Le gardien Thomas Sigouin, à son premier départ avec les Remparts en saison régulière, s’en voulait un peu cependant.
Le gardien Thomas Sigouin, à son premier départ avec les Remparts en saison régulière, s’en voulait un peu cependant.

Les Remparts échappent un point en prolongation [VIDÉO]

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Privé de leurs joueurs européens, les Remparts de Québec ont lancé leur saison en échappant un point contre les Tigres de Victoriaville qui avaient les leurs samedi. Les Félins l’ont emporté 4 à 3 sur un but de Sean Larochelle en prolongation dans un Centre Vidéotron sans spectateurs.

Alors que Viljami Marjala et Aapo Siivonen n’ont pas encore pu entrer au Canada, leurs vis-à-vis à Victoriaville, Mikhail Abramov et Egor Serdyuk, causaient des dommages, le premier avec un but et deux aides et le second avec un but dans ce match pourtant dominé par les locaux.

«J’ai adoré la façon dont on a joué, j’ai vu un gros changement par rapport aux matchs hors-concours. Ça aurait dû être notre match. Tout ce qui nous manque, c’est un point. Bien sûr, ils ont des joueurs de talent, dont Abramov et Serdyuk qui ont marqué en échappée», a commenté l’entraîneur des Remparts, Patrick Roy, après la rencontre.

«Sur le deuxième but (celui de Serdyuk), on était un peu endormis à la ligne bleue et ça a été la même chose en prolongation. Quand on joue d’homme à homme à trois contre trois, on se doit d’être éveillés», a-t-il poursuivi.

Le capitaine des Remparts Thomas Caron, auteur de deux buts, dont un très important qui a recréé l’égalité 16 secondes après le troisième filet des Tigres en troisième période, préférait lui aussi se concentrer sur ce que son équipe avait fait de bien.

«C’était important après le troisième but des Tigres d’aller chercher cette petite étincelle. Quant aux surnombres qui ont coûté cher, ce sont encore de petites erreurs. On va regarder ça et on va travailler là-dessus», a-t-il poursuivi.

Sigouin s’en voulait

Le gardien Thomas Sigouin, à son premier départ avec les Remparts en saison régulière, s’en voulait un peu cependant. «On méritait la victoire, mais personnellement, il faut que je sois meilleur. Je n’ai pas aidé les gars aujourd’hui», a-t-il déclaré, en colère après avoir donné deux buts sur des tirs entre les jambières et un autre après avoir reçu un tir dans le dos qui a rebondi au fond du filet.

Son entraîneur n’a cependant pas tardé à lui donner l’absolution. «Ça, c’est l’analyse de Thomas, mais on a quand même donné trois échappées et le but par derrière, ça arrive à tous les gardiens et je peux te dire que ça m’est arrivé à moi aussi», a commenté Roy.

Les Remparts avaient largement dominé le premier engagement et la majeure partie de la deuxième période, se donnant une priorité de 2 à 0 grâce à des buts de Hunter Holmes à 1:13 de la première et Caron, qui a bénéficié du travail efficace de Nathan Gaucher qui lui a refilé la rondelle après s’être débarrassé de deux adversaires, à 1:06 de la deuxième.

Pendant ce temps, on pouvait compter les tirs des Tigres, qui n’avaient lancé qu’une fois vers Sigouin en première, sur les doigts d’une main. 

Nouvelles règles

Il n’a pas fallu attendre bien longtemps avant que les Remparts «essaient» la nouvelle réglementation sur les bagarres de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ).

En fin de première période, Massimo Siciliano des Tigres a plaqué violemment Édouard Cournoyer au milieu de la patinoire et a engagé le combat avec lui. Siciliano a reçu un total de 17 minutes de pénalité, à savoir deux comme instigateur du combat, cinq minutes pour s’être battu et dix minutes de mauvaise conduite.

Pendant ce temps, Cournoyer n’était envoyé que... cinq minutes au cachot. C’est que, subtilité qui n’avait pas été clairement expliquée lors de l’adoption des nouveaux règlements, un belligérant n’écope pas des dix minutes additionnelles quand son adversaire reçoit les deux minutes pour avoir été l’instigateur de la castagne.

Pause forcée?

Par ailleurs, tant Caron que Sigouin ont affirmé aux médias qu’eux et leurs coéquipiers n’avaient pas vraiment abordé la possibilité que les sports d’équipes soient interdits dans les zones rouges à partir de lundi. 

Patrick Roy s’est cependant ouvert un peu sur la question. «On s’habitue tranquillement à jouer des matchs sans spectateurs, on espère juste de pouvoir continuer à jouer tout court!», a-t-il laissé tomber.

Comme le commissaire de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), Gilles Courteau, l’entraîneur des Remparts avoue avoir de la difficulté à croire qu’une telle interdiction vise aussi les équipes du circuit.

«Ce qui devrait jouer en notre faveur, c’est qu’on n’a pas de cas de cas de Covid pour le moment. Depuis un mois, nos joueurs font tout pour ne pas attraper le virus, alors ce serait décevant qu’on soit affecté relativement à ça», a-t-il conclu.