Matthew Boucher portera l’uniforme des Remparts jusqu’à la fin de sa carrière junior. Cette saison, il cumule 38 points en 29 parties.

Matthew Boucher à Québec pour y rester

Avant le programme de sept matchs dans la LHJMQ, vendredi, Matthew Boucher partageait le premier rang des marqueurs du circuit Courteau avec une récolte de 38 points. S’il devait remporter le trophée Jean-Béliveau au terme de la présente campagne, c’est dans l’uniforme des Remparts de Québec qu’il le fera.

L’entraîneur-chef Philippe Boucher a confirmé, vendredi, que son fils ne serait pas échangé lors de la prochaine période des transactions. «Il va prendre sa retraite [du hockey junior] comme joueur des Remparts. J’ai eu de bonnes offres pour lui, l’an passé, et même si j’ai carte blanche pour les échanges, mon président [Jacques Tanguay] avait mis son droit de véto comme quoi je ne pouvais pas le bouger...»

L’unique raison qui a mené à cette décision tient au fait que l’attaquant de 20 ans est un rouage important dans une équipe pour qui la phase de reconstruction est terminée. «L’an passé, on avait de bons leaders dans une jeune équipe, et on se disait qu’il fallait en aligner qui produisent si on voulait avancer, cette saison, et qu’on ne devait pas le laisser partir. On ne se le cachera pas, il a fait face à la musique», convenait l’entraîneur-chef.

En 29 matchs cette saison, Boucher montre une fiche de 17 buts et 38 points. Il est déjà bien placé pour faire mieux que ses 30 buts et 60 points en 59 parties à sa première campagne à Québec, à l’âge de 18 ans. Pourrait-il terminer en tête?

«On verra, pour l’instant, il y a des gens qui me rappellent [qu’il est en tête des compteurs], qui le suivent et qui sont fiers de lui. C’est la première fois qu’à ma propre fondation, on me demande un chandail des Remparts signé par lui», révèle Philippe Boucher.

«Ce qui arrive à Matt, c’est mérité. J’ai déjà joué avec des gars qui ont remporté le championnat des compteurs avec une main dans le dos. Dans son cas, il n’est pas là par talent pur, mais par le travail. Même chose pour notre position au classement, tout vient de là. Matt est un travaillant, et en plus, il produit. Il veut se donner une chance de jouer pro, alors ça ne peut pas nuire. Il devra avoir toute une saison pour devancer [Alex] Barré-Boulet, mais je ne pense pas que Matt se concentre là-dessus.»

Une intuition confirmée par le principal intéressé. «Je n’en fais pas de cas. Mon premier objectif, en début de saison, c’était de gagner avant tout avec cette équipe-là. Les points, c’est une chose, mais je peux aussi aider en bloquant un lancer, en tuant des punitions, etc. C’est le fun de produire, mais ce n’est pas le but principal.»

«Un honneur»

Matthew Boucher se réjouissait d’apprendre qu’il terminerait sa carrière junior à Québec. Il l’ignorait jusqu’à ce qu’on lui répète les mots tenus par le dg, quelques minutes plus tôt. «Je suis content, il ne me l’avait pas dit. Porter ce chandail et se défoncer pour ce logo, c’est vraiment un honneur.»

Même lorsqu’il avait été acquis par les Remparts, à l’été 2015, il n’avait pas été mis au parfum à l’avance. «J’étais revenu à la maison et ma mère m’avait dit de rappeler mon père, là, je m’en suis douté un peu plus», se souvenait-il en riant.

L’un de ses premiers objectifs en arrivant à Québec fut de confondre les sceptiques. À quelques mois de la fin de son aventure dans la LHJMQ, il lui en reste deux autres : obtenir un essai dans le hockey professionnel et aider les siens en gagner.

«Je ne suis pas dépisteur, mais j’imagine que la production peut aider un peu. Sauf que les succès de l’équipe passeront toujours avant ma fiche personnelle.»

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Mikaël Robidoux

ROBIDOUX S'INTERROGE

Déjà suspendu pour deux matchs, blanchi récemment par le préfet de discipline et puni en fin de match, mercredi, l’ailier droit Mikaël Robidoux a confié à l’entraîneur-chef, vendredi à l’entraînement, qu’il avait peur de «mettre l’équipe dans le trouble» par son style de jeu physique. Il a été rassuré. «Je le sens depuis le match à Rimouski, les arbitres me tiennent un peu plus serré. Avant, je m’en sortais un peu plus, mais là, je dois faire attention de ne pas dépasser la ligne. Philippe m’a dit de ne pas m’en faire, de jouer mon style et qu’il ne sera jamais fâché par une punition d’intensité», confiait celui qui s’est fait dire de ne pas se sentir mal à l’aise. Boucher a juste rappelé qu’il fallait éviter les coudes élevés, les bâtons dans les airs et les mises en échec dans le dos. Il n’avait rien à lui reprocher sur sa punition en fin de match contre Gatineau.

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EN VITESSE

Philipp Kurashev doit rejoindre l’équipe nationale suisse, le 13 décembre. Il ratera donc les deux derniers matchs avant la pause de Noël, les 14 et 15 en Abitibi. «J’ai parlé avec son entraîneur là-bas, il l’aime bien et je m’attends à ce qu’il fasse l’équipe», disait Philippe Boucher… Les Islanders de Charlottetown débarquent en ville, samedi (16h), et les Sea Dogs de Saint-Jean en feront autant, dimanche (15h)… Les Remparts avaient l’air bien reposés à l’entraînement, vendredi, au lendemain d’une journée de congé. «La fatigue n’est pas une excuse, mais une réalité. Les plus vieux nous disaient qu’ils étaient brûlés, fatigués. On l’est, nous aussi, et on ne fait que coacher», notait l’entraîneur-chef… À quelques jours d’un match au Centre Vidéotron, les Sea Dogs ont congédié leur dépisteur-chef Christian De Blois, qui est originaire de Québec…