Gregor MacLeod a inscrit le filet gagnant à 7:45 en troisième période. Québec a ajouté deux filets par la suite, en route vers un gain de 5-2.

Les Remparts sortent gagnants d'une soirée de plongeons

Les Remparts de Québec ont signé une neuvième victoire à leurs 10 derniers matchs, mercredi au Centre Vidéotron, en l’emportant par 5-2 aux dépens des Saguenéens de Chicoutimi, dans un match où le nombre de plongeons a quasiment été plus élevé que celui des buts.

Gregor MacLeod a inscrit le filet vainqueur en milieu de troisième, profitant d’un rare oubli des arbitres d’appeler une punition à la ligne bleue des visiteurs. Il a filé seul devant le gardien pour briser une égalité de 2-2.

«Un double-échec sur la bande dans le dos de notre joueur n’a pas été appelé. Ils ont eu quoi, trois punitions pour avoir plongé? Je comprends qu’il s’agissait d’un match ultra-difficile à arbitrer, mais ç’a fait la différence. Sauf que notre jeu de puissance était amorphe, c’était quasiment mieux qu’on n’ait plus d’avantage numérique à la fin», indiquait l’entraîneur-chef des Saguenéens, Yanick Jean.

Même l’auteur du but gagnant admettait en riant qu’il ne s’attendait pas à un tel dénouement. «Je pensais avoir commis de l’obstruction et que j’étais hors-jeu… par beaucoup. J’imagine qu’ils se sont enfargés dans la ligne rouge ou bleue, je suis chanceux que ce soit arrivé», disait MacLeod d’un ton moqueur à propos de son 19e filet.

Ce fut un bien drôle de match, d’ailleurs. Juste en deuxième période, les arbitres ont décerné neuf punitions mineures aux deux équipes. Au total, les Remparts ont péché trois fois pour «avoir embelli un geste». À croire qu’ils ont gagné un concours de plongeon!

«Par moments, ç’a avait l’air d’un match de soccer. Je ne sais pas trop ce qui se passait, tout le monde s’en allait au banc des punitions. C’était l’un de ces matchs… J’avais quand même l’impression que ça tournerait en notre faveur, Antoine [Samuel] a été une part importante de notre victoire», ajoutait MacLeod sur le même ton amusé.

À part une punition ou deux, l’entraîneur-chef Philippe Boucher estimait que les officiels avaient effectué de bons appels. «Il y a en une avec laquelle j’ai eu un peu de misère, soit celle à Kurashev pour avoir plongé. Dans deux semaines, ça peut faire une grosse différence. On était supposé aller à cinq contre trois, et 15 secondes plus tard, on écope d’une punition et c’est nous qui nous retrouvons à 3 contre 5, ça peut changer un match du tout au tout.

«Pour le reste, je vais passer à un autre appel», indiquait Boucher, qui constatait que le défenseur Andrew Picco, qui a écopé d’une inconduite en fin de troisième, n’avait pas le droit de parler en présence de certains arbitres.

Trois buts en 12 minutes

Les Remparts ont marqué trois buts dans les 12 dernières minutes pour trancher le débat. Ils menaient 2-1 en début de troisième, jusqu’à ce que les visiteurs provoquent l’impasse 2-2 dans les premières minutes du dernier tiers.

Outre MacLeod, Kurashev (19e), Louis-Filip Côté (11e), Matthew Grouchy (17e) et Jesse Sutton (22e, dans un filet désert) ont touché la cible. Le gardien Antoine Samuel a cédé devant Samuel Meishenheimer et Kevin Klima.

«Il s’agit de deux points qu’on ne voulait pas échapper, et à ce moment-ci, ils sont tous importants et on ne trouvera jamais assez de manières de l’emporter», notait Boucher, estimant que les siens n’avaient pas la même fougue qu’à l’habitude en première. Il a aussi surutilisé plusieurs joueurs dans les nombreux désavantages numériques, en deuxième. Le but de Côté a d’ailleurs été réussi à court d’un joueur.

Les Remparts disputent leurs deux derniers matchs contre l’Océanic, vendredi à Rimouski et samedi (16h) à Québec.

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VERRETTE AU REPOS

Malgré une visite chez le médecin mercredi, les Remparts ne pouvaient toujours pas conclure si le défenseur Étienne Verrette souffrait d’un malaise au cou ou encore d’une commotion cérébrale. «Peu importe, il n’est pas en mesure de jouer. Étienne est un joueur important nous, il est sur notre top 4 en défensive, il est leader et pourrait être un capitaine n’importe où dans la Ligue. Il est un coéquipier apprécié et on sera prudent avec lui», disait l’entraîneur-chef Philippe Boucher à propos de l’arrière de 19 ans. Plusieurs joueurs des Remparts jouent même s’ils ne sont pas à 100 %. «Plusieurs ont été malades, les virus de grippe, de gastros et de pneumonie ont fait le tour», ajoutait-il sur l’état des troupes.

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UNE DEUXIÈME CHANCE POUR KLIMA?

Foi de Yanick Jean, le centre de 20 ans Kevin Klima mérite d’avoir une deuxième chance dans le hockey professionnel. Le fils de Petr Klima, l’ancien joueur des Red Wings de Detroit, entre autres, occupe le quatrième rang des marqueurs de la LHJMQ. «Il mérite une vraie chance et j’espère que les dépisteurs de la LNH lui donneront. Il a changé de A à Z depuis son arrivée chez nous, il joue du hockey inspiré, c’est le moteur de notre attaque. Il est passé de joueur unidimensionnel offensif à joueur complet. Souvent, la meilleure façon pour un dépisteur de justifier ses anciens rapports, c’est de ne pas regarder le joueur plus tard. Mais ce n’est pas parce qu’il n’a pas été repêché qu’il ne s’est pas amélioré. Il n’est pas le même joueur qu’à 17 ans, il n’est jamais trop tard pour éclore», faisait savoir l’entraîneur-chef des Saguenéens à propos de son protégé de 20 ans.