amuel Asselin a marqué le troisième but des Mooseheads en milieu de deuxième période, un filet qui permettait à la formation de la Nouvelle-Écosse de prendre une avance de 3 à 1 dans le match, avance qu’elle n’a jamais perdue par la suite.

Les Remparts s'inclinent 5 à 4, la série est maintenant égale

Les Remparts ont gaspillé une avance de 2-0 dans leur série contre les Mooseheads de Halifax. Vaincus 5-4 jeudi soir à Québec, ils se retrouvent à 2-2 dans ce quatre de sept qui se poursuit samedi, avant de retourner à Halifax.

«Ce soir, je dois l’avouer, ils ont été la meilleure équipe des deux. Eux, ils ont patiné, ils ont contrôlé le match», a admis un Patrick Roy déçu, après cette deuxième défaite de suite, regrettant des «crampes au cerveau dans les mauvais moments» de la part de ses hommes.

«La bonne nouvelle, c’est que malgré tout, on a eu nos chances d’égaliser à la fin. Mais on doit gagner un match à domicile et va falloir que ce soit le prochain, sinon il n’y en aura pas d’autre», a résumé l’entraîneur-chef des Remparts, en référence au rendez-vous de samedi.

Devant 8217 spectateurs au Centre Vidéotron, ses protégés ont ouvert le pointage 1-0 grâce au capitaine Étienne Verrette, mais les visiteurs ont répliqué avec trois buts de Maxime Trépanier, Antoine Morand et Samuel Asselin.

Le défenseur Félix-Olivier Chouinard a ensuite réduit l’écart à 3-2 avec son premier en carrière dans le junior, mais Morand a redonné un coussin de deux buts aux Mooseheads en milieu de troisième période sur un long lancer du poignet qu’Anthony Pagliarulo aimerait revoir.

Trois buts ont ensuite été marqués dans les trois dernières minutes, les deux des Remparts (Andrew Coxhead et Gabriel Montreuil) à l’avantage d’un sixième attaquant. Mais Raphaël Lavoie a inscrit dans un filet désert ce qui s’est avéré le but décisif.

«On a été en contrôle pas mal tout le match, on a été les plus menaçants. On est heureux d’être sûrs de revenir jouer chez nous [pour le match 6]. On a fait ce qu’on avait à faire», a affirmé l’entraîneur-chef des Moosheads, Éric Veilleux.

Recommencer à zéro

Le portier des Remparts Pagliarulo a bloqué 41 rondelles, contre 29 pour son vis-à-vis Alexis Gravel, auteur de quelques arrêts-clés.

«J’aurais pu arrêter le quatrième but», a reconnu Pagliarulo. «On n’a pas joué notre meilleur hockey en première et deuxième périodes. On a gagné la troisième, mais on n’a pas gagné le match. Là, on recommence à zéro et c’est un deux de trois. On doit continuer à y aller un match à la fois et ça va bien aller», a indiqué le gardien.

Son coéquipier Verrette penchait dans la même direction. «On ne vient pas de jouer notre meilleur match et tout le monde dans la chambre en est conscient. Au début des séries, on s’était dit qu’on prendrait un match à la fois, une période à la fois, une présence à la fois. C’est ce qu’on doit continuer à faire. On a gagné les deux premiers matchs, eux les deux suivants et on passe au prochain», a commenté celui qui a enfilé son premier but en quatre printemps dans le junior.

Caron blessé

La blessure de Thomas Caron constitue en plus une lourde perte pour les Remparts. Atteint au bras ou à l’épaule droite en fin de deuxième période, le joueur le plus physique pour Québec jusqu’ici dans la série a tenté un court retour en début de troisième, mais sans succès, rentrant au vestiaire après à peine un tour de patinoire.

Pierrick Dubé a aussi quitté la glace en douleur après un contact genou à genou puni, en fin de rencontre. On en saura plus sur leur état de santé vendredi, évalué «au jour le jour» selon Roy.

Le match de samedi (19h) se tient encore à Québec. Puis un sixième affrontement sera nécessaire lundi, à Halifax, et peut-être même un septième, mardi, toujours en Nouvelle-Écosse.

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DURANDEAU, LE «PETIT POISON»

Arnaud Durandeau ne s’est pas fait d’amis chez les Remparts de Québec depuis le début de la série. Mais l’ailier gauche des Mooseheads de Halifax, que son propre patron qualifie de «petit poison», n’a pas l’intention de changer son style. Au contraire.

«J’ai toujours joué comme ça. J’aime travailler fort et aller dans les coins. Je vais continuer», résume simplement celui qui a aussi inscrit trois buts au cours des trois premiers affrontements de ce quatre de sept, ce qui en faisait le meilleur buteur à ce point de la série huitième de finale à égalité avec son coéquipier Raphaël Lavoie.

On retiendra surtout le style pugnace de Durandeau. Sa façon d’être toujours dans la face de ses rivaux, en espérant à l’occasion les faire sortir de leurs gonds.

Comme quand il a entraîné Philipp Kurashev, le meilleur attaquant des Remparts, au banc des pénalités en deuxième période du deuxième match. Match où Durandeau a aussi marqué deux fois et obtenu sept tirs sur le filet de Québec.

Mais c’est aussi lui qui croupissait au cachot quand Kurashev a plus tard fourni une deuxième victoire aux Remparts, cette même soirée-là, en prolongation.

«Arnaud est un gars très talentueux, qui peut jouer avec le la fougue, rapide sur l’échec avant. C’est un petit poison, comme on dit», affirme l’entraîneur-chef des Mooseheads, Éric Veilleux, qui assure ne pas s’inquiéter de l’indiscipline de son numéro 21.

La vieille garde

Avec plusieurs nouveaux joueurs dans l’alignement des Moosheads cette année à cause de la tenue du tournoi de la Coupe Memorial à Halifax en mai, Durandeau fait partie de la vieille garde du vestiaire. Avec les Jocktan Chainey, Joel Bishop et Walter Flower, Durandeau en est déjà à sa quatrième campagne dans la capitale de la Nouvelle-Écosse.

«Ça fait quatre ans que je ici, alors oui, je dois être un meneur surtout par l’exemple», commente l’auteur d’une saison de 38 buts et 73 points, des records personnels.

Ce choix de sixième ronde des Islanders de New York en 2017 vient de Beaconsfield, dans l’ouest de l’île de Montréal. Il a joué une année midget AAA avec les Lions du Lac-Saint-Louis, en 2016, remportant le titre québécois, la Coupe Jimmy-Ferrari, et une médaille de bronze au championnat canadien, la Coupe Telus.

Durandeau s’est donc réjoui de l’élimination des Chevaliers de Lévis aux mains des Lions, mardi, souhaitant maintenant voir son ancien club gagner la finale de ligue contre Magog. Olivier Bossé