Vendredi, Romain Rodzinski disputera son premier match dans l’uniforme des Remparts de Québec dans ce qui sera, en même temps, son baptême de feu dans la LHJMQ.

Le baptême de feu de Romain Rodzinski

Trois mois et demi, voilà le temps qu’il a fallu à Romain Rodzinski pour se remettre d’une fracture d’une vertèbre lombaire. Vendredi, le défenseur de 16 ans disputera son premier match dans l’uniforme des Remparts de Québec dans ce qui sera, en même temps, son baptême de feu dans la LHJMQ.

Rodzinski est ce jeune arrière acquis dans la transaction ayant envoyé l’attaquant de 19 ans Louis-Filip Côté aux Huskies de Rouyn-Noranda.

«Mon dernier match remonte le 25 novembre dans le midget AAA, ça fait quand même un bout... J’ai joué deux matchs hors-concours avec les Huskies, mais pour moi, c’est comme si c’était mon début de saison», expliquait celui qui portera le numéro 16.

Choix de troisième ronde des Huskies, en 2018, Rodzinski racontait s’être blessé en début de saison. Il a joué un peu malgré la douleur puisqu’on n’avait pas encore diagnostiqué la nature du mal.

«Je me suis fait plaquer dans le dos. J’avais des spasmes dans une fesse qui revenaient toujours, mais je pensais que c’était musculaire. À un moment donné, je ne pouvais plus continuer, je n’ai pas fini mon dernier match et j’ai passé des radiographies. Ils avaient dit que ça prendrait de 8 à 12 semaines. J’ai été bien traité par Steve [Bélanger] et entraîné par D-Rod [David Rodrigue], j’ai fait les efforts que j’avais à faire pour retrouver ma force. Il me reste juste à retrouver mes sensations sur la glace», résumait-il à propos de sa période de rééducation.

Il remerciait aussi ses nouveaux coéquipiers de l’avoir bien accueilli, même s’il ne pouvait pas les aider dans le feu de l’action.

«Quand je me suis fait échanger, j’étais un peu nerveux. Je ne savais pas comment ça allait se passer puisque je ne pouvais pas jouer pendant deux mois. Je ne savais pas si les gars allaient me rejeter ou m’accepter, je suis reconnaissant envers eux. Je ne suis pas nerveux de jouer mon premier match, mais plus excité.»

Caractère offensif

L’arrière de 16 ans fait six pieds et un pouce et avoisine les 185 livres. Il se décrie comme un défenseur mobile à caractère offensif. Né à Lausanne, en Suisse, il a grandi à Blainville. Son père est Polonais.

Il se joint à une brigade qui misera donc sur deux défenseurs de 16 ans (lui et Nicolas Savoie) et deux autres de 17 ans (Dylan Schives et Félix-Olivier Chouinard).

«Il y a aussi le petit [Édouard] Cournoyer qu’on aime bien dans le midget AAA. Mon objectif a toujours été de bâtir par l’arrière, on commence à avoir une belle profondeur à l’arrière», affirmait l’entraîneur-chef et directeur général Patrick Roy.

Il a hâte de voir Rodzinski à l’œuvre, mais ne place aucune attente envers le jeune qui fera ses débuts dans la LHJMQ, vendredi au Centre Vidéotron, contre les Olympiques de Gatineau.

«Je n’en ai pas, je n’en veux surtout pas. Écoute, le kid n’a pas joué depuis le mois de novembre. Ce qu’on veut, c’est de lui donner tranquillement de la glace pour qu’il puisse vivre son expérience, la savourer, pour qu’il apprenne. On veut le préparer en vue du camp d’entraînement, l’an prochain. Il fait partie de l’avenir de l’équipe, on se considère chanceux d’avoir deux défenseurs de 16 ans dans notre formation, surtout qu’il s’agit d’une denrée rare dans la Ligue», notait Roy.

Son souvenir d’un match où il l’a vu, à Lévis, lui indique que Rodzinski «peut être efficace des deux côtés de la patinoire, qui’il peut aussi jouer physiquement, mais en découvrira plus dans ses prochains matchs», notait-il.

Rodzinski se réjouissait de la confiance manifestée à son endroit par le Diable rouge en chef.

«C’est valorisant qu’il soit venu me chercher même si j’étais blessé et qu’il attende que je sois prêt, je l’apprécie beaucoup.»