Après avoir joué du hockey de rattrapage tout le long du match, les Remparts de Québec se sont inclinés 3 à 2 en fusillade samedi après-midi contre les Cataractes de Shawinigan.

Les Remparts l'échappent en fusillade contre Shawinigan

Après avoir joué du hockey de rattrapage tout le long du match, les Remparts de Québec se sont inclinés 3 à 2 en fusillade samedi après-midi contre les Cataractes de Shawinigan.

Un but de Vincent Senez est venu sceller l’issue du match. Le gardien Carmine-Anthony Pagliarulo s’en voulait encore après la partie pour son jeu sur le quatrième tir de la fusillade.

«Je pense que ça a bien été durant le match, mais je n’aurais pas dû faire ce «poke check» (harponnage) à la fin, ça a coûté la «game»», a déclaré le nouveau venu. La tactique avait fonctionné sur le deuxième tir contre Jan Drogz, mais Senez a su déjouer le cerbère des Remparts.

L’entraîneur-chef Patrick Roy n’en voulait toutefois pas à son portier. «On n’a pas joué une bonne première période, mais Carmine-Anthony a fait plusieurs bons arrêts pour nous permettre de rester dans le match. Il a joué un très bon match. C’est de valeur, car je pensais qu’il allait nous gagner le match en fusillade», a-t-il déclaré, louangeant au passage l’éthique de travail de Pagliarulo durant les séances d’entraînement.

Accrochage verbal

Roy a également eu un accrochage verbal avec son ancien attaquant Mikaël Robidoux après le but égalisateur de Dylan Schives en troisième. Le bouillant numéro 10 a écopé une pénalité de dix minutes pour mauvaise conduite. «Nous avons vu deux gestes inappropriés vers nos joueurs. J’en ai parlé à l’arbitre Marc Muylaert et il a raison, la décision appartient à la ligue. Nous, on considère que ça n’a pas sa place. Ça n’a pas semblé plaire à Robidoux», a décrit Roy sans préciser la nature des gestes.

Du côté de Robidoux, on sentait aussi qu’il n’avait pas envie de souhaiter des voeux de bonne année à son ancien entraîneur. «Quelqu’un était debout sur le banc de l’autre bord et disait des niaiseries, en plus de tout ce qu’il a dit sur moi dans les journaux... Je ne le connais pas!», a-t-il déclaré, se gardant bien de nommer Roy.

«Je suis content qu’on ait gagné contre mon ancienne équipe. C’est comme mon ex-blonde... Moi, je m’occupe de ma nouvelle blonde, alors mon ex...», a illustré Robidoux.

Mauvais début

Les Cataractes avaient largement dominé le premier engagement avec 14 lancers alors que les Remparts n’en avaient dirigé que sept vers l’ancien gardien des Chevaliers de Lévis Antoine Coulombe. 

Drozg a marqué sur le second tir du match à 1:30 après avoir fait le tour du filet de Pagliarulo sans être inquiété par aucun joueur des Remparts.

Les Remparts ont créé l’égalité en avantage numérique à 13:25 de la deuxième alors que Roddie Sandilands était puni pour obstruction. Andrew Coxhead, avec un tir précis, a mis la touche finale à un beau jeu orchestré par Aleksei Sergeev et Thomas Caron.

L’avance des Remparts a toutefois été de bien courte durée, Gabriel Belley-Pelletier marquant à son tour moins de trois minutes plus tard alors que Schives créait l’égalité avec son premier but dans la LHJMQ en troisième.

Roy aurait bien aimé voir les siens l’emporter en prolongation, alors qu’ils ont bénéficié d’une supériorité numérique à quatre contre trois.

«Mais il nous manquait trois de nos quatre meilleurs joueurs parce qu’en plus de (Philipp) Kurashev aux mondiaux junior et (Matthew) Grouchy, blessé, Coxhead était au banc des pénalités.»

Évaluation et expériences

Roy a cependant indiqué que cette situation lui permettait de continuer de faire l’évaluation de ses troupes jusqu’à la fin de la période des échanges, le 6 janvier. 

«Nous sommes huitièmes au classement de notre conférence avec peu de possibilités de bouger. Ça nous permet d’être patients et de faire des expériences. Je vais essayer d’améliorer l’équipe et de donner aux gens une bonne équipe pour finir la saison», conclut-il.