Les Remparts remportaient donc la première manche de la Bataille du Saint-Laurent tenue dans le cadre de la semaine des rivalités de la LHJMQ.

Les Remparts ont le meilleur face à l'Océanic

RIMOUSKI — Lorsqu’il regardait le calendrier de la fin du mois d’octobre, Patrick Roy se demandait bien comment les siens allaient s’en sortir. Ses joueurs lui ont encore montré de belles choses, vendredi au Colisée Financière Sun Life, où les Remparts de Québec l’ont emporté 3-1 aux dépens de l’Océanic de Rimouski.

Les Remparts remportaient donc la première manche de la Bataille du Saint-Laurent tenue dans le cadre de la semaine des rivalités de la LHJMQ.

«Je suis vraiment fier de nos joueurs. Sincèrement, on joue du bon hockey, dernièrement. Encore ce soir [vendredi], les gars étaient sur la tâche, l’intensité était là», admettait l’entraîneur-chef après le match.

Son club venait de livrer une bonne performance contre l’une des puissances du circuit. Les Remparts ont limité l’offensive la plus productive de la Ligue à 19 lancers, dont seulement 10 après deux périodes, ce qui représente un véritable tour de force. Jusqu’à la fin, Rimouski n’a pas été en mesure de trouver une faille dans la muraille défensive des Remparts.

«Nos défenseurs ont joué un fort match, notre gardien a fait les arrêts quand c’était le temps et nos attaquants se sont bien repliés. Ç’a été une grosse victoire d’équipe», notait Roy.

Les Remparts ont marqué un but par période et n’ont jamais tiré de l’arrière. Ils menaient 2-0 quand l’Océanic a réduit l’écart à 2-1 en début de troisième à la faveur de son jeu de puissance. 

Mais les visiteurs de la capitale ont tenu bon, ajoutant un but d’assurance dans un filet désert dans la dernière minute. Philipp Kurashev (5e), Jérémy Laframboise (2e) et Aleksei Sergeev (8e) ont touché la cible pour les vainqueurs, qui ont eu le dessus 33-19 aux lancers. Radim Salda (2e) a été le seul à tromper la vigilance d’Anthony Morrone, qui s’avère un atout fort précieux en l’absence du gardien numéro 1, Dereck Baribeau.

«Ça fait du bien au moral. Dans nos dernières défaites [contre Boisbriand et Baie-Comeau], on jouait du bon hockey et on mérite plus de points au classement que ce qu’on a», soulignait le capitaine Benjamin Gagné. Selon lui, on va finir par arrêter de s’étonner des succès des Remparts, qui relèvent les défis devant eux.

«À chaque match, on veut être le club qui travaille le plus. Ce n’est pas facile de jouer contre des équipes qui ont toujours la pédale dans le tapis depuis des années, mais c’est aussi le style qu’on veut avoir. On joue selon l’identité de Patrick, qui est un gars intense, qui se présente chaque soir. Il le faisait comme joueur, il le fait aussi comme coach. On veut ressembler à ça», soulignait Gagné.

«Rester humble»

Le deuxième volet cette fin de semaine de rivalité naturelle se transportera à Québec, dimanche (15h).

«Maintenant, il va falloir rester humble, parce qu’ils viennent chez nous dimanche, et je suis convaincu qu’ils ne sont pas contents du résultat. Je m’attends à une grosse performance de leur part», indiquait Roy.

«Ils ont une super bonne équipe, on a accompli quelque chose de gros en gagnant ici [à Rimouski] et on est content de retourner à Québec. On va essayer de répéter l’exploit», ajoutait Gagné.

NOTES : Cas incertain à la veille du match, l’ancien des Remparts Olivier Garneau n’a pas joué pour l’Océanic… Les Remparts comptaient cinq joueurs blessés, dont Olivier Mathieu, qui pourrait revenir au jeu, dimanche… L’Océanic portait son chandail rose, en soutien à la Fondation du cancer du sein du Québec… Avec 4023 spectateurs, l’Océanic dépassait le cap des 4000 pour la deuxième fois de la saison.

+

D’Astous : «Ça ne marchait juste pas»

L’entraîneur-chef de l’Océanic déplorait l’entêtement de ses troupiers «à vouloir jouer un match ouvert, alors que l’adversaire a fourni une performance impeccable défensivement en fermant le centre de la patinoire».

Avec seulement 19 tirs au but contre 33 du côté des Remparts, dont seulement trois en deuxième période, il est aussi permis de croire que les Bleus s’entêtaient à ne pas mettre de rondelles au filet. «On en a un bon exemple à la toute fin», a noté Beausoleil. «On a une belle occasion, puis on se fait intercepter une passe encore et ça donne le but dans le filet désert.

«L’effort était là des deux côtés et ça se battait de façon acharnée», a-t-il ajouté. «On a trois tirs en deuxième période. Cependant, sur le deuxième but, qui est le but de la victoire, c’est le quatrième trio qui est sur la patinoire et on n’est pas capables de faire le marquage devant le filet. Les Remparts ont mieux joué que nous.»

Le capitaine Charle-Édouard D’Astous (photo) n’affichait pas une meilleure mine que son entraîneur. «On n’a pas eu le début de match espéré et on dirait qu’ils voulaient plus la game que nous autres. Ça ne marchait juste pas. On a joué une game de rattrapage.»

Si les troupiers de Patrick Roy ont mieux joué que son club et qu’ils étaient davantage prêts, D’Astous promet que ses coéquipiers et lui arriveront à Québec dans les mêmes conditions. «Je vais parler avec mes joueurs et on va mettre les barres sur les “T”», prévoit-il. «Il faut se dire les vraies affaires, ce qui ne marche pas, mais aussi ce qui fonctionne.» (Johanne Fournier, Collaboration spéciale)