En plus d’Andrew Coxhead, les autres buteurs des Remparts ont été Jérémy Laframboise, Benjamin Gagné, Gabriel Montreuil et Aleksei Sergeev.

Les Remparts écrasent le Titan 6 à 1

En l’absence du meilleur compteur de l’équipe, Andrew Coxhead a pris les choses en main, vendredi au Centre Vidéotron, pour faciliter la victoire de 6-1 des Remparts de Québec aux dépens du Titan d’Acadie-Bathurst.

Coxhead a marqué deux buts, bien campé devant le filet adverse. Il a touché la cible trois fois au cours des deux derniers matchs.

Cette victoire mettait fin à une courte séquence de deux défaites pour les Remparts, qui étaient privés des services de Louis-Filip Côté, absent de quatre à six semaines.

Face aux champions de la Coupe Memorial, en reconstruction, les Remparts n’ont pas eu de difficulté à faire scintiller la lumière rouge. Ils ont marqué trois fois en première, dont deux buts en l’espace de 10 secondes. Ils ont aussi fait mal aux visiteurs en comptant avec 7,1 secondes à faire à la deuxième pour ensuite en ajouter deux autres, en troisième.

En plus de Coxhead (4e et 5e), les autres buteurs ont été Jérémy Laframboise (1er), Benjamin Gagné (3e), Gabriel Montreuil (1er) et Aleksei Sergeev (6e).

«Andrew joue du bon hockey pour nous depuis un certain temps, il est un joueur sur qui l’on peut compter dans les trois zones. C’est le fun de voir profiter de ses occasions de marquer. Il commence à avoir une présence au filet», a noté Roy.

«Il n’y a aucune raison pour lui de ne pas se laisser aller offensivement, je n’ai aucun problème avec ça. Il a un bon jugement, c’est un gars qui te regarde dans les yeux lorsqu’on lui parle», a ajouté l’entraîneur-chef, en soulignait aussi la contribution du jeune Montreuil et en se disant satisfait de toutes les facettes de jeu de son club.

Coxhead a souligné de son côté qu’il aimait bien se positionner devant le filet pour saisir les retours. «Ça fonctionne et je veux continuer à le faire. La confiance fait partie de mes succès, on dirait que tout se met ensemble, on s’entend de mieux en mieux sur notre ligne.» L’attaquant a admis que la perte de Côté était importante et que chacun devrait y mettre du sien pour la compenser.

Dans le clan adverse, l’entraîneur-chef Bryan Lizotte ne mâchait pas ses mots à l’endroit de sa troupe, qui n’a pas encore atteint les standards uniques recherchés par le Titan. «On manque d’habiletés, ce n’est un secret pour personne. On a de la misère à marquer des buts, on en a trois dans nos cinq derniers matchs.

«Il faut être spécial, et présentement, nos joueurs ne le sont pas. Il y a des soirs où on est spécial, d’autres où on ne l’est pas. Ça ne vaut rien, ça, il faut l’être tous les soirs. Je n’ai pas à les défendre ni à les critiquer publiquement, mais à un moment donné, il faut être réaliste, reconnaître nos faiblesses et aller de l’avant.»

Le gardien Dereck Baribeau n’a reçu que 12 lancers à son dernier match avant de passer sous le bistouri. «Avoir un match facile, ça ne fait pas de tort, mais ma main était gelée, je ne sentais rien.»

Mathieu Blessé 

L’ailier Olivier Mathieu est tombé au combat à son tour, en deuxième, lorsqu’il s’est blessé à l’épaule. On parle d’une absence de sept à 10 jours dans son cas. «On est à la veille d’avoir besoin de deux vestiaires», ironisait Roy, qui devait parler à Philipp Kurashev et Coxhead avant de déterminer s’il allait jouer à 11 ou 12 attaquants, samedi, à Boisbriand.

«Dubé devrait être en mesure de jouer», ajoutait-il, un brin sarcastique à l’endroit du joueur retiré de l’alignement, vendredi.

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Un match spécial pour le «gars de Québec»

«Je vais me pogner avec Pat», rigolait Bryan Lizotte (photo) lorsqu’on lui a demandé à quoi il s’attendait pour son premier match à Québec à titre d’entraîneur-chef du Titan d’Acadie-Bathurst.

Nommé à la barre des champions en titre de la Coupe Memorial après le départ de Mario Pouliot vers Rouyn-Noranda, cet été, l’homme de hockey de Charlesbourg était excité à l’idée de revenir dans son coin de pays. 

«Ce match-là, il est spécial, on ne se fera pas de cachette. Je dirige le Titan, mais je suis un gars de Québec, et on est toujours attaché à notre ville», racontait-il en nous invitant à prendre place à la table des entraîneurs dans le vestiaire servant de bureau d’un soir pour le Titan.

Non seulement Lizotte pouvait-il diriger la circulation derrière le banc du Titan devant plusieurs membres de sa famille, mais il affrontait aussi l’un de ceux lui ayant ouvert les portes du hockey de compétition. Il doit en effet à Patrick Roy son embauche comme entraîneur-chef du Blizzard du Séminaire Saint-François, à l’époque.

«J’avais eu le poste pour être l’adjoint de Serge Beausoleil, mais celui-ci avait gradué à Rimouski. Patrick et Serge m’avaient ensuite passé en entrevue. Je pense que je me rapprochais de ses valeurs, il aimait ma personnalité et la façon que je voyais les choses. On a beaucoup échangé sur notre vision du coaching, nos philosophies. Je savais que j’allais éventuellement succéder à 

Serge en allant dans le midget AAA, mais ça s’est juste fait plus vite. J’aurais aimé travailler avec lui, vous le connaissez, il est exigeant et tellement attachant. Ça m’aurait fait du bien comme entraîneur de travailler avec lui, mais le destin en a voulu différemment», notait Lizotte, dont le premier rendez-vous avec Pouliot est prévu quelque part en décembre.

En première période, les Remparts ont souligné la conquête de la Coupe Memorial du Titan en montrant Lizotte à l’écran.