Patrick Roy estime que les Remparts ont été un peu victimes de leur début de campagne.

Les Remparts sur la bonne voie

Les joueurs des Remparts sont sur la bonne voie pour jouer à la hauteur de leur talent à la maison. À la veille de recevoir l’Océanic de Rimouski, Patrick Roy a tenu un meeting avec ses hockeyeurs au cours duquel il leur a fait part de sa satisfaction par rapport à leur progression.

«Il y a de plus en plus de situations au niveau offensif et de protection de rondelle où je dois dire que l’on a bien fait ça», a lancé l’entraîneur-chef des Diables rouges. «C’est sûr qu’il y a encore de petites choses qu’il faut continuer à travailler, mais contre les Foreurs, j’ai aimé la manière dont on protégeait notre rondelle offensivement. J’ai trouvé que l’on avait travaillé plus fort et qu’on n’avait pas donné beaucoup de chances de marquer. J’ai aimé autant ce que j’ai vu au niveau défensif qu’offensif. 

«On n’a pas beaucoup marqué de buts à la maison depuis le début de la saison. C’est certain que l’on ne joue pas avec l’aisance que l’on pourrait avoir autour du filet. Et c’est pour cette raison que l’on a travaillé ces situations à l’entraînement dans le but de trouver différentes façons de se démarquer et d’utiliser un peu plus de créativité quand on est près des gardiens de but.»

Selon Roy, les Diables rouges ont été un peu victimes de leur début de campagne. Les Remparts, qui formaient la plus jeune équipe de la LHJMQ, ont gagné huit de leurs 10 premiers matchs, des statistiques qui ont un peu faussé les données, explique le coach.

«On est devenus comme excités. Et on s’est peut-être mis un peu de pression. On joue vraiment bien sur la route où l’on est peut-être un peu plus relax. On compte plus de buts qu’à la maison où possiblement on tient le bâton un peu plus serré. Mais il ne faut pas oublier quel était notre plan initial. C’était de progresser, de bâtir au fur et à mesure que la saison va avancer et de ne pas sortir de ce moule-là.»

Roy a ajouté que l’autre aspect expliquant pourquoi ses joueurs avaient eu des difficultés à connaître du succès au Centre Vidéotron était le fait qu’ils avaient été confrontés à de bonnes équipes comme Rimouski, Chicoutimi, mais aussi des formations jouant du bon hockey comme Blainville-Boisbriand et Drummondville. Le coach a mentionné que lors de ces affrontements, ses hommes s’étaient présentés, mais ils n’en avaient pas fait suffisamment pour gagner.

«Le niveau de compétition des équipes dans ces rencontres-là est élevé. Il faut tenter de le matcher

Mauvais moment

En manque d’étincelles en attaque, les Remparts pourront compter sur les retours de James Malatesta et Nathan Gaucher, jeudi, face à l’Océanic. Les deux avaient quitté l’équipe afin de prendre part au Défi mondial des moins de 17 ans, à un bien mauvais moment, alors que les Diables rouges devaient composer avec de nombreux blessés.

«Avant que Coxhead se blesse, on était 8 et 2. À partir du moment où il est tombé au combat, on a joué pour un peu moins de ,500. Et James et Nathan sont partis en plus. C’est la raison de l’importance de revenir et où on se voyait. Les gens nous plaçaient 12-13e dans la ligue. Il ne faut donc pas commencer à nous dire : “Oui on a eu un bon début de saison, oui on joue mieux que ce que les gens pensaient et oui on est très content du début de saison de l’équipe”. Ça c’est la morale de l’histoire. À partir de ça, ce que l’on essaie de faire, c’est continuer à progresser et non pas focuser sur des victoires à domicile.

«Si on joue comme on l’a fait contre les Foreurs, je pense que l’on va gagner notre part de rencontres à la maison. Contre Val-d’Or, on a bien fait défensivement et offensivement et on a commencé à prendre plus possession de la rondelle, on a gardé le disque un peu plus en territoire adverse au lieu de forcer des jeux qui créent des revirements, quelque chose que l’on tente d’éliminer. Le focus doit être là-dessus.»

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LES JOUEURS SANS EXCUSES POUR LES DIFFICULTÉS À LA MAISON

Le vétéran de 20 ans Anthony Gagnon n’a pas cherché midi à quatorze heures quand les journalistes lui ont demandé d’expliquer pourquoi les Remparts éprouvaient des ennuis à la maison depuis le début de campagne. «En fait, on n’a pas d’excuses», a lancé le vétéran attaquant. «Et on travaille fort pour remédier à ça. Contre les Foreurs, les choses ont un peu mieux été. Et on va continuer sur cette voie-là.»

Auteurs d’un dossier de trois gains et sept revers au Centre Vidéotron, les Diables rouges avaient pourtant amorcé la campagne en gagnant huit de leurs 10 premiers affrontements. Interrogé à savoir si le solide début de saison des Remparts avait pu avoir des effets pervers dans le vestiaire, le centre a expliqué que les Remparts étaient «très jeunes» et que certains hockeyeurs ayant moins d’expérience avaient peut-être pensé qu’ils n’avaient pas besoin de travailler aussi fort pour obtenir les mêmes résultats.

«Si on a gagné des matchs, c’est parce que nous les méritions. On est sortis de nos habitudes de travail. Il faut juste revenir à ce que nous faisons de bon. Et les choses devraient se replacer.»

Gagnon a reconnu que les succès hâtifs de l’équipe avaient faussé les données et peut-être créé des attentes un peu trop grandes chez plusieurs, y compris les partisans. Bien des gens ont oublié la jeunesse des Remparts et ils les ont comparés aux équipes plus aguerries.

«Les jeunes commencent peut-être à sentir un peu de pression. Et ça, c’est le travail des vétérans, les gars de 19 et de 20 ans, de les aider dans la situation présente et de leur montrer que l’on joue au hockey et que c’est supposé être le fun. C’est quand on travaille que ça va bien.

«On est bons, on a une bonne équipe. Et quand on joue selon notre style de jeu, on peut gagner des matchs ici.»

Auteur d’un dossier de sept buts et 14 passes en 20 rencontres, soit environ un point par match, Gagnon a expliqué que s’il était satisfait de son début de campagne, il l’était un peu moins de son rendement lors des dernières sorties des siens.

«Comme toute l’équipe, je vais devoir me reconcentrer sur ce que je faisais de bien au début d’année. Et les choses vont se replacer. Je dois notamment améliorer mon éthique de travail.»