Martin Laperrière 

Les Remparts éjectent Martin Laperrière

Les Remparts ont congédié l'entraîneur adjoint Martin Laperrière, jeudi, prenant le monde du hockey junior par surprise.
Philippe Boucher n'a pas voulu donner trop de détails sur les motifs qui l'ont poussé à prendre cette décision, assurant toutefois qu'elle ne découlait pas d'un conflit personnel. Il a aussi refusé de s'avouer déçu du développement de ses défenseurs, principale tâche de Laperrière.
«Je ne veux pas lancer la pierre à "Lappy". Il est ici depuis longtemps, il a fait un bon travail, j'ai beaucoup de respect pour lui. C'est un ensemble de choses [qui ont motivé mon choix]», a expliqué l'entraîneur-chef et directeur général des Diables rouges lors d'un point de presse au Centre Vidéotron.
«On a fait beaucoup de changements au sein de l'organisation dans la dernière année, au niveau des joueurs, dans les bureaux. Ça suit ce qu'on a fait dans la dernière ou les dernières années. On continue à faire tourner la roue», a ajouté Boucher, qui dit avoir enclenché sa réflexion à la fin de la saison, conclue par un balayage en première ronde contre les Olympiques de Gatineau, le 30 mars.
Boucher a annoncé la nouvelle au principal intéressé jeudi matin, peu de temps avant de la rendre publique. Son ex-acolyte a été surpris, a admis l'entraîneur-chef des Remparts. En poste pendant 11 saisons, Laperrière s'occupait des défenseurs et d'une partie du volet scolaire de la formation québécoise. Il n'a pas retourné les appels du Soleil, jeudi.
Le remplacer demeure une possibilité, mais Boucher a parlé comme un homme qui comptait donner plus de responsabilités à ceux toujours en poste, que ce soit lui-même ou ses adjoints, Maxime Ouellet et Daniel Renaud. «Le remplacer, ce n'est pas la chose la plus importante. [...] Je suis à l'aise avec le staff qu'on a là», a-t-il lancé.
Boucher n'exclut pas l'idée d'avoir seulement deux entraîneurs derrière le banc lors des matchs de la saison prochaine. Ouellet n'a pas l'habitude d'y être.
Ex-défenseur ayant joué 748 matchs dans la LNH, Boucher se voit déjà en charge de la brigade défensive des siens. Un chapeau «naturel» pour lui, a-t-il souligné jeudi. «Je ne ferai pas tout non plus. Les tâches vont quand même être séparées. Je n'ai pas fait ça pour m'accaparer plus de tâches», a-t-il pris soin d'ajouter.
Contrat renouvelé en début d'année
La nouvelle a de quoi surprendre. Les Remparts ont renouvelé le contrat de Laperrière au début de l'année 2016. «La loyauté de Laperrière récompensée», avait titré Le Soleil dans son édition du 5 mars. «À Québec, je me sens à la maison et je suis très bien dans mon rôle», avait-il commenté à ce moment. Boucher a parlé jeudi d'un processus normal de renouvellement de contrat pour les entraîneurs, rappelant que la décision de le congédier a été prise plus tard.
D'autres surprises similaires ne sont pas à prévoir dans l'organisation des Remparts, a estimé l'entraîneur et dg. Il compte maintenant se concentrer sur le prochain repêchage, qui aura lieu le 4 juin, à Charlottetown.
Fils de l'ancien défenseur et entraîneur adjoint du Canadien de Montréal Jacques Laperrière, Martin a aussi été l'entraîneur-chef du Drakkar de Baie-Comeau de 2003 à 2005. Laperrière était le dernier membre du personnel hockey présent pendant le règne de Patrick Roy toujours en poste. Les deux hommes étaient très unis. Leur relation remontait à l'époque ou l'ex-gardien évoluait avec le Canadien de Montréal, alors que Laperrière père se trouvait derrière le banc.