche, les deux mêmes arbitres que samedi dirigeaient la circulation pour la rencontre Remparts-Huskies, soit Dominic Bédard et Dominic Tessier. Mais contrairement à la veille, c'est plus l'entraîneur-chef des Huskies, Gilles Bouchard, qui avait les bras en l'air...