Tristan Côté-Cazenave n'a pas grand-chose à se reprocher dans la défaite des Tigers. Il a repoussé 33 tirs des Remparts en temps régulier, dont celui d'Alexsei Sergeev.

Les Remparts battent les Tigres 2-1 en fusillade

Dans un duel de la moins pire attaque, les Remparts ont eu le dessus 2-1 en fusillade sur les Tigres de Victoriaville, jeudi soir. Mais l’offensive devra produire plus si Québec veut sa part de victoires cette année.

«À un moment donné, ça va finir par rentrer!» a bien résumé un Patrick Roy loin d’être démonté, après avoir vu ses protégés éprouver toutes les misères à gagner malgré une assez grande supériorité autant aux chapitres des tirs au but (34-18) que du temps de possession de la rondelle.

Sur la glace du vaste Centre Vidéotron devant à peine quelques milliers de supporteurs, les Remparts ont profité de trois jeux de puissance dès le premier vingt pour prendre le contrôle. Mais malgré 15 lancers contre 5 dans ce seul premier tiers, les locaux ne se sont forgé qu’une mince avance de 1-0 grâce au but à cinq contre quatre de Pierrick Dubé, sur un angle fermé.

«On est bien sortis, mais il fallait marquer plus qu’une fois. C’est là que la game s’est jouée. J’aime notre intensité, mais on devra tirer avec plus de confiance. Au moins, on a des chances», a commenté celui qui décrochait sa 350e victoire comme entraîneur--chef des Remparts, à son troisième match de retour après cinq ans d’absence.

Les bâtons trop serrés

Le jeu s’est ouvert en troisième et les visiteurs ont fini par niveler la marque avec cinq minutes à jouer au temps régulier, tir de la pointe dévié par Simon Lafrance. Un premier but cette saison pour les Tigres, à leur troisième match. Leur deuxième rencontre avait toutefois été interrompue à mi-parcours à cause de la brume, à Boisbriand.

«On tenait les bâtons plus serrés avant de marquer ce premier but», a admis le coach de Victo, Louis Robitaille, disant avoir senti ses hommes nerveux en début de partie. «On a beau leur dire c’est comment jouer au Centre Vidéotron, plusieurs jeunes en étaient à la première fois et ç’a paru.»

Avant le but de Lafrance, Robitaille a vu un but de Dominic Cormier refusé à cause d’un hors-jeu confirmé par la reprise vidéo. Et en prolongation, Lafrance s’est buté au gardien des Remparts Dereck Baribeau en échappée, puis même chose pour Cormier sur un tir de pénalité accordé à la toute fin de la période supplémentaire de cinq minutes, alors que le chrono indiquait 0,0!

En tirs de barrage, Baribeau a effectué quatre arrêts après avoir laissé passer le premier, tandis que Matthew Grouchy et Andrew Coxhead trompaient la vigilance de Tristan Côté-Cazenave. Un coup de hache de Coxhead avait été à l’origine du lancer de pénalité alloué aux Tigres en fin de prolongation, juste après que Côté-Cazenave ait volé Philipp Kurashev de la mitaine.

«J’essayais de l’empêcher de tirer», s’est-il justifié. «En fusillade, je savais que je le feinterais parce que le gardien jouait pas mal sorti de son filet», a expliqué Coxhead.

Robidoux montré du doigt

Après la défaite, l’entraîneur Robitaille en avait contre la mise en échec par-derrière de Mikaël Robidoux infligée dans le coin à Mathieu Charlebois. L’ailier des Remparts revenait au jeu après une suspension de deux matchs imposée en raison d’un coup de genou porté en match préparatoire. Robidoux en a cette fois été quitte pour deux minutes au cachot.

«Robidoux a-t-il appris de sa suspension?» s’est questionné le Tigre en chef, à haute voix. De son côté, Roy hésitait à porter un jugement. 

«Durant mes trois années [comme coach] dans la LNH, il n’y a jamais eu de punition sur une situation semblable. Mais peut-être est-ce parce que je ne suis plus assez connecté [au hockey junior]? Il y avait un coup par-derrière, mais je crois que la décision rendue sur la glace était la bonne.»

Les Remparts seront à Sherbrooke vendredi et à Drummondville, samedi.