Patrick Roy assure que les meilleurs marqueurs des Remparts, dont Philipp Kurashev, resteront à Québec.

Patrick Roy estime «ne pas avoir échangé grand-chose»

Même s’il a réalisé neuf transactions et envoyé sept de ses joueurs sous d’autres cieux depuis l’ouverture du marché des échanges, Patrick Roy estime «ne pas avoir échangé grand-chose» et ajoute qu’il n’y a pas lieu de paniquer.

«Ça me fait rire, les gens qui sont en panique. Je n’ai pas fait grand-chose, j’ai juste fait de la place pour certains joueurs et je fais juste mieux me positionner pour le repêchage», a justifié le dg et entraîneur-chef des Remparts en conférence téléphonique vendredi après-midi. Plus tôt en journée, il avait envoyé Olivier Mathieu aux Tigres de Victoriaville en échange du défenseur Adam Gaudreau et d’un choix de deuxième ronde en 2019.

Roy est lui-même revenu sur la transaction qui a fait passer l’attaquant Mikaël Robidoux aux Cataractes de Shawinigan et sur celle qui a envoyé le gardien numéro un Dereck Baribeau au Drakkar de Baie-Comeau.

«Robidoux, j’ai échangé un gars qui a quoi, 25 buts en carrière?» a-t-il demandé au sujet de l’attaquant qui en compte en réalité 15. «Et j’ai échangé un gardien de but qui n’a pas gagné une série depuis combien de temps, je ne peux pas dire! Si ça dérange du monde, ils ne connaissent pas le hockey», a-t-il laissé tomber.

Quatre Intouchables

«Vous avez remarqué que je n’ai pas touché à nos quatre meilleurs marqueurs», a noté Roy en faisant référence à Philipp Kurashev, Aleksei Sergeev, Matthew Grouchy et Andrew Coxhead. «Il n’y aura pas tant d’adaptation que ça. À l’attaque, Thomas Caron jouera avec Philipp et Aleksei, Nicolas Kingsbury-Fournier se greffera à Coxhead et Grouchy, Pierrick Dubé sera avec Gabriel Montreuil et Brandon Frattaroli et Jérémy Laframboise sera avec Xavier Cormier et Spencer Blackwell.»

Roy a ensuite répété que Kurashev, Sergeev, Coxhead et Grouchy ne bougeraient pas, tout comme le vétéran défenseur Étienne Verrette. «Verrette ne bougera pas, il est un mentor pour [Nicolas] Savoie.

«Pour ce qui est de mes autres joueurs de 20 ans, Sam Dunn et Benjamin Gagné, je n’ai pas reçu d’appel pour eux. Tout le monde a ses 20 ans et les équipes en bas de classement veulent plutôt donner une chance à leurs jeunes joueurs.»

Il n’a pas manqué non plus de vanter l’une de ses nouvelles acquisitions, le défenseur de 16 ans Romain Rodzinski acquis des Huskies de Rouyn-Noranda dans l’échange de Louis-Filip Côté, jeudi. «Pour moi, Rodzinski, c’est un gros morceau. Les gens vont triper dessus.»

Quant à l’échange d’Olivier Mathieu, Roy a simplement affirmé qu’il voulait donner du temps de glace à d’autres joueurs. «Avec l’arrivée de Thomas Caron, de Kingsbury-Fournier en plus de Montreuil et Cormier, je préférais ces joueurs-là.

Très satisfait

«À un moment donné, il faut faire quelque chose. Caron a très bien joué quand il est arrivé ici, il a mieux joué qu’Oli. Oli a été très réceptif, il travaillait fort et cherchait à s’améliorer, mais, pour moi, il était encore derrière Caron et je veux donner une chance à Kingsbury-Fournier. Je ne pouvais quand même pas mettre Oli sur une quatrième ligne!» a-t-il justifié.

Roy est aussi très satisfait de sa récolte de choix au repêchage jusqu’à maintenant. «Pour 2019, on a un choix de première ronde, trois en deuxième ronde, un en troisième ronde, trois en quatrième ronde, deux en cinquième ronde et deux en sixième ronde. On en a aussi beaucoup en 2020 et 2021.»

Même s’il affirme que les Remparts ne sont pas en reconstruction, Roy parle tout de même souvent de l’avenir. «Nous avons de bons jeunes qui entrent en Rodzinski et Kingsbury-Fournier et l’an prochain, il y aura [Édouard] Cournoyer et [Kevyn] Brassard», énumère-t-il en nommant deux des sélections des Diables rouges lors du dernier repêchage.

Et les Remparts pourraient fort bien voir leur visage se modifier de nouveau à court terme puisque Roy a conclu en disant qu’il lui restait «peut-être deux ou trois autres changements à faire» d’ici la fin du marché des échanges.

+

JOLY SUR LES PAS DE SON GRAND FRÈRE À RIMOUSKI

RIMOUSKI — D’Artagnan Joly (photo), qui avait été échangé la semaine dernière par le Drakkar de Baie-Comeau, n’a fait que passer chez les Tigres de Victoriaville, qui l’ont échangé vendredi à l’Océanic. Rimouski a obtenu les droits de l’attaquant de 19 ans contre un choix de première ronde en 2020 et sa recrue du dernier repêchage du midget AAA, Nicolas Daigle.

«D’Artagnan Joly a toujours été dans notre collimateur», indique l’entraîneur-chef Serge Beausoleil. «L’an passé, à 18 ans, il a eu une saison de 23 buts et de 68 points en 55 matchs. Ça amène une offensive qui est considérable.»

Beausoleil croit que l’arrivée du colosse de 6’3” et de 185 livres ravivera des souvenirs heureux chez les partisans de l’Océanic, qui ont assisté à la finale de la Coupe du Président de 2015 au Colisée Financière Sun Life de Rimouski, alors que son frère, Michael Joly, avait marqué le but gagnant.

Pour le pilote des Bleus, c’est davantage un choix rationnel qu’émotif. «On a la confiance de la famille. On a travaillé avec Michael, qui nous a permis de gagner une coupe. Sa contribution a été inestimable. Du côté de D’Artagnan, il avait une saison un peu en deçà des attentes. On pense que cette relation de confiance là va nous aider à le relancer.»

Joly est réputé pour être capable d’évoluer au centre comme à l’aile droite. «Il était très content», relate son nouvel entraîneur. «Son agent nous a dit qu’il souhaitait jouer pour un club aspirant aux grands honneurs. Il est aussi très sensible au fait que son frère ait passé ici.»

Joly portera l’uniforme de l’Océanic lors de la rencontre du 28 décembre à Chicoutimi. Il s’agira alors de son 200e match dans la LHJMQ. Rappelons qu’il a été repêché en 2017 par les Flames de Calgary en sixième ronde. Johanne Fournier (collaboration spéciale)