Les Remparts ont la ferme intention de revenir au Colisée

Si les Huskies de Rouyn-Noranda se retrouvent dans une position confortable avec une avance de 3-1 dans la série 4 de 7, les Remparts de Québec n'ont pas encore lancé la serviette, bien que leur marge de manoeuvre soit réduite au minimum.
«Ce qu'on veut, c'est de rendre leur situation inconfortable et de revenir à Québec devant 13 000 personnes avec, peut-être, un alignement complet. Pour faire ça, on a un mandat à remplir, vendredi», disait l'entraîneur-chef Philippe Boucher à l'aube du cinquième match prévu à l'aréna Iamgold, vendredi (19h30).
Débarqués en Abitibi avec une égalité de 1-1, les siens font face à l'élimination en raison de deux défaites successives, mardi et mercredi. Les Remparts n'ont pas le choix : une victoire prolongera leur saison, une défaite y mettra fin.
«Même si on se prenait en pitié, il est très tard pour cela. À chaque fois qu'on a eu un genou à terre, cette saison, on s'est toujours relevés. Face à l'adversité, on a bien réagi. Demain [vendredi], il faut tout laisser sur la glace, tout donner pour son chum», estimait le Diable rouge en chef.
Manque d'opportunisme
Si les Remparts ont connu du succès en avantage numérique depuis le début de la série, ils ne parviennent pas à s'imposer à force égale. À cinq contre cinq, les Huskies sont plus menaçants.
«Ce n'est pas compliqué, on manque d'opportunisme. Pour en avoir, il faut être à la bonne place au bon moment, mais pour cela, ça prend un effort pour t'amener là. Il faut se diriger vers le filet plus rapidement, garder les choses simples. On ne changera pas tout, on va rester à ce qui fonctionnait pour nous, cette saison.»
Boucher sait bien que la production vient surtout de son trio européen, qui est jumelé à une ligne expérimentée et physique de l'autre côté. À Mikhail Grigorenko, Fabrice Herzog et Nick Sorensen, les Huskies opposent Francis Beauvillier, Jack Nevins et Ryan Penny.
«Nous en demandons énormément à nos trois Euros, mais on a besoin de la contribution des autres. On doit être capables de se trouver un héros comme [Jérémy] Lauzon l'a été dans le premier match pour eux», indiquait Boucher, qui cherchait à identifier, jeudi, les joueurs de soutien en mesure de contribuer.
L'entraîneur-chef veut aussi que les siens affichent plus de discipline, mais pas seulement celle qui permet d'éviter le banc des punitions. «Il faut aussi l'être dans notre respect des consignes de jeu», indique celui qui découvre le mauvais côté des séries de type 2-3-2.
Si l'on tient compte des matchs du printemps dernier, ils sont zéro en cinq à Rouyn-Noranda! Une situation qui doit jouer dans la tête de ceux qui étaient de l'aventure, l'an passé, lors du coup de balai subi à l'aréna Iamgold.
«Un 2-3-2, ce n'est pas idéal... jusqu'à ce que tu reviennes chez vous pour les matchs 6 et 7», a noté Boucher. «Je ne regarde pas en arrière, il faut juste se concentrer sur vendredi [ajourd'hui], 19h30.»
<p>Olivier Archambault</p>
Archambault ne veut pas que ça finisse
Joueur à caractère offensif, Olivier Archambault sait bien qu'il doit se remettre en marche. Depuis l'arrivée des Remparts à Rouyn-Noranda, personne n'a obtenu un point, à l'exception des trois patineurs étrangers. «Il n'y a pas de miracle, faut juste travailler et lancer au filet. On veut tellement scorer, peut-être qu'on pense un peu trop. Nos unités spéciales sont efficaces, mais il faut être plus opportunistes à cinq contre cinq», dit le numéro 93.
L'ancien choix de première ronde de la LHJMQ n'est pas dupe. Il reconnaît que la tâche ne sera pas simple, que sa carrière junior pourrait prendre fin, vendredi. Inutile de regarder au loin, le défi est tout près. «Il n'y a personne qui aime se retrouver dans cette position. Oui, c'est un match sans lendemain et on ne peut pas garantir la victoire, mais tant qu'à venir à l'aréna, aussi bien travailler fort. J'ai vécu une belle année avec les Remparts, qui nous traitent comme des rois et en professionnels, on ne veut pas que ça finisse, moi le premier.»