Les hommes de Serge Beausoleil ont écrasé les Remparts par la marque de 6-1.

L'Océanic gâche le party du Jour de l'An des Remparts

RIMOUSKI — L'Océanic a gâché le party du Jour de l'An des Remparts de Québec lors du dernier match de l'année 2017 de dimanche au Colisée Financière Sun Life. Littéralement en feu, les hommes de Serge Beausoleil ont écrasé leurs rivaux légendaires par la marque de 6-1.

Des deux côtés, les joueurs avaient la mèche courte. Les escarmouches étaient fréquentes et les pénalités nombreuses. La troupe de Philippe Boucher qui, sur son compte Twitter, saluait «une bataille du Saint-Laurent pour conclure l'année», a été servie à souhait, mais pas à son avantage.

Ce n'est assurément pas l'issue du match qu'avait espérée l'entraîneur-chef. «Il y avait de l'émotion au début, a décrit Boucher, visiblement déçu. On a mal commencé. On s'est replacés un peu, mais on n'avait pas de cohésion. On avait des gars qui jouaient du bon hockey pour nous autres et qui ont fait des choses que j'ai beaucoup de misère à comprendre. Il y a des gars qui ont été bons ailleurs, qui sont rendus ici et qui peuvent mieux faire les choses. 6 buts sur 20 «shots», ça fait mal. On a donné beaucoup de buts pour le nombre de «shots».»

Pour ce match disputé à l'aube de la Nouvelle Année, qui est devenu une tradition entre les deux clubs, les locaux avaient revêtu leur «ugly sweater» devant la meilleure foule de la saison avec 4 153 spectateurs. Après deux défaites et un passage à vide, les Rimouskois ont entendu l'appel de leur entraîneur qui souhaitait les voir rebondir. «Ça fait du bien de voir notre équipe rejouer en équipe, jouer notre identité et nos forces, a souligné Beausoleil. Je suis très, très fier d'eux. On a livré une bonne performance. C'est un match A pour nous. Les gars ont été beaucoup plus centrés sur ce qu'ils avaient à faire.»

C'est Alexis Lafrenière (18e et 19e) qui a été le premier à inscrire sa troupe au tableau indicateur en y allant d'un doublé, dont le dernier en avantage numérique, à mi-chemin de la première période. Mais, grâce à un jeu intelligent de Benjamin Gagné qui, d'un angle impossible, a fait rebondir la rondelle sur la bande, a permis à Andrew Coxhead (6e) de la récupérer et d'inscrire les Remparts au pointage en fin d'engagement.

Au deuxième tiers, l'Océanic a explosé en marquant trois buts en moins de 3 minutes. Ils ont été l'oeuvre de Yannik Bertrand (7e), de Dmitry Zavgorodniy (11e) et de Carson MacKinnon (6e). Après ce 5e but des locaux, rien n'allait plus du côté des Diables rouges. Tout était déréglé. «C'est dur de savoir pourquoi parce que ce sont les mêmes joueurs qu'en début d'année, où on était sur la coche et où on faisait bien les choses, a conclu le pilote des Remparts en coupant court au point de presse. Je n'ai rien d'autre à dire.»

Un seul but a été marqué en avantage numérique au dernier vingt. Il appartient à Alex-Olivier Voyer (10e). Charle-Édouard D'Astous a obtenu une mention d'aide sur chacun des quatre derniers buts. «Quatre passes, c'est une bonne «game» offensive», a reconnu le pilote bas-laurentien. Après une victoire aussi convaincante, Beausoleil avait le sentiment de retrouver son club d'avant ses deux dernières déveines. «On s'est parlés, a-t-il expliqué. Les gars sont réceptifs et ils savent ce qu'il faut faire pour gagner les matchs.»

Défaite du Drakkar

Alors qu'il avait battu les Remparts 4-1 la veille à Québec, le Drakkar de Baie-Comeau a fait piètre figure devant les Voltigeurs, dimanche, alors qu'il s'est incliné 9-4 à Drummondville.