Kurt Etchegary est revenu de loin, cette saison. Après avoir été dépouillé de son titre de capitaine pendant le camp d'entraînement, il l'a retrouvé dans le dernier droit, et, depuis, son leadership est contagieux.

Le capitaine Kurt Etchegary encensé par Boucher

Les joueurs de 20 ans toujours actifs dans la LHJMQ sont peu nombreux. Kurt Etchegary est l'un de ceux-là et le capitaine des Remparts ne changerait pas de place avec n'importe qui même s'il doit composer avec les fameuses blessures des séries...
«Je suis parfois triste de savoir que mon chemin s'arrêtera bientôt, mais à l'inverse, je suis en finale de la Coupe du Président et on est le club hôte de la Coupe Memorial. Il n'y a pas une plus belle façon de terminer son stage junior», disait-il, samedi matin, avant de rejoindre ses coéquipiers pour le déjeuner.
Etchegary est revenu de loin, cette saison, après avoir été dépouillé de son titre de capitaine pendant le camp d'entraînement. Il l'a retrouvé dans le dernier droit, et, depuis, son leadership est contagieux.
«Rien ne va l'empêcher de jouer, bien que rien ne le met à risque. Pour gagner, ça doit faire mal, on en avait parlé avant le match et notre capitaine l'a prouvé. On a été extrêmement exigeant avec lui, et il l'a rendu. Il a été un leader incroyable cette saison. C'est ça, un capitaine, il peut être fier de lui, nous sommes fiers de lui et on a pris la peine de lui dire dans le vestiaire, récemment. Il veut finir sa carrière à Québec sur une bonne note, c'est clair», le louangeait Philippe Boucher à propos de l'anglophone de St. John's (Terre-Neuve) qui a insisté pour accorder des entrevues en français dans cette série.
Cela dit, Etchegary ne crie pas victoire même si les Remparts sont en position pour conclure la finale, dimanche.
«On n'a encore rien accompli. Personne ne se souvient de celui qui perd en finale. On est content d'avoir gagné [vendredi], mais en bout de ligne, tu n'as rien fait tant que la quatrième victoire n'est pas dans le sac. Rimouski possède tout un club, ils sont rapides, physiques, leur gardien est solide, ils ne lâchent jamais et seront encore un adversaire redoutable, dimanche.»
Occasion spéciale
Il reconnaît, cependant, qu'une page d'histoire pourrait s'écrire si les siens devaient l'emporter.
«Je ne crois pas qu'il puisse y avoir une occasion plus spéciale que de pouvoir gagner la Coupe du Président devant 15 000 personnes un dimanche après-midi à Québec. Il s'agit d'un moment unique et qui ne se représentera peut-être plus jamais, surtout pour un joueur qui en est à sa dernière saison comme moi. Je suis tellement content d'être ici, de vivre cela avec tous les gars dans l'équipe. Depuis le début des séries, on est un club différent, on forme une famille, et à chaque match, quelqu'un s'illustre. Voilà l'essence même des séries, il y a un héros différent tous les soirs.»