Brendan Bays ne s’est pas fait tordre un bras pour accepter l’invitation des Remparts.
Brendan Bays ne s’est pas fait tordre un bras pour accepter l’invitation des Remparts.

Le défenseur invité ontarien Brendan Bays pourrait bien rester chez les Remparts

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Invité au camp d’entraînement des Remparts de Québec, le défenseur ontarien Brendan Bays pourrait bien avoir la chance d’approfondir encore plus sa maîtrise du français au cours des prochains mois puisque l’entraîneur-chef Patrick Roy a admis, lundi, qu’il pourrait bien percer l’alignement.

Bays est l’un des deux joueurs de l’Ontario à participer au camp de l’équipe. Ils ont eu plus de chance de certains de leurs compatriotes, qui n’ont pu s’amener en ville en raison de la limite de 34 joueurs pouvant y prendre part.

«On cherchait des gars de 18 ans qui pouvaient peut-être jouer avec nous à 18, 19 et 20 ans. Dans le cas de Bays, c’est un [défenseur] droitier et il a de bonnes chances de faire l’équipe. Les matchs [hors-concours] qu’il jouera seront importants pour lui», soulignait Roy dans son analyse suivant le match intra-équipe, où Bays formait une paire avec Édouard Cournoyer.

Choix de première ronde (15e) des Generals d’Oshawa au repêchage spécial des moins de 18 ans de la Ligue junior majeur de l’Ontario (OHL) en 2019, Bays n’avait pas réussi à percer leur alignement, l’an dernier. Le natif d’Ottawa ne s’est pas fait tordre un bras pour accepter l’invitation des Remparts.

«J’ai été en contact avec les Remparts pendant quelques mois. Comme ils ont une belle réputation à travers la Ligue canadienne [LCH], ce fut une décision facile à prendre d’obtenir ma libération et de tenter ma chance avec eux», disait l’arrière de 18 ans natif d’Ottawa.

Courtisé par quelques équipes, l’histoire des Remparts, leur personnel, leurs installations et la qualité de la ville l’ont fait penché pour Québec.

«Ils ne m’ont fait aucune promesse, et tout ce que je peux faire, c’est de travailler fort pendant les entraînements et les matchs hors-concours. J’ai eu besoin d’une période pour retrouver mes jambes et m’ajuster à la vitesse du jeu, mais après cela, je trouve que ç’a bien été, que je pouvais suivre la cadence. Il y a des similarités avec la Ligue [CCHL] où je jouais, l’an passé, mais c’est plus rapide ici, les joueurs sont plus développés physiquement, mais je crois pouvoir y tenir mon bout.»

Bays se décrit comme un défenseur en mesure de jouer aux deux extrémités de la patinoire, bien que sa principale qualité soit en défensive. «Je peux aussi bien bouger la rondelle et participer à la contre-attaque», résume celui qui a confiance d’obtenir un poste.

«Je ne sais pas qu’elles sont mes chances, j’espère qu’elles sont bonnes… J’ai la conviction de pouvoir jouer à ce niveau. Je me sens bien, je pense pouvoir être un morceau important de cette équipe et l’aider à bien faire.»

Bays a étudié dans une école anglophone québécoise de Wakefield, près de Gatineau. Il y a d’ailleurs passé une partie de sa quarantaine là-bas avant de mettre le cap vers Québec.

«Je le parle un peu, peut-être qu’on aurait pu faire l’entrevue en français, je ne suis pas sûr, mais on pourra certainement le faire dans les prochaines semaines», disait-il en riant.

L’attaquant Michael McKnight est l’autre joueur ontarien invité au camp.

En plus de Bays, l’attaquant Michael McKnight est l’autre joueur ontarien invité au camp. Deux réguliers de la saison dernière, l’avant Hunter Holmes et le défenseur Dylan Schives, sont aussi originaires de la province voisine.

«Dans le cas de McKnight, nous sommes en discussions [à l’interne], on va voir. En attaque, ce sera peut-être un peu plus difficile [de mériter un poste], mais les deux matchs vont nous aider à prendre des décisions éclairées à savoir où ces joueurs peuvent se situer dans l’alignement», indiquait l’entraîneur-chef.