Kyle Jessiman participait à sa première pratique avec les Remparts.

Nouveaux venus devant le filet des Remparts

Les partisans des Remparts feront connaissance vendredi soir avec deux nouveaux hommes masqués alors que Kyle Jessiman et Carmine-Anthony Pagliarulo revêtiront pour la première fois l’uniforme des Diables rouges.

Le nouveau duo de gardiens de but remplacera la paire formée par Dereck Baribeau et Anthony Morrone qui avait officié durant la presque totalité de la première moitié de saison. Les deux ont fait l’objet de transactions au cours des dernières semaines.

Même s’ils étaient surpris d’avoir eux aussi été échangés par des équipes qui aspiraient aux grands honneurs, Jessiman et Pagliarulo s’amènent à Québec avec une bonne attitude. «Ça a été une petite surprise... On peut regarder ça de façon négative ou positive, mais moi je veux le voir de façon positive», a déclaré Jessiman, qui arrive du Drakkar de Baie-Comeau, après l’entraînement de jeudi.

Jessiman, qui avait la majorité du temps de glace avec le Drakkar, a vu le dg Steve Ahern faire table rase de ses gardiens lui aussi. Justin Blanchette, qui avait demandé une transaction, a abouti avec Shawinigan alors que Jessiman a été échangé à Québec contre Baribeau. «Ce n’est jamais gravé dans la pierre...», a philosophé Jessiman en point de presse quand on lui a demandé s’il s’attendait à demeurer à Baie-Comeau après l’échange de Blanchette.

«Ce qui est intéressant avec les Remparts, c’est que nous sommes deux nouveaux gardiens, alors on vit tous les deux la même chose. Pour ce qui est du temps de glace, c’est le coach qui décidera. Il ne m’a rien promis», a ajouté le gardien originaire de Châteauguay.

Inspiré par Ellis

Quant à Pagliarulo, il n’avait pas mal fait du tout dans les huit matchs qu’il avait disputés cette saison avec l’Océanic de Rimouski. Il avait cependant devant lui un certain Colten Ellis.

«Je savais que je pouvais partir, car l’Océanic y va pour la coupe. Colten est un excellent gardien qui va être repêché dans la Ligue nationale. Parmi les partenaires que j’ai eus, c’est vraiment celui qui travaille le plus fort. Il est toujours là dix minutes avant la pratique pour prendre des tirs. J’essayais de m’inspirer de lui», a expliqué Pagilarulo, très excité d’évoluer sous les ordres de Patrick Roy.

«C’est spécial de se faire «coacher» par un gars comme Patrick, qui est un membre du Temple de la renommée du hockey», poursuit-il, ajoutant lui aussi qu’on ne lui a pas fait de promesse et qu’il est déterminé à faire de son mieux pour mériter son temps de glace.

Filière italienne

Pagliarulo fait partie d’un petit groupe de six gardiens d’origine italienne qui font leur marque dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec avec Morrone, Kevin Mandolese (Cap-Breton), Fabio Iacobo (Victoriaville), Alex D’Orio et Tommy DaSilva (tous deux à Saint John).

«Oui, c’est vrai! J’en ai parlé avec quelques-uns d’entre eux et c’est probablement davantage une coïncidence», a déclaré Pagliarulo, qui demeure fier de ses origines et a déjà visité le pays de ses ancêtres. 

Au début des années 80, les Remparts avaient eu leur duo de cerbères d’origine italienne en Roberto Romano et Guillaume Abatiello. Plus tard, les Nordiques avaient aligné Mario Brunetta. 

Plusieurs Italo-canadiens ont gardé les filets dans la Ligue nationale de hockey, notamment Roberto Luongo, Jason Muzzati, Marty Turco, Jason LaBarbera, Jim Corsi, Mike Rosati, Sébastien Centomo et Frank Pietrangelo. 

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KINGSBURY-FOURNIER PAS TROP DÉÇU

L’attaquant Nicolas Kingsbury-Fournier ne semblait pas trop déçu de quitter les Wildcats de Moncton, une équipe qui bataille pour le premier rang de l’association Est, pour les Remparts. «Nous sommes une équipe jeune et si on travaille bien ensemble, on peut encore causer une surprise», a affirmé l’ailier de 16 ans. Kingsbury-Fournier risque de voir plus d’action à Québec qu’avec les Wildcats. «C’est certain que j’aurais aimé plus de glace à Moncton, mais tout le monde en veut et il y avait devant moi beaucoup de vétérans qui avaient gagné la confiance des «coachs».», a affirmé celui qui retrouve à Québec l’ailier Samuel Dickner, qu’il avait côtoyé au camp d’entraînement des Wildcats. 

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NOYAU SOLIDE 

Pour l’entraîneur associé Martin Laperrière, les Remparts conservent un noyau solide même si plusieurs transactions ont été conclues au cours des dernières semaines. «Il y a beaucoup de nouveaux visages, mais le noyau en place est très intéressant. Pour le reste, je suis content de l’intensité des gars après quelques jours de vacances. Je ne m’attendais pas à une exécution parfaite», a-t-il affirmé. L’entraîneur-chef Patrick Roy, qui était malade jeudi, devrait reprendre sa place derrière le banc des Remparts vendredi soir. Ian Bussières