L’entraîneur-chef Patrick Roy se tient devant l’attaquant suisso-russe Philipp Kurashev, qui récupère le disque et répète la manœuvre encore et encore. Kurashev doit tirer tout en continuant à faire face à Roy. L’autre attaquant européen, le Russe Aleksei Sergeev, fera ensuite de même juste en face, sur l’autre bande.

Les Remparts à la recherche d'une façon de marquer

Pow. Pow. Pow. Quand ton meilleur joueur s’exerce à tirer sur la bande à 10 pieds de distance, c’est qu’il faut revenir à la base. Les Remparts n’ont marqué que trois buts à leurs quatre derniers matchs et doivent vite trouver des solutions en vue de l’importante séquence de sept parties en 12 jours qui s’amorce vendredi soir.

L’écho rythmé d’une rondelle qui frappe la rampe à répétition emplissait le Pavillon de la jeunesse d’ExpoCité, jeudi matin. La séance d’entraînement des Remparts de Québec tirait à sa fin, eux qui prêtent leur domicile du Centre Vidéotron au pee-wee pendant près de deux semaines.

L’entraîneur-chef Patrick Roy se tient devant l’attaquant suisso-russe Philipp Kurashev, qui récupère le disque et répète la manœuvre encore et encore. Kurashev doit tirer tout en continuant à faire face à Roy. L’autre attaquant européen, le Russe Aleksei Sergeev, fera ensuite de même juste en face, sur l’autre bande.

«C’est le type de lancers qu’on veut voir nos joueurs prendre. Quand on se retrouve dans les situations à un contre un, on essaie toujours de déborder, alors que ce qu’on voudrait, c’est d’utiliser le défenseur comme écran pour prendre des tirs», a expliqué le patron, à sa sortie de la patinoire.

Les Remparts viennent d’encaisser trois défaites consécutives, aux pointages cinglants de 6-0, 5-1 et 5-1. Ajoutez la victoire précédente de 1-0 et ça ne donne que trois buts marqués au cours des quatre dernières rencontres.

Avec cinq des six prochaines sorties loin de Québec et sept matchs dans les 12 prochains jours, ça n’augure rien de bon. Et ça démarre en force avec deux en deux à Chicoutimi et à Baie-Comeau, vendredi (19h30) et samedi (16h), entrecoupé de quatre heures d’autocar.

«On fait ça avec tous nos joueurs», indique Roy, assurant que ses Euros sont loin d’être les seuls en cause. «Il nous reste 15 matchs réguliers à jouer, mais juste quatre ou cinq séances d’entraînement d’ici la fin de la saison [à cause des nombreux voyages]. On vient d’avoir deux bonnes semaines d’entraînement. Ça ne garantit pas des résultats à court terme, mais je suis convaincu qu’à long terme, ce sera payant pour nous. On avance bien, s’agit de rappeler certains petits points qui, on l’espère, vont nous aider offensivement», atteste le pilote.

Après ces exercices de tirs, Kurashev a reconnu l’importance de «juste retrouver le chemin de la victoire, que ce soit chez nous ou sur la route». Meilleur pointeur de l’équipe avec 48 points en 46 matchs, Kurashev est méconnaissable depuis son retour du Championnat du monde junior, début janvier, avec seulement six points en 13 rencontres.

Deuxième chez les Remparts avec 37 points en 53 parties, Sergeev fait encore pire avec sept points depuis le 1er décembre, soit à ses 24 derniers matchs.

Roy souligne néanmoins que ses protégés ne lésinent pas sur l’effort. Au cours de leurs quatre derniers matchs où ils n’ont marqué que trois fois, les Remparts ont surpassé leurs adversaires au total des lancers au but, 109 contre 97, et des lancers dits dangereux, 34 contre 33. «Reste à trouver une façon de mettre la rondelle derrière la ligne des buts», résume le chef.