Depuis son retour à son poste de dg et entraîneur-chef des Remparts, Patrick Roy consacre beaucoup de temps à évaluer les effectifs qu’il a sous la main.

Patrick Roy loin de se tourner les pouces

Depuis l’annonce de son retour comme directeur général et entraîneur-chef, il y a deux semaines, Patrick Roy a visionné une dizaine de rencontres des Remparts version 2017-2018, histoire d’évaluer son personnel hockey.

«Je suis en train de voir, joueur par joueur, comment chacun joue, la façon dont l’équipe jouait», a expliqué Roy. «Sans nécessairement regarder au niveau tactique, mais plutôt au niveau individuel. Ça commence à me donner une bonne idée de qui j’ai sous la main et des rôles qu’ils peuvent jouer à l’intérieur de l’équipe.»

Il est toutefois un peu tôt, à ses yeux, pour déterminer ce qui doit être amélioré. Surtout parce que ses connaissances des autres équipes de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) sont pour l’instant limitées, a-t-il indiqué. Il s’est tenu loin du circuit depuis son départ il y a cinq ans, l’équivalent d’une éternité dans ce milieu.

Déjà, il a contacté tous les autres directeurs généraux de la LHJMQ. Et même s’il n’a pas voulu confirmer avoir réalisé une ou plusieurs transactions, il a assuré avec le sourire que certaines discussions progressaient bien. «Tu me connais, c’est dur pour moi de rester à rien faire», a-t-il ajouté, répondant à une question du collègue du Soleil Carl Tardif.

Confiant de revoir Kurashev

Plus tôt pendant la conférence de presse, il a mentionné que le surplus de joueurs de 20 ans prévu l’an prochain lui permettrait de regarnir sa banque de choix au repêchage, grâce à des transactions.

Par ailleurs, Roy est confiant de voir revenir Philipp Kurashev. Il a révélé mardi avoir eu des discussions avec les deux agents du Suisse, Ian Pulver et Igor Larionov, et sent le dossier progresser dans la bonne direction. «J’ai parlé avec Philipp ce matin. On devrait avoir une réponse dans les prochains jours, [à savoir] s’il va revenir ou pas. Je pense que c’est positif, mais je sais aussi qu’il ne faut rien prendre pour acquis», a expliqué le directeur général des Remparts.

L’attaquant serait tenté par le hockey professionnel suisse, d’où il aurait reçu des offres. L’athlète de 18 ans, auteur de 60 points en 59 rencontres la saison dernière, est classé au 61e rang des espoirs nord-américains en vue du prochain repêchage de la LNH, qui aura lieu les 22 et 23 juin.

Le retour du talentueux Kurashev tomberait à point, car Roy a réitéré mardi son intention de prôner un jeu axé sur l’attaque. «La défensive, ce n’est pas l’endroit où j’aime beaucoup passer du temps. C’était comme ça dans le junior, c’était comme ça dans la Ligue nationale, et ce sera encore la même chose», a affirmé l’ancien entraîneur-chef de l’Avalanche du Colorado.

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FIER DE MARCHESSAULT

Patrick Roy n’aurait pu prédire une telle carrière pour Jonathan Marchessault, qui a réussi deux buts lundi pour permettre aux Golden Knights de Las Vegas de créer l’égalité 1-1 dans la finale de l’Ouest. Mais il n’est pas surpris de l’avoir vu persévérer, malgré toutes les embûches, comme sa petite taille (5’9’’) et le fait qu’il n’a jamais été repêché par une équipe de la LNH.

Un peu comme son ancien entraîneur chez les Remparts, Marchessault est reconnu pour son caractère. «À part avoir sauté trois couvre-feux quand il était avec moi...» a d’abord lancé Roy en rigolant, levant un peu le voile sur les raisons de sa sévérité avec l’attaquant de Cap-Rouge, à l’époque. «Je suis obligé de te dire que je suis fier de lui. C’est rafraîchissant de le voir jouer. Il a toujours eu cette intensité-là. C’est un gars qui a porté le chandail des Remparts avec énormément de fierté. De voir des petits joueurs comme ça performer donne le goût aux jeunes de s’investir et de croire en eux.»

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