German Rubtsov est l’un des joueurs d’impact de la LHJMQ à avoir changé d’adresse avant même le début de la période des transactions, passant de Chicoutimi à Bathurst.

Les dg de la LHJMQ magasinent!

Il est difficile de tenir une conversation avec le directeur général des Remparts, Philippe Boucher, par les temps qui courent, sans qu’une alerte de texto ne se fasse entendre. L’homme de hockey le confirme : les négociations menant à l’ouverture du marché des échanges le 18 décembre sont bel et bien entamées dans la LHJMQ.

Culminant généralement lors de la tenue du Challenge midget AAA CCM, qui se tiendra encore cette année au Complexe Branchaud-Brière de Gatineau (6 au 10 décembre), les discussions entre les hommes de hockey du circuit Courteau vont déjà bon train, comme en font foi les échanges qui ont fait passer les joueurs d’impact Vitalii Abramov à Victoriaville et German Rubtsov à Bathurst, il y a quelques jours.

«À la même période, l’an passé, Callum Booth me gardait occupé, surtout quand je suis allé à Gatineau. Je pense qu’il y a des clubs qui ont voulu annoncer leurs couleurs tôt, comme Victoriaville et Bathurst. J’avais tendance à faire la même chose quand j’étais à Rimouski ou quand j’étais acheteur l’année de la Coupe Memorial. Je ne suis pas surpris de ce qui se passe présentement», a raconté Boucher, qui a déjà annoncé être à la recherche de renfort à la position de gardien de but.

Si beaucoup de directeurs généraux vont à la pêche présentement, peu ont conclu des affaires, a toutefois révélé Boucher. La très grande parité existant présentement dans la ligue — où les sept premières positions au classement ne sont séparées que par deux points! — pourrait expliquer le phénomène.

«La ligne la plus utilisée cette année par la moitié des dg de la ligue, c’est :“J’aimerais ça faire une ou deux rondes”! Les clubs veulent laisser aller des joueurs, mais croient quand même en leurs chances. C’est le fun d’entendre ça. Moi, j’aime ça. C’est parce qu’il y a de la parité dans la ligue. Ça fait longtemps qu’on dit qu’il n’y a pas de matchs faciles. Par exemple, Abramov est peut-être parti de Gatineau, mais c’est encore une bonne équipe. Ils ont joué une bonne contre nous, dimanche», a illustré Boucher.

Malgré ce contexte, le dg des Remparts ne s’étonne pas de voir certaines équipes performer au-delà (Drummondville) ou en-deça (Victoriaville) des attentes, cette saison. «Le hockey, ça se joue sur la glace. Ç’a toujours été ça. On n’a pas eu le mémo, l’année passée, qu’on était supposé manquer les séries, et on était premiers de notre division aux Fêtes. On a quand même fait ce qu’on a eu à faire [à la période de transactions des Fêtes] et on a eu des blessés après Noël. Mais je ne pense pas qu’un entraîneur dirige son équipe en se disant qu’il doit finir dernier. À moins que tu veuilles tomber dans le boulier», a-t-il évoqué.

Assurer le futur

La réalité qui rattrape certains clubs, note encore Boucher, c’est la nécessité de procéder à des échanges pour assurer le futur d’une équipe. «Il y a deux ans, Timashov ne voulait pas partir parce qu’il trouvait qu’on avait une meilleure équipe que certaines en avant de nous au classement. Je suis obligé d’être d’accord avec lui, mais quand je regardais notre banque de choix au repêchage, on n’avait pas un choix dans les trois premières rondes pour les trois années suivantes. J’imagine qu’il y a des clubs présentement qui sont dans cette situation-là. Il y a des clubs qui disent : “Wow, on joue du bon hockey, mais on a à faire ce qu’on a à faire”. Ce qui n’est plus notre cas», a-t-il affirmé.

Mêmes s’ils sont sortis de leur phase de reconstruction, les Remparts ont encore du boulot à faire, a convenu l’homme de hockey. À ce jour, ils ne possèdent toujours pas de choix de première ronde en 2018. Ils ont toutefois mis la main sur le choix de deuxième ronde des Sea Dogs, qui pourrait être assez élevé. «S’ils décident de faire un mouvement jeunesse après Noël, c’est sûr que ça va être un bon choix…» a laissé entendre Boucher.

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Pas de panique pour Kirwan malgré la léthargie

Luke Kirwan n’a pas trouvé le fond du filet à ses sept derniers matchs, ne récoltant que trois passes.

Après avoir inscrit 10 buts et quatre passes à ses 11 premiers matchs avec les Remparts, l’attaquant américain Luke Kirwan n’a pas trouvé le fond du filet à ses sept derniers matchs, ne récoltant que trois passes.

La baisse de régime de l’ailier gauche de 20 ans ne préoccupe toutefois pas outre mesure l’entraîneur-chef des Remparts, Philippe Boucher, qui croit que son vétéran se met trop de pression sur les épaules.

«Je pense qu’il se cherche un petit peu. Ç’a tellement bien été au début! Pour lui, c’est juste de retrouver sa confiance. Je lui ai dit de retrouver le sourire et que ça allait bien aller. […] C’est sûr que c’est sa dernière année junior et que ç’a n’a pas fonctionné comme il voulait par les années passées. Il est arrivé ici, il a eu un bon début. Est-ce qu’il va avoir une cadence d’un but par match toute l’année? Des marqueurs de 68 buts, il n’y en a pas beaucoup dans notre ligue. Je pense qu’il s’est mis une petite pression pas nécessaire», a estimé Philippe Boucher, qui entend continuer d’utiliser Kirwan parmi ses six premiers attaquants et en situation d’avantage numérique.

De son côté, le principal intéressé admet avoir déjà connu de pareilles léthargies de la sorte par le passé et croit savoir comment s’en sortir.

«Je ne vais pas marquer à chaque match. Je sais ça. Mais je dois retourner à la base. Je dois mieux jouer en zone défensive. Une bonne défensive mène à une meilleure offensive. C’est ce que je dois faire. Parce que si on pense trop à marquer, on se met trop de pression sur les épaules et on se met à tenir le bâton serré. Je dois avoir du plaisir, relaxer un peu et me concentrer sur la victoire d’abord», a-t-il indiqué, mardi matin.

Kirwan, qui a raté une belle chance de marquer en avantage numérique à Gatineau en raison d’un bâton cassé, est confiant que les Remparts sauront racheter leur défaite de dimanche, lors du passage de la troupe d’Éric Landry au Centre Vidéotron, mercredi.

«Je m’attends à ce qu’ils viennent et nous donnent une bonne opposition, puisqu’ils veulent continuer de gagner. Ce sera à nous de jouer selon notre style de jeu et de connaître un bon début de match, pour faire en sorte que ça n’arrive pas.»