Alexandre Caron-Roy, qui a subi une commotion cérébrale le 15 décembre dernier, a reçu une mauvaise nouvelle, hier. L'attaquant a échoué un test neurologique et son retour au jeu est repoussé à plus tard.

La frustration des blessés éclate chez les Remparts

Malgré une fin de semaine victorieuse, les Remparts étaient loin de filer le parfait bonheur à l'entraînement, mercredi, où ont éclaté quelques escarmouches. Rien à voir avec des dissensions à l'interne, assurent les principaux intéressés. C'est plutôt la frustration des blessés à long terme qui s'est exprimée sur la glace.
L'intensité était au rendez-vous sur la patinoire du Pavillon de la jeunesse, mercredi, où l'entraîneur-chef Philippe Boucher a axé l'entraînement de sa troupe sur l'échec-avant. Une situation de match qui amène souvent les esprits à s'échauffer.
«On aurait aimé encore plus d'intensité. On l'a juste vue dans [ces batailles]. À la fin, ç'a été un petit peu mieux. J'aime les pratiques où tout bouge. [...] Mais ce matin, on voulait vraiment corriger certaines choses, surtout sur l'échec-avant», a-t-il indiqué d'entrée de jeu.
Le pilote n'a pas été surpris outre mesure de voir les Hubert Lamarre (genou) et Alexandre Caron-Roy (commotion cérébrale) se colletailler avec des coéquipiers lors de ces exercices. Après consultation avec le thérapeute sportif Steve Bélanger, il a convenu d'attendre avant de réintégrer les deux joueurs dans l'alignement. Le premier est encore hésitant lorsqu'il effectue certains mouvements, alors que le deuxième a raté un test neurologique passé mardi.
«On ne parle pas beaucoup des blessures pour ne pas se trouver d'excuses en tant qu'équipe, mais en tant que joueur, c'est des frustrations. Ce n'est pas blessures normales ou qui vont durer deux semaines. [...] Pour des gars comme Lamarre, Caron-Roy et les gars qui ont eu des mononucléoses, ce sont des périodes frustrantes. Des fois, ça ressort dans les pratiques», a constaté Boucher.
Caron-Roy, qui s'en est pris à Lucas Batt, ne cache pas que la prolongation de sa période de convalescence pèse lourd, lui qui a subi sa commotion cérébrale le 15 décembre. Même les bons mots de Francis Lambert-Lemay ne sont pas parvenus à l'apaiser, hier.
«J'ai fait des tests hier, je pensais que ça avait bien été. [...] Je ne m'attendais pas à ça. Je me sens bien. Je me fais frapper, je ne me fais pas mal. Je m'entraîne depuis deux semaines, je ne ressens rien. Je pensais jouer vendredi», a expliqué celui qui, à l'annonce du résultat du test, a passé sa colère en frappant son bâton contre la bande.
De son côté, Hubert Lamarre prenait avec philosophie le nouveau délai qui lui a été imposé, mais ne cachait pas non plus son impatience.
«Au bout de quatre ou cinq mois à ne pas jouer, c'est sûr que tu accumules quelque chose, mais je ne suis pas fâché. C'était simplement de l'intensité et ce sont des choses qui arrivent dans une pratique. [...] Je sais que Phil me fait confiance et qu'il travaille avec Steve. Je ne suis pas inquiet que lorsqu'il va me sentir prêt, il va me donner le feu vert. Moi, je serai prêt à aller au front», a affirmé le Beauceron, qui a fait passer un mauvais quart d'heure à Vincent Lanoue.
Carozza sur la touche
Comme si ce n'était pas assez, un autre centre s'est ajouté à la liste des blessés, hier. Massimo Carozza, qui connaissait de bons moments sur le troisième trio, a subi une fracture à un os du pouce lors de la rencontre de dimanche, à Sherbrooke. Il portera un plâtre pendant 10 jours et devrait manquer un mois d'activité.
«Je ne sais pas si c'était un contact avec un adversaire ou un coup de bâton. Ça faisait mal, mais je ne me suis pas vraiment rendu compte de rien avant le matin suivant», a-t-il expliqué.