Les Remparts, qui avaient quand même connu un lent départ pendant que les visiteurs s'imposaient physiquement, ont connu beaucoup de succès sur leurs unités... vraiment spéciales, comme en témoignent leurs cinq buts en six occasions.

Les Remparts l'emportent 7 à 3 contre les Huskies

À l'indiscipline des uns, les autres ont répliqué par la bouche de leurs canons! Les Remparts de Québec ont marqué cinq buts en avantage numérique, dont trois de Nick Sorensen, pour vaincre les Huskies de Rouyn-Noranda par 7-3, samedi soir au Colisée Pepsi.
Les Remparts ont ainsi créé l'égalité 1-1 dans la série qui oppose ces deux équipes. Le huitième de finale 4 de 7 se transporte maintenant à l'aréna Iamgold, en Abitibi, où seront disputé les trois prochains matchs mardi, mercredi et vendredi.
Les Remparts, qui avaient quand même connu un lent départ pendant que les visiteurs s'imposaient physiquement, ont connu beaucoup de succès sur leurs unités... vraiment spéciales, comme en témoignent leurs cinq buts en six occasions. À l'inverse, les Huskies n'ont marqué qu'une fois en sept chances.
Le Suédois s'est amusé comme un petit fou en territoire adverse, touchant la cible trois fois en supériorité numérique pour boucler la soirée avec une récolte de cinq points.
«Nous avons toujours eu un bon jeu de puissance, on croit en ce qu'on fait. Nous avons de nombreuses options, on les a trouvées. Il était important de créer l'égalité dans la série, parce que ce n'est jamais facile d'aller jouer sur leur petite patinoire», estimait le numéro 94, en qualifiant la soirée de plaisante.
Si la première période a pris fin avec une égalité de 1-1, la deuxième a été à l'avantage des locaux, qui ont marqué quatre buts contre un seul dans cet engagement où personne ne s'est ennuyé. Les Remparts ont même inscrit deux buts en l'espace de six secondes en toute fin de période.
Au tour du chapeau de Sorensen (2e, 3e et 4e des séries), il fallait ajouter les réussites d'Adam Chapman (3e), Kurt Etchegary (1er) et Fabrice Herzog (1er et 2e). Les Européens de Québec ont encore bien fait, récoltant 10 points au total, si l'on ajoute les trois passes de Grigorenko, qui a reçu les éloges de son entraîneur-chef.
Brassard joue avec confiance
Mention honorable au défenseur Cody Donaghey, auteur de quatre mentions d'aide. Et devant le filet, François Brassard a joué avec confiance, cédant devant Jean-Sébastien Dea (2) et Jack Nevins sur 37 lancers. Pendant ce temps, les deux gardiens adverses cédaient sept fois sur 22 tirs.
«On ne pouvait pas l'échapper. Il y avait un peu de nervosité en début de match, mais [Francis] Lambert-Lemay s'est mis à frapper, Donaghey, notre capitaine et tout le monde a suivi. Dans les séries, on a besoin d'émotion et nous l'avons trouvée. Espérons qu'on va la garder», résumait l'entraîneur-chef, Philippe Boucher, qui suggére tout de même à sa troupe de réduire son nombre de punitions parce que «sept, c'est trop».
Il a évidemment apprécié la contribution offensive de Sorensen, mais aussi son implication à court d'un homme. «Ça s'est passé en avantage pour lui quand tu regardes le sommaire, mais il est souvent le premier à sauter sur la glace en désavantage et il bloque des lancers», indiquait celui qui a apprécié le jeu du premier trio.
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Fracture ouverte pour Fuchs
Le résultat du match était bien secondaire pour les Huskies, qui ont terminé le match en s'inquiétant d'abord de l'état de santé de Jason Fuchs plutôt que du revers de 7-3 face aux Remparts. Le Suisse de 18 ans a subi une fracture ouverte à l'auriculaire de la main gauche en essayant de stopper un tir d'Adam Chapman. Après avoir filé en vitesse dans le vestiaire des Remparts pour voir le médecin de garde, il a été transporté à l'hôpital de L'Enfant-Jésus par ambulance.
«Ce n'était pas beau à voir, il criait en revenant au banc. Il restait des morceaux dans le fond de son gant, c'est ça qu'on cherchait sur la glace. On va le perdre pour un bout de temps, c'est certain. À un moment donné, on se demandait même si on allait poursuivre le match [il restait environ sept minutes] avec l'état d'âme qu'on ressentait sur le banc», résumait l'entraîneur-chef Gilles Bouchard, qui blâmait l'indiscipline de sa troupe pour expliquer la défaite. Son homologue, Philippe Boucher, souhaitait aussi que Fuchs «soit correct, ce n'est pas quelque chose qu'on aime voir».