«Ça a été très difficile, a reconnu l’entraîneur-chef de Rimouski, Serge Beausoleil.

Pénible victoire pour l'Océanic contre les Remparts, 4 à 2

RIMOUSKI — L’Océanic n’a pas eu la tâche facile contre les Remparts de Québec, qu’il recevait vendredi au Colisée Financière Sun Life. Si l’Océanic l’a emporté 4-2, la troupe de Patrick Roy, dont le jeu était très serré, n’avait rien à se reprocher. «C’était nous qui était la meilleure équipe à 5 contre 5 sur la patinoire», estimait l’entraîneur-chef de Québec. Ça a été une bonne performance de notre équipe. On aurait certainement mérité mieux!»

«Ça a été très difficile, a reconnu l’entraîneur-chef de Rimouski, Serge Beausoleil. Les gars manquaient d’énergie. Mentalement, je parlais à des zombies! C’était difficile à coacher. Les gars étaient livides. Si on rajoute le 4 en 5 de la semaine passée, ça fait beaucoup de matchs rapprochés.» Beausoleil a cependant salué le travail exceptionnel de Cédric Paré, qui a obtenu un point sur le dernier but. «On aurait dit un homme avec des enfants, a imagé l’entraîneur. Il a été de loin notre meilleur attaquant. Il a joué 17 minutes, ce qui est énorme!»

Le pilote des Bleus a donné le crédit à l’adversaire. «Ils ont bien fait ça. De notre côté, on avait de la misère à se faire deux passes sur le tape! Nos exécutions étaient carrément absentes. On va prendre les deux points, on va les engranger, mais il est important pour les gars d’aller se reposer.»

D’Astous au sommet

Andrew Coxhead (16e) a fait dévier la rondelle entre les jambières de Tristan Bérubé, ce qui a permis aux Remparts d’ouvrir la marque tôt dans le match. Ce but des visiteurs a semblé secouer la troupe de Serge Beausoleil qui n’a pas tardé à riposter et à prendre les devants après 20 minutes de jeu. Parker Bowman (4e) et Alexis Lafrenière (34e) en avantage numérique ont été les buteurs. 

Charle-Édouard D’Astous, tout juste revenu après deux matchs de suspension, a récolté des aides sur chacun des deux buts, lui permettant ainsi, avec 180 points, de rejoindre Patrick Coulombe au sommet des pointeurs chez les défenseurs en saison régulière dans l’histoire de l’Océanic.

En deuxième période, un but a été compté de chaque côté, soit l’un de Radim Salda (7e) lors d’un jeu de puissance et l’autre de Brandon Frattaroli (5e). Le seul but marqué au dernier tiers a été l’œuvre d’Anthony Gagnon dans un filet désert. Les deux gardiens ont été solides devant leur filet.

«On s’est très bien défendus, a souligné Roy. Notre échec avant était excellent. En zone neutre, on a bien travaillé. On n’a pas donné de surnombres beaucoup et quand on en a donné, on s’est repliés de façon exemplaire.» Le pilote de Québec estime que le travail de ses soldats commence à porter fruit. «On a peaufiné de petites choses à l’intérieur de notre jeu et les joueurs ont pris confiance.»

Si Patrick Roy était fier de ses joueurs, il l’était beaucoup moins des officiels, dont il contestait certaines décisions en lien avec deux hors-jeu qui, selon lui, n’en étaient pas. «Ce qui me fâche beaucoup, ce sont les décisions du juge de ligne, à la fin du match, fulminait-il. Quand on essaie de mettre de la pression, je ne suis pas capable d’accepter ça! Dans un jeu serré, il n’avait pas à appeler un hors-jeu! Ça n’a pas sa place!»