Le dg des Remparts, Philippe Boucher, pose en compagnie de son choix de cinquième ronde, Mikaël Robidoux, d'Olivier Garneau et de son fils Matthew Boucher, qu'il a acquis vendredi dans une transaction avec les Voltigeurs de Drummondville.

L'énergique Mikaël Robidoux décroche un poste chez les Remparts

Auteur d'un but résultant d'une superbe manoeuvre individuelle à Saguenay jeudi, l'attaquant de 16 ans Mikaël Robidoux a reçu la confirmation qu'il s'était décroché un poste chez les Remparts, jeudi.
Avant même de voir la spectaculaire pièce de jeu, l'entraîneur-chef Philippe Boucher s'était déjà fait une opinion de l'ailier droit de 5'9" et de 175 livres, un choix de 5e ronde (80e au total) en juin. Énergique et acharné, Robidoux colle parfaitement à la mentalité que l'homme de hockey tente d'implanter chez les Diables rouges.
«On m'avait vanté son éthique de travail, alors il ne faut pas s'attendre qu'il finisse tous ses jeux. Lui-même sait qu'il est d'abord un travaillant, mais c'est l'un des beaux buts que j'ai vus. Je ne sais pas s'il va en faire d'autres comme ça cette année, mais c'était très bel effort individuel. Ça prouve que lorsque tu travailles, les bonnes choses peuvent arriver», a estimé Boucher.
Un «tannant»
Il ne s'agit que d'une des facettes du jeu de l'attaquant originaire de La Prairie que le pilote apprécie, depuis le début du camp d'entraînement.
«Je le trouve tannant. Il est toujours sur la rondelle, il finit ses mises en échec. Même s'il a 16 ans, même s'il n'est pas le plus gros, il est dans la face de tout le monde. C'est ce qu'on aime voir de lui», a-t-il résumé.
La tenue de Robidoux est d'autant plus impressionnante que le jeune homme a passé la grande majorité de la dernière saison dans le midget espoir, avec le Collège Français de Longueuil (13 buts et 13 passes en 21 matchs), en plus de disputer une poignée de rencontres avec les Riverains du Collège Charles-Lemoyne, dans le midget AAA.
«La marche est pas mal haute, mais je n'ai jamais arrêté de croire en mes chances. Je me suis entraîné tout l'été en fonction de ça.
«Passer du midget espoir au junior majeur, il faut augmenter sa vitesse d'exécution, ses décisions doivent être plus rapides, la vitesse à laquelle tu décoches tes tirs aussi... Je pense qu'en une semaine, j'ai réussi à m'adapter», a estimé Robidoux.
Lac de sang
Dire que Robidoux aurait très bien pu rater le camp d'entraînement des Remparts en raison d'une lacération à une cheville causée par un patin, à l'entraînement, cet été. Il a toutefois évité la catastrophe de justesse, puisque la coupure, qui a nécessité plusieurs points de suture, n'a rien sectionné d'important.
«Quand c'est arrivé, il y avait plein de sang dans mon patin. C'était comme un lac! Quand ça arrive, il y a plein de questions qui te viennent à l'esprit. Je me suis demandé si je serais correct pour le camp. Finalement, c'est super bien revenu», a raconté l'attaquant droitier, qui joue désormais avec des bas de kevlar.
Robidoux se dit maintenant prêt à prouver au personnel d'entraîneurs des Remparts qu'il mérite sa place dans l'alignement chaque soir. «Je sais que je suis capable de jouer ici. Il va falloir que je le démontre dans les pratiques et quand je vais être utilisé, je vais être prêt.»