Autant à Val-d'Or qu'à Drummondville, Olivier Archambault a toujours été éliminé en première ronde. Il entend bien remédier à la situation dès demain avec les Remparts.

Le temps de gagner pour Olivier Archambault

À sa cinquième et dernière saison, Olivier Archambault veut faire quelque chose qu'il n'a jamais accompli depuis son arrivée dans la LHJMQ. «Je n'ai jamais remporté une ronde dans les séries, je veux gagner, cette année», souligne le vétéran de 21 ans, qui ne compte qu'une victoire en 17 matchs éliminatoires à Val-d'Or et à Drummondville.
Peu importe l'endroit où il a joué, Archambault n'a pas eu l'occasion de franchir le premier tour des séries. Lorsqu'il évoluait avec les Foreurs, il a été «sorti» des séries par les Huskies et les Remparts. Ironiquement, il a vécu le même scénario lors de son association avec les Voltigeurs.
L'an dernier, il est tombé en cinq matchs face à Rouyn-Noranda, qui allait aussi jouer le même tour aux Remparts en deuxième ronde. Pour lui, il s'agit donc d'une double source de motivation.
«Il s'agit de mes dernières séries, j'ai hâte que ça commence, ça va être le fun. J'ai déjà de la misère à dormir», avouait l'ancien choix de première ronde de la LHJMQ, en 2009.
Archambault entreprend la présente valse du printemps sur le bon pied, même s'il a raté quatre matchs en fin de parcours en raison d'une blessure à un genou. Il porte désormais une attelle qu'il ne prévoit pas remiser au placard tant et aussi longtemps qu'il enfilera les patins.
«Je me fais traiter à chaque jour, et aujourd'hui [mercredi], je me sentais bien. Ça fait encore un peu mal, mais ça fait partie du hockey, surtout dans les séries», dit celui qui a bouclé le calendrier avec une fiche de 19 buts et de 27 passes (46 points) en 38 matchs.
Vitesse et robustesse
Dans les deux derniers matchs, contre Rimouski, Archambault a été l'un des attaquants les plus menaçants de l'équipe. Il a utilisé sa vitesse tout en ajoutant une touche robuste à son jeu. «À la veille des séries, j'étais heureux de le voir jouer comme ça. Il a été très à l'aise au centre et il a été "physique" dans ces deux matchs», soulignait l'entraîneur-chef Philippe Boucher.
Archambault est motivé comme jamais à l'approche de sa dernière «vraie» saison. «J'ai changé beaucoup de choses, cette année, comme mon jeu défensif et mon attitude en dehors de la glace. J'aborde les séries comme j'ai fini l'année, je pense avoir bien terminé en jouant du gros hockey et je veux continuer comme je l'ai fait.
«La clé, c'est de travailler fort, de terminer nos mises en échec et d'utiliser notre vitesse parce qu'on est rapides. Je ne sais pas pour eux, mais il s'agit d'un bon club. Dans les séries, toutes les équipes sont dangereuses», notait celui qui a bouclé sa carrière en saison régulière avec 100 buts et 231 points en 270 matchs étalés sur cinq campagnes.