Patrick Roy et les Remparts reçoivent dimanche à 15h l'Océanic de Rimouski.

Pas de complaisance chez les Remparts à l'aube du 2e match de la Bataille du Saint-Laurent

La deuxième manche de la Bataille du Saint-Laurent se déplace à Québec, dimanche (15h), où les Remparts tenteront de renverser l’Océanic de Rimouski comme ils l’ont fait, vendredi. Mais chez les Rouges, on ne retrouve aucun sentiment de complaisance pour autant.

«L’humilité fait partie du succès d’une équipe», rappelait l’entraîneur-chef Patrick Roy, samedi midi, alors que ses troupiers s’activaient sous les gradins du Centre Vidéotron.

Les Remparts ont battu l’Océanic par 3-1, vendredi, au Colisée Financière Sun Life, en neutralisant au maximum la puissance attaque adverse. L’Océanic n’a réussi que 19 lancers, dont seulement trois en deuxième période.

Après cette victoire, le capitaine Benjamin Gagné disait que ses coéquipiers et lui voulaient jouer selon l’identité de leur entraîneur-chef, soit avec intensité.

«Ce qu’on demande, c’est un effort constant match après match. Patrick n’est pas important, là-dedans, on met l’accent sur le concept de l’équipe et tout le monde apporte sa propre contribution. On bâtit quelque chose pour les séries, et ce qu’on veut, c’est de voir l’équipe se développer. À l’intérieur du personnel d’entraîneurs, on travaille en équipe. Il n’y a pas de «je, me, moi». Et si les joueurs voient cela, ils doivent se dire que ça doit être la même chose de leur bord. Ils sont réceptifs. La culture des Remparts est familiale, les joueurs se sentent appréciés, importants et ils s’entraident», souligne Roy.

Il invite encore ses joueurs à contrôler ce qu’ils peuvent, comme leur préparation pour un match.

«Le talent est une chose, mais le caractère en est une autre. Je sais que ça prend du talent pour gagner, mais je trouve qu’il faut encore plus de caractère. Ça fait partie de l’équation. On est exigeant sur ce qu’ils peuvent contrôler, c’est là-dessus qu’on leur donne le moins de latitude.»

Dimanche, Roy ne s’attend pas à une partie de plaisir contre l’Océanic, qui voudra se reprendre après sa défaite de vendredi devant ses partisans.

«Je m’attends à une grosse performance de leur part. Je connais assez bien Serge [Beausoleil] pour m’imaginer qu’ils ont eu droit un monologue, samedi, et non pas un échange. De notre côté, on va s’occuper d’être prêt. On a tellement joué un bon match, vendredi, on n’a pas gagné par erreur et je me verrais mal de faire un changement [de stratégie]. Ce que je veux, c’est de l’effort.»

Jusqu’à présent, les Remparts répondent bien à l’appel. Ils ont amassé trois points (sur quatre) dans la séquence contre Baie-Comeau, Rimouski (deux fois) et Rouyn-Noranda (mercredi).

«Après le match de mercredi, on aura joué le quart de notre saison. Il nous reste encore deux gros adversaires à affronter [l’Océanic et les Huskies], alors je vais attendre à mercredi avant de répondre à cela», disait celui dont son l'attention était uniquement portée sur le rendez-vous dominical.

En vitesse...

  • L’Océanic n’ayant pas de patinoire pour s’entraîner à Rimouski, le samedi, l’entraîneur-chef a réuni sa troupe afin de discuter un peu de la défaite de vendredi et comment aborder la rencontre de dimanche, à Québec. «On a été un peu trop sophistiqué et on a essayé de trop jouer en finesse. Les Remparts ont l’une des défensives les plus matures du circuit avec trois joueurs de 20 ans et un autre de 19 ans, il faut s’ajuster à cela et se salir les mains un peu plus devant le filet. Le message est de ne pas traîner cela trop longtemps, mais en même temps, ça restait un match de 2-1», disait Serge Beausoleil. Le vétéran Olivier Garneau, qui n’a pas affronté ses anciens coéquipiers, vendredi, représente un cas «plus qu’incertain» pour dimanche, selon son entraîneur.

  • Olivier Mathieu s’est entraîné au Pavillon de la jeunesse, samedi, pendant que ses coéquipiers en santé s’échangeaient le ballon de soccer au Centre Vidéotron. Blessé à l’épaule, il devra patienter à mercredi avant de revenir au jeu. «Olivier ne s’est pas entraîné avec l’équipe depuis 10 jours et je préfère attendre que son épaule soit encore plus solide. Mais il y a aussi le fait que ça va bien, présentement», disait Roy à propos des joueurs utilisés en l’absence de plusieurs blessés.

  • Thomas Caron disputera son cinquième match à titre de joueur affilié, dimanche, et devrait retourner à Granby après l’affrontement contre l’Océanic. Mais ça n’a rien à voir avec son rendement. «Il faut bien gérer son utilisation, sinon, il atteindrait la limite  des 10 matchs à la mi-novembre, et en cas d’urgence, on serait alors dans le trouble», notait l’entraîneur-chef.

  • Gabriel Montreuil s’est attiré les éloges du patron, samedi. «Il progresse à chaque match. J’ai senti un vent de confiance dans son jeu contre Bathurst [la semaine dernière]. Il joue du bon hockey, il est efficace le long des rampes et devant le filet. Benoît l’utilise même en avantage numérique», notait Roy à propos de la recrue, dont le temps de glace est augmenté en raison des pertes des Louis-Filip Côté, Olivier Mathieu et Mikaël Robidoux.

  • Les Remparts ont récemment fait parvenir un courriel pour féliciter les Chevaliers de Lévis d’avoir égalé le record de la Ligue midget AAA pour le plus de victoires d’affilée en début de saison. La marque de 17 leur appartient depuis vendredi. «C’est tout en leur honneur. Dans le hockey, on ne veut jamais qu’une séquence de victoires se termine, mais ils peuvent dire mission accomplie», notait Roy, qui a assisté à la 18e victoire en 18 matchs des Chevaliers, samedi, à l’aréna de Charny, où ceux-ci ont vaincu le Phénix du Collège Esther-Blondin par 4-0, grâce à des buts de William Veillette, Nicolas Daigle, Samy Paré et Olivier Coulombe ainsi qu’à un jeu blanc du gardien Thomas Couture.