Le bail des Remparts, signé en 2009, arrive à échéance le 15 juillet.

Les Remparts renouvellent leur bail au Colisée

Alors qu'on ne connaît pas encore le sort du Colisée Pepsi, une chose est certaine : les Remparts y joueront encore pour quelques années. Le copropriétaire de l'équipe junior, Jacques Tanguay, a confirmé au Soleil que le bail du club sera renouvelé.
Le bail des Remparts, signé en 2009, s'étalait sur cinq ans. Il arrive à échéance aujourd'hui. Il comprenait une option de renouvellement d'un an.
Lundi, le copropriétaire de l'équipe, Jacques Tanguay, a indiqué que l'organisation de l'équipe venait de conclure une entente avec la Ville de Québec pour le renouvellement de l'entente. «Verbalement, le bail est renouvelé. Il n'est pas encore signé, je n'ai pas eu les documents de la Ville, mais verbalement, oui», a-t-il affirmé en entrevue téléphonique.
Plus d'un an
Il ne s'agit pas simplement d'un prolongement d'un an, précise M. Tanguay, mais bien d'un renouvellement en bonne et due forme. Pour l'instant, l'homme d'affaires ne veut pas préciser la durée. «On avait l'option de renouveler pour cinq ans. Les discussions, c'était pour plus long qu'un an. Je ne veux pas spécifier le nombre d'années, mais à l'heure actuelle, c'est pour plus d'un an.»
Cela ne signifie pas pour autant que l'organisation est assurée que le vieux Colisée restera debout pendant toute la durée du bail. «Je n'ai aucune garantie de ça. Il faut être conscient que je suis juste un locataire. Je ne suis pas un propriétaire d'immeuble. Je suis conscient que si jamais le Colisée est détruit, bail ou pas, il ne sera plus là pour [qu'on puisse y] jouer.»
L'entente pour le renouvellement du bail survient à l'aube d'une année importante pour les Remparts, qui accueilleront à domicile le tournoi de la Coupe Memorial en mai 2015.
Pas d'inquiétude
L'incertitude entourant la survie du Colisée une fois l'amphithéâtre construit n'inquiète pas Jacques Tanguay outre mesure. Les Remparts déménageront-ils éventuellement dans le nouvel édifice? On n'en est pas à considérer cette éventualité, dit-il.
«On a toujours été d'excellents locataires de la Ville de Québec. On a toujours à 100 % respecté les conditions qui nous étaient données. Encore aujourd'hui, je n'ai pas d'inquiétude. Je vais prendre au fur et à mesure ce qui nous est offert. Le jour où il n'y aura plus d'opportunités, on en trouvera. Je ne me casse pas la tête de ce côté-là. Ma priorité, c'est ce qu'on met sur la patinoire et le type d'équipe qu'on a et de respecter notre public et de s'assurer que nos partisans et les amateurs de hockey de Québec aiment ce qu'ils voient des Remparts.» 
Pour le moment, aucune discussion n'est en cours entre les Remparts et Québecor. Mais M. Tanguay est très ouvert à rencontrer le gestionnaire.
Les Remparts sont les principaux locataires de l'édifice construit en 1949. Chaque année, Jacques Tanguay évalue à au-delà d'un million de dollars les sommes d'argent qui entrent dans les coffres de la Ville grâce à l'équipe. Le loyer de base était de 300 000 $ par an pour les cinq dernières années. À cela s'ajoutent les loyers additionnels payés pour les matchs présaison et éliminatoires et les revenus liés aux ventes de billets, aux concessions alimentaires, aux diffusions des matchs, à la publicité, etc.